Requalification criminelle pour Jonathan Soanes . Initialement poursuivi pour tentative d'assassinat, il a été, finalement, condamné pour une tentative de meurtre. Il écope cependant de 14 années de réclusion criminelle, comme l'avait requis l'avocat général.

Jonathan Soanes a été condamné hier, à une peine de 14 ans de prison. Le 7 juin 2015, l'homme avait tiré à 2 reprises sur un homme qui lui aurait vendu un scooter qui serait tombé en panne 2 jours après.

Il a  désormais 10 jours pour faire appel. On doit donc attendre ce délai pour savoir s'il accepte ce verdict ou s'il le dénonce en interjetant appel.
Une initiative risquée, car même si les faits ont été re-qualifié en tentative de meurtre au lieu de tentative d'assassinat, il lui est tout de même reconnu l'intention de tuer; ce qui est d'une extrême gravité.
Et pour cela il encourait une peine bien supérieure. Il doit par conséquent mesurer les conséquences d'un éventuel rejet.
Durant les deux jours d'audience, il n'a pas donné l'impression qu'il regrettait son geste. Il avait plus tendance à le légitimer qu'à le condamner.
Estimant qu'il avait été menacé à plusieurs reprises, il a avoué avoir pris les devant pour ne pas se faire tirer dessus.
Ce à quoi il lui a été demandé s'il trouvait cette démarche raisonnable... et sans hésiter, il a dit "oui".
C'est dire le chemin qui reste à parcourir pour éradiquer cette circulation des armes, leur détention et leur utilisation.
Des gestes gratuits qui entrainent de graves séquelles irréversibles et brisent littéralement la vie de victimes, la plupart du temps innocentes.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

On est entré dans le vif du sujet, hier après-midi, devant la cour d'assises de Basse-Terre, dans le procès de Jonathan Soanes, poursuivi pour tentative d'assassinat.
Devant l'énoncé des faits, l'accusé a répondu à de nombreuses questions notamment sur son comportement jugé violent et principalement sur les deux coups de feu tirés le 7 juin 2015 à Marquisat Capesterre Belle-Eau sur David Benjamin qui se déplace désormais en fauteuil roulant.

Jonathan Soanes se reconnait un comportement violent et dangereux; mais il l'explique par sa volonté de se défendre face à des agressions dont il se dit victime mais pour lesquelles il n'apporte aucune preuve et que rien n'apparaît en ce sens dans son dossier.
Ce qui, par contre, est évident parce que démontré et condamné, ce sont les agressions armées et répétées d'un accusé qui s'en prend à tous ceux qui veulent lui faire comprendre qu'il y a des règles à respecter et que l'on doit être discipliné et respectueux, surtout lorsque l'on est détenu.
Plusieurs rapports l'enfonce : insultes, violences, agressions, port d'un pic artisanal en prison.
Le jour des faits, il reconnaît avoir fait feu sur un homme désarmé mais qui le regardait d'une manière qui ne lui convenait pas et qu'il a estimé dangereux.
Il a craint d'être agressé et se sentant menacé il est allé chercher chez lui son fusil, soit à un kilomètre des lieux du drame qu'il reconnait avoir pris plus de 20 minutes pour parcourir et revenir faire feu à deux reprises sur la victime, dont un 2e tir alors que celle ci était au sol, déjà blessée par le 1er coup de feu.
Jonathan Soanes évoque les faits simplement et normalement mais avec une froideur qui dénote une certaine détermination dans les actes qu'il a commis.
A la question des avocats des parties civiles de savoir s'il n'avait pas pensé, tout le long de son trajet, à autre chose que de tirer sur David Benjamin; il répond "oui" mais qu'il n'avait pas d'autre choix que de faire ce qu'il a fait.
A une autre question de l'avocat général de savoir s'il s'est senti soulagé après les coups de feu, sans hésiter, il répond, là aussi "oui"... mais il ajoute qu'il voulait blesser la victime pas la rendre handicapée à vie.

Un manque d'humilité chez l'accusé

Difficile de faire preuve d'humilité lorsque l'on possède un orgueil débordant.
Jonathan Soanes n'a pas su trouver les mots ni le ton qui auraient pu atténuer sa culpabilité.Il n'a pas su probablement parce qu'il ne peut pas et parce qu'il ne sait pas, non plus.
En réalité, sa solitude l'a perdu au point de l'enfoncer dans une certitude qu'il est le seul à croire.
Jonathan Soanes a paru, hier, déterminé et rongé par l'orgueil, impulsé par une obligation de se défendre par le seul moyen qu'il connaît : la violence armée.
Une violence qui le suit comme elle lui colle à la peau. Même en prison.
On s'est retrouvé, au travers des récits exposés, face à un garçon miné par le désir de s'imposer par la force.
Tant pis si cette force armée plombe définitivement la vie d'un jeune désormais paralysée des deux jambes et condamné à vivre dans un fauteuil roulant pour se déplacer.
Un drame humain pour une banalité de scooter en panne qui nous rappelle le procès précédent où là encore l'accusé avait fait feu à 4 reprises pour atteindre 3 fois sa victime et l'amputer d'une jambe, dans un conflit où elle n'était pas impliquée.
Les jurés de la cour d'assises ne peuvent pas rester insensibles et indifférents face à de telles tragédies qui ne trouveront même pas une consolation dans un quantum de peine élevé.
Situation traumatisante qui fait courir le risque de se retrouver face à 3 femmes et 3 hommes pour lesquels la sensibilité pourrait être ébranlée.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

C'est une tentative d'assassinat qui est appelée aujourd'hui et demain devant la cour d'assises de Basse-Terre.Dans le box, Jonathan Soanes, un sans domicile fixe de 23 ans, à qui il est reproché d'avoir, à Capesterre Belle-Eau, le 7 juin 2015, tenté de donner la mort à David Benjamin sur lequel il est soupçonné d'avoir tiré à deux reprises.

Ce matin, s'est ouvert, devant la cour d'assises de Basse-Terre, le procès pour tentative d'assassinat de Jonathan Soanes.
Un SDF de 23 ans qui le 7 juin 2015 a tiré à 2 reprises sur un homme qui lui aurait vendu un scooter qui serait tombé en panne 2 jours après.
Des faits survenus sur le terrain de foot à Marquisat Capesterre Belle-Eau.
Un acte de vengeance qui a conduit à contraindre depuis 2 ans la victime à se déplacer en fauteuil roulant.

Portrait d'un SDF détenu

Pensionnaire depuis le 12 juin 2015 d'abord à la Maison d' Arrêt de Basse-Terre puis au Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault, Jonathan Soanes a l'avantage de ne pas dormir depuis bientôt 2 ans au clair de lune.
SDF, livré à lui-même, né à St Claude de parents dominicais, il est parti vivre en Dominique pendant une dizaine d'années à l'âge de 3 ans. Elevé par sa grand-mère, sa mère étant partie à Trinidad, il n'aurait rencontré son père qu'à 2 reprises.
Arrivé en Guadeloupe, il a vécu un court instant chez une grande tante avant de se familiariser avec des squats.
Consommateur de rhum et de cannabis en quantité importante, il touchait aussi à la cocaïne.
Ce matin, il présentait un tout autre visage de celui qui précédait son incarcération.
Logé, nourri, privé d'addictions, sa santé s'est améliorée. La prison, à ce niveau, lui a fait du bien.
Pas pour autant qu'il veuille y séjourner trop longtemps, surtout qu'il n'a pas toujours eu un comportement pacifique en détention.
Son comportement insultant et violent sur des surveillants pénitentiaires tout comme la détention d'un pic artisanal l'ont conduit à être transféré de Basse-Terre à Baie-Mahault.
Aujourd'hui, il porte la lourde responsabilité d'avoir condamné un homme à vivre dans un fauteuil roulant.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

La cour d'assises de Basse-Terre a tranché en faveur des réquisitions de 18 à 20 ans demandées pour l'accusé José Patay : 18 ans ferme pour assassinat et tentatives d'assassinat. 

18 ans de réclusion, soit le minimum des réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé une peine de 18 à 20 ans. C'est le verdict, ce soir, de la cour d'assises de Basse-Terre à l'encontre de José Patay qui a tout de même vu les qualifications criminelles portées contre lui s'atténuer.
Poursuivi initialement pour assassinat et double tentative d'assassinat, c'est finalement pour assassinat et double tentative de meurtre qu'il a été condamné. Une atténuation de la qualification qui a probablement contribuer, également, à atténuer sa peine, dans la mesure ou dans les deux cas de figure, assassinat et tentatives, il encourait la peine maximale de la réclusion criminelle à perpétuité.
José Patay a paru très abattu au moment du verdict même s'il savait, pour en avoir pris conscience, que la gravité de ses actes, leur répétition, leur pluralité et les conséquences qui en découlaient ne pouvaient échapper à une lourde sanction qui dénote la réponse que doit apporter la justice en de telles circonstances.
Dur à encaisser quand on sait que c'est la résultante d'un vol de téléviseur qui en est la cause.
Petite cause grands effets. De quoi donner à réfléchir à ceux qui n'accordent pas d'importance à l'essentiel et préfèrent se perdre dans des futilités bassement matérielles, comme l'avait soulevé dans ses réquisitions le Ministère Public pour condamner la perte d'une vie humaine et les blessures profondes de deux autres personnes.
 
(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

 

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