Miguel Célestine a été reconnu coupable, cet après-midi, par la cour d'assises de Basse-Terre, du meurtre de Ménélik Henry commis à l'aide d'un couteau à cran d'arrêt, le 9 novembre 2014 à Grand Camp Abymes lors d'une soirée "bouyon".
Il a écopé de 10 années de réclusion criminelle.
C'est moins que les réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé une peine pouvant aller de 13 à 15 ans et encore moins que les 30 ans maximum qu'il encourait.
A l'issue du verdict, le bâtonnier Gérard Dérussy, l'avocat des proches de la victime, constitués parties civiles, trouve cette peine équilibrée. Du côté de la défense, Miguel Célestine semblait accuser le coup. Il ne s'y était manifestement pas préparé au point d'envisager d'intercéder appel; ce qui pourrait être risqué.
Ayant déjà purgé 3 ans, condamné à 10, il pourrait, avec le jeu des remises de peine, sortir de prison d'ici 3 années.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

10 ans de réclusion criminelle, c'est le verdict, hier soir, de la cour d'assises de Basse-Terre. C'est 5 de moins que les réquisitions et 20 de moins que le maximum de la peine encourue.
Il reste que Jacqueline Wilson-Datil a été reconnue coupable d'avoir exercé des violences sur sa belle fille de 5 ans et demie et que ces blessures ont entrainées la mort de la petite fille.
Ce verdict a été accueilli dans la sérénité des deux côtés des familles concernées par ce drame.
Une tragédie partagée de façon nuancée mais partagée tout de même.
Le jury l'a bien compris en prenant la peine de mesurer la souffrance et la douleur de chacun en se prononçant au-delà de l'émotion en faisant jouer la raison et le fait que l'on ne doit pas porter atteinte à la vie humaine. Surtout pas celle d'un enfant, mineur, baigné d'innocence et sans défense.
Verdict donc mesuré. Verdict d'apaisement, aussi, à l'image de deux jours d'audience de grande qualité juridique et comportementale où au prétoire comme dans la salle, un grand calme a dominé des débats d'une grande gravité où de nombreuses leçons seront à tirer.
Hier soir, la justice est passée et l'équilibre a été respecté avec de part et d'autres des arguments développés avec beaucoup de pondération et d'humilité, imprégnés d'un grand respect et c'est tout à l'honneur des parties de ce procès qui fera date.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Il était 1H, ce matin, lorsque le verdict est tombé dans le procès de Kévin Delorme.
Le jeune tatoueur de 32 ans poursuivi pour le meurtre de Jaël Judith, commis le 21 mars 2015 à Baillif, a été reconnu coupable et condamné à 15 années de réclusion criminelle.
Le jury, qui a pris 2H et 30 mn pour délibérer, a suivi intégralement les réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé la même peine.
A l'issue du verdict les avocats des parties civiles étaient pleinement satisfaits avec tout de même un regret : celui que ce procès ait été bouclé en seulement 2 jours. Il en aurait facilement fallu, au moins un de plus, pour éviter une seconde journée marathon de 17H de mobilisation.

Le verdict tombé au milieu de la nuit a été accueilli avec soulagement du côté des parties civiles qui sont malgré tout restées humbles et dignes. Avec une grosse pensée pour Jaël JUDITH, la victime.
Du côté des proches de Kévin Delorme, même retenue, mais cette fois avec des larmes et là encore beaucoup d'émotion.
Les deux familles se connaissent et ce matin, à 1H, c'est aussi une profonde tristesse qui se partageait autour d'une part, une vie envolée à 23 ans et d'autre part, une autre qui devra apprendre à se reconstruire, à 32 ans, loin de cette liberté chérie, temple d'évasion qu'il recommençait depuis peu à savourer.
Deux jeunes vies gâchées, dans un contexte violent, une ambiance troublée et un climat tendu, par la bêtise humaine et des relations dangereuses où les armes se sont invitées pour tout détruire.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Ken Birmingham, poursuivi pour violence avec arme ayant entrainée une mutilation ou une infirmité permanente a écopé de 8 années de prison.Il échappe à la réclusion criminelle de 10 ans requise par l'avocat général.Il s'est vu assortir, également, une interdiction de détenir, sans autorisation, une arme pendant 15 ans.

Ken Birmingham échappe à la réclusion mais pas à l'emprisonnement. De toute évidence le pardon que lui a accordé sa victime a plaidé en sa faveur.
C'est probablement des deux jours d'audience le moment le plus fort d'un procès d'une triste réalité.
Celle de la détention et de l'utilisation excessive des armes que l'on utilise avant de communiquer et des balles que l'on tire avant d'échanger.
Dans cette histoire, la victime a parlé, pour éviter que l'accusé ne passe à l'acte, mais ce dernier ne l'a pas écouté, encore moins entendu pour laisser parler une colère aveugle et injustifiée.

La force doit rester à la loi

En se trompant de cible, Ken Birmingham s'est aussi trompé de combat lui a signifié l'accusation qui a tenté de lui démontrer que le recours à la violence n'était jamais la solution.
Que force devait rester à la loi et qu'il eut été préférable pour lui cette nuit là de faire taire cet esprit de revanche et de vengeance en allant chercher une arme, en la chargeant d'au moins 4 balles et de faire feu à autant de reprises pour atteindre à 3 fois un malheureux innocent.
8 années d'emprisonnement, c'est, d'une part, le prix de cette innocence et d'autre part celui de ce pardon que Kenny Louemba, lui, a su trouver grâce aux précieux conseils de sa mère qui a été pour lui le meilleur des avocats.
Une mère que lui, le garçon de 19 ans au moment des faits, a su entendre et écouter pour a t-il dit retrouver son sourire qui savait consoler toutes ses souffrances.
Ken Biringham a promis de retenir la leçon. Il lui a été assorti une interdiction de détenir une arme sans autorisation pendant 15 ans.
Le délai pour lui, aussi, de s'éloigner de cette gangrène que peut représenter la violence.

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

18 ans pour assassinat et seulement 5 ans pour une complicité d'assassinat ! C'est le verdict estimé surprenant par la défense de la cour d'assises ce soir envers Denis Cocks et Peter Xavier.

"Quant on sait que juridiquement la complicité est autant coupable que l'acte en lui-même, on ne peut qu'être surpris et s'interroger sur l'écart qui existe entre les deux peines prononcées.
On ne peut pas parler ici de logique mais plutôt d'incohérence "  disaient à la sortie de l'audience les avocats des deux accusés qui avaient tous les deux plaidé collégialement la légitime-défense.
Manifestement leurs 3 heures de plaidoiries n'ont pas suffit et n'ont pas convaincu mais parallèlement ont dû créer un doute chez les jurés pour se permettre un tel écart.
En tous les cas, ce soir, ils le disaient, je cite les avocats :
"Où les deux hommes sont liés dans le crime et ils écopent d'une forte peine à la dimension de l'acte commis : on le rappelle : un meurtre avec préméditation opéré par 5 coups de feu.
Ou ils ne sont pas du tout concernés et alors ils sont mis hors de cause.
Mais culpabiliser un et y associer l'autre en leur attribuant des peines diamétralement opposées, il y a une interrogation qui suscite débat", fin de citation.
De débat, il y en aura très certainement, au moins pour Cocks car s'il est vraiment innocent, on le voit mal accepter les 18 ans.
Pour Xavier, c'est différent : seulement 5 ans. Comme il a déjà purgé 2 années; il est libérable donc faire appel quand on va sortir de prison dans quelques semaines, cela ne vaut manifestement pas la peine.

 

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Le verdict est tombé, en fin d'après-midi, ce mardi, devant la cour d'assises de Basse-Terre. Diedus Metellus a été reconnu coupable du meurtre de Faustin Defrance commis le soir du 20 décembre 2014 et condamné à la peine de 14 années de réclusion criminelle.Tout juste un an de moins que les réquisitions de l'avocat général.

On aurait pu penser que les 60 ans de l'accusé auraient pu atténuer la peine.
Il n'en a rien été.
Le jury a suivi les réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé 15 ans en condamnant Diedus Metellus à la peine de 14 années de réclusion criminelle.
L'intention d'homicide volontaire a été privilégiée par rapport aux violences volontaires ayant entrainées la mort sans intention de la donner.
Deux thèses qui tout au long des débats sur 2 jours se sont affrontées en opposant : arguments contre arguments.
Celle des parties civiles a alimentée celle de l'accusation qui ont toute les deux mis l'accent sur les témoins des faits relatant un homme armé face à un autre désarmé.
Un homme agressif et violent face à un autre diminué et pacifique.
Des éléments défavorables à l'accusé, en dépit de son âge et de son casier judiciaire vierge.
C'est probablement grâce à ce dernier état de fait et cette virginité jusque là reconnue qui a dû jouer en faveur de Diedus Metellus pour qu'il ne soit pas réclamé une peine plus sévère et qu'il n'obtienne finalement que 14 ans.
L'accusé a déjà purgé plus de deux ans derrière les barreaux.
Rien ne justifie dès lors un appel d'autant qu'avec le jeu des remises de peine, s'il se tient bien en détention, il pourrait retrouver la liberté d'ici 5 à 6 ans.

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Le verdict est tombé, hier, devant la cour d'assises de Basse-Terre, dans le procès pour viol, qui se tenait, depuis lundi, à huis clos. L'agent de sécurité de 36 ans qui était poursuivi pour des faits commis sur une jeune fille âgée de 15 ans à l'époque, a écopé de 8 ans d'emprisonnement.Le jury a suivi les réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé 8 à 10 années de prison.Le verdict a été assorti d'un suivi socio-judiciaire sur 2 ans et de l'inscription du condamné au fichier national des délinquants sexuels.Une condamnation et une inscription qui l'écartent de la fonction qu'il occupait.
Plus que le verdict, c'est l'inscription au fichier national des délinquants sexuels qui fait mal dans la décision prise hier par le jury de la cour d'assises.
Certes, la condamnation pour viol apparaît désormais dans le casier judiciaire de l'accusé, mais l'apparition, aussi, de son appartenance à un contingent d'individus particulièrement défavorables, lui confère une réputation qui va le suivre tout le reste de sa vie.
Il peut dorénavant dire "adieu" à la profession qu'il caressait d'agent de sécurité.
Faute justement d'une sécurité trop rapprochée et plutôt déplacée, il se retrouve aujourd'hui avec d'abord l'obligation de se faire soigner et de s'imposer, à sa sortie de prison, un suivi socio-judiciaire sur deux ans, mais également avec la contrainte de se trouver une voie de réinsertion qui limite son choix.
8 ans de prison, alors qu'il en a déjà purgé une partie, devrait le conduire à être libéré dans 3 à 4 ans, si bien sûr il présente des garanties.
Un délai relativement court qui s'explique par une qualification criminelle minimisée dans la mesure où on ne s'est pas retrouvé dans le cas d'un viol classique mais plutôt dans  
l'amorce d'un viol traditionnel.
Le délai, par ailleurs, de 6 ans, entre la commission des faits et la traduction de l'accusé devant la cour d'assises, est un élément qui a plaidé en faveur de ce dernier.
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Le verdict est tombé, ce midi, dans le procès pour meurtre de la soirée « bouyon » du 6 juillet 2014 à Grand-Camp Abymes. Dimitry Aurela écope de 18 ans ferme. Il est reconnu coupable du meurtre de Willy Unimon. Tout comme Anthony Gelasse qui prend 15 ans. Par contre, Luidjy Mekel est acquitté. A l'issue du verdict les avis sont nuancés et partagés. Du côté des parties civiles, on se dit satisfait. 

Du côté de la défense, me Stéphane Chalus l'avocat de Dimitry Aurela est abattu. Il ne comprend pas que son client ait été reconnu coupable d'homicide volontaire alors qu'il a été démontré que la victime est décédée de plusieurs coups de couteau et que son client, lui, était armé d'un fusil de chasse que certes il a utilisé mais sans atteindre Willy Unimon. Il envisage sérieusement de faire appel. 

Toujours du côté de la défense, deux autres avis s'opposent. En effet, Me Marie-Catherine Djimy, l'avocate de Luidjy Mekel qui a été acquitté est bien sûre très satisfaite du verdict. 

Tandis que pour le batônnier Claude Christon qui défendait Anthony Gelasse, à qui il est reproché d'avoir porté les coups de couteau mortels, la légitime défense n'a pas été retenue. L'avocat se donne donc le temps avec son client, de savoir si oui non, il interjette appel du verdict. 

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

 
 
 
 




 
 
 

Devant la Cour d'Assises de Basse-Terre, le verdict vient de tomber dans le procès pour assassinat impliquant Denis COCKS et Cuthbert ROBERT. Le premier a été reconnu coupable et condamné à la peine de 18 années de réclusion criminelle.Le second a été innocenté et est, ce soir, acquitté !

 

18 ans pour Denis COCKS. L'acquittement pour Cuthbert ROBERT, c'est le verdict diamétralement opposé et très controversé, ce soir, devant la cour d'assises de Basse-Terre. 

Le doute a de toute évidence bénéficié à ROBERT qui n'avait pas hésité à accuser COCKS qui lui s'était contenté de nier. Un doute renforcé par les 6 à 8 ans d'emprisonnement requis par l'avocat général contre ROBERT au contraire des 20 années réclamés à l'encontre de COCKS.

Le jury a donc suivi cette tendance tout en la nuançant sérieusement puisque si les 18 ans et la culpabilité d'assassinat dont la retenue de la prémédiation sont proches des 20 années requises, on est tout de même assez éloigné de la culpabilité pour ROBERT puisque ce dernier a totalement été écarté avec un acquittement qui déçoit les parties civiles qui non seulement estiment que les deux hommes étaient coupables mais qu'en plus il y aurait un 3e individu d'impliqué. 
Un dossier qui pourrait revenir en appel puisque COCKS qui a clamé son innocence durant les 3 jours d'audience envisage sérieusement d'interjeter appel.
( Pierre Emanuel pour Guadeloupe Justice) 
Le verdict est tombé ce soir dans le procès de Sébastien Jean-Baptiste. L'homme a été reconnu coupable des faits pour lesquels il était poursuivi et a écopé de 8 années d'emprisonnement. Le Ministère Public avait requis 10 ans de réclusion.C'est donc légèrement moins que les réquisitions de l'avocat général.
 
Déception d'un côté; satisfaction de l'autre. C'est souvent le lot traditionnel aux assises où il est rare qu'un verdict satisfasse les deux parties. Le procès de Sébastien Jean-Baptiste  n' y a pas échappé.
Mardi soir, à l'issue du prononcé du verdict, les frères de la victime ne comprenaient pas que le jury soit allé en dessous des réquisitions de l'avocat général qu'ils avaient déjà trouvées douces. 8 ans d'emprisonnement au lieu de 10 années de réclusion criminelle.
Ils étaient encore plus en colère lorsque leur avocat leur a expliqué qu'avec le jeu des remises de peine, celui qui avait tué leur frère pourrait se retrouver dehors d'ici 2 à 3 ans pour avoir déjà passé 2 ans derrière les barreaux.
Plus que les indemnités qu'ils vont recevoir, c'est surtout le quantum de la peine qui les intéressait.
L'argent pour eux était secondaire; ce qu'ils attendaient, c'était que la mort de leur frère soit beaucoup plus sévèrement punie.
Leur avocat avait beau leur démontrer que l'accusé avait reconnu les violences mais pas l'intention de tuer; tout comme d'ailleurs l'a également admis le jury, composé de 6 jurés populaires, 3 femmes et 3 hommes; cela ne leur convenait pas.
Difficile dans ces conditions d'entamer un deuil et d'être soulagé et c'est donc déçus, fâchés et énervés qu'ils sont partis, laissant leur avocat suspendu à l'espoir de voir cette colère disparaître pour accepter finalement la justice qui avait été rendue.
Du côté de la défense, on comprenait ce sentiment au goût d'inachevé tout en étant soulagé de savoir que la justice n'était pas allée trop loin dans la sanction d'un acte mal maîtrisé aux lourdes conséquences.

 ( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

 
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