Ce vendredi matin, le Sénateur élu Guy Philippe, qui a été arrêté le jeudi 5 janvier après-midi http://www.haitilibre.com/article-19720-haiti-flash-arrestation-du-senateur-guy-philippe.html et déporté aux États-Unis http://www.haitilibre.com/article-19721-haiti-flash-le-senateur-guy-philippe-extrade-aux-usa.html le même jour ; s'est rendu à la Cour Fédéral de Miami pour l'audience de mise en accusation, sur un ensemble de charges http://www.haitilibre.com/article-19731-haiti-flash-guy-philippe-les-charges-sont-connues-comparution-le-13-janvier-2017.html allant de l'importation de stupéfiants au blanchiment d'argent.

Guy Philippe, accompagné des avocats américains Zeljka Bozanic et Richard Okyere Dansoh a décidé de plaider non coupable devant un juge de Miami aux charges que le gouvernement fédéral a contre lui ; il a donc été renvoyé en détention en attendant une prochaine audition pour laquelle aucune date n’a été fixée.

L'avocate de Guy Philippe, Zeljka Bozanic, a déclaré que pour l'instant elle ne demandera pas de caution pour son client, mais elle pourrait le faire plus tard, bien que le ministère public veut qu'il reste en état d'arrestation.

A suivre...

( Source HaïtiLibre ) 

Le procès des accusés de la fusillade funéraire survenue en 2013 à Baie-Mahault a débuté ce matin. Les jurés de la cour d'assises de Basse-Terre auront jusqu'à jeudi pour juger cette sordide affaire. 

« Violences avec arme, préméditation et violences en réunion ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente ». Voici les chefs d'accusation retenues à l'encontre de Raphaël Maes, Jacky Pallot et Tatiana Gappu. 

Pour bien comprendre les faits, il faut remonter dans la nuit du 20 au 21 mai 2013 dans le quartier de Fond-Richer à Baie-Mahault. Lors d'une veillée funéraire des tirs de calibre 12 avaient blessé 19 personnes. Parmi elles, une adolescente perdait un oeil, un homme la vue et une jeune femme l'usage de ses cordes vocales. Les motifs de ce carnage ? Une rivalité de plus entre les gangs chiens la ri et section krim. 

DEUX AU LIEU DE TROIS DANS LE BOX 

Est-ce parce qu'elle sait risquer très peu dans cette affaire où elle aurait été embarquée à son insu que Tatiana Gappu, désormais domiciliée en métropole, ne s'est présentée ce matin à l'audience du procès pour lequel elle a été convoquée?

Libre sous contrôle judiciaire depuis le 21 janvier 2015, elle n'a pas fait un seul jour de détention, au contraire des deux autres co-accusés. Elle sera, tout de même, jugée par défaut. 

Jacky Pallot est détenu depuis cette même date, tout comme Raphaël Maes. 

Eux, ils sont bien là, distants de quelques mètres dans un boxe surveillé de 4 policiers. Manifestement, ils ne s'aiment pas et ça se sent lorsqu'on les entend comme ce matin où chacun a donné sa version. 

Si Maes a accepté de parler de lui, Pallot, lui, a refusé! Jusqu'à ce que l'on entende un des témoins de ce matin : son ex petite-amie qui l'a traitée de tous les noms pour dire qu'il était, notamment, violent, menteur, prétentieux...

Là, il n'a pas résisté... Il s'est lâché pour lui répondre à ton tour et dire qu'elle aurait bien profité de son bizness, de ses mauvaises fréquentations et nombreux vols, entre autres! 

On l'a compris, dans ce dossier, nous sommes face à des accusés au double visage. Leur casier judiciaire est bien etoffé avec pour chacun d'eux 14 condamnations! 

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice

 

Le verdict de l'affaire Forbin vient tout juste de tomber! Le récidiviste écope de 15 années de réclusion criminelle. 

 15 ans, c'est le verdict prononcé, il y a quelques instants, par la cour d'assises de Basse-Terre, à l'encontre d'Iréné Forbin. L'homme a été reconnu coupable d'homicide volontaire sur la personne de Léonard Flatter, commis dans la nuit du 14 au 15 août 2014, à Pointe-à-Pitre.

Un retour en prison où il a déjà passé un long temps de son existence pour avoir déja été condamné à 16 reprises. 

C'est donc, ce midi, sa 17e condamnation. Plus sévère qu'en 2010 après avoir tué quelqu'un d'autre en 2008. Toujours pour des futilités et toujours par arme blanche. Un couteau que Forbin aimait à porter sur lui et qui démontre la dangerosité d'une arme portée sur soi. 

Cette fois, ni les violences volontaires ayant entraînées la mort sans intention de la donner, ni la légitime-défense n'ont trouvé de place au rang des arguments du jury qui les a rejeté tels qu'ils avaient été développés par la défense. Une défense qui n'avait pas le choix et qui a joué au tout ou rien. 

Ce midi, c'est rien, si ce n'est une confirmation de l'accusation de meurtre reconnue, validée et sanctionnée avec un quantum de peine qui reste une moyenne aucx assises observée, notamment en 2016. 

15 ans, c'est tout de même beaucoup moins que les 23 à 25 ans requis par l'avocat général qui avait beaucoup insisté dans ses réquisitions sur le caractère dangereux de l'accusés récidiviste. 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 
 
Jugé depuis hier, pour meurtre, à la cour d'assises de Basse-Terre, Iréné Forbin joue la carte de la légitime défense.  
 
Iréné Forbin n'a pas dit son dernier mot. il veut croire en la dernière petite chance qui lui reste de convaincre qu'il aurait réagit et pas agit! En fait, qu'il se serait défendu et n'aurait pas attaqué. Que sa réponse, certes fatale et définitive, n'était qu'une réaction à une agression au coutelas dont il aurait, d'abord, été victime et que par conséquent, c'était sa vie qui était en jeu.Son acte serait donc une légitime défense. 
Son avocate estime cette contre-attaque légitime puisque l'on ne serait pas loin d'évoquer cette légitime défense. Au pire, des violences volontaires ayant entraînées la mort sans intention de la donner. 
Une accusation qui a déjà, hélas, cependant, vu Iréné Forbin l'envoyer en prison pour des faits qui se répéteraient. 
 
Ce qui en la circonstance pourrait le desservir et conduire à le sanctionner plus sévèrement que les 7 années d'emprisonnement pris en 2010. Surtout qu'il n'en avait effectué que 4 et que ce ne sont que quelques mois après sa sortie de prison, qu'il a remis cela! 
 
Le procès est loin, cependant, d'être fini. Rien ne semble acquis. 
 
(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice

Guadeloupe Justice vous fait partager quelques petites discussions inédites vues et entendues lors des procès d'assises du Tribunal de Basse-Terre en 2016. 

 

Juge : Que faites-vous dans la vie ? 

Accusé : Je suis chanteur mais mes incarcérations ( 6 au total ) ont perturbé ma carrière musicale. 

 

Accusé : J'évolue dans un miieu dans lequel je me retrouve souvent dans les problèmes. Il faut dire qu'il y a beaucoup de jeunes.

Juge : Oui mais vous n'êtes plus vraiment un jeune homme à 30 ans monsieur ! 

 

Avocat général : Si vous étiez innocent, pourquoi n'avoir pas fait appel ? 

Accusé : L'avocat, il faut le payer et j'ai déjà dépensé plus de 30 000 euros en terme de frais. 

Avocat général : Votre casier fait état de 6 condamnations, depuis le temps, vous connaissez l'aide juridictionnel me semble t'il. Non? 

 

Accusé : Je ne vois vraiment pas pourquoi j'aurais tiré sur des gendarmes. Je n'ai aucun problème avec eux. Je les salue même quand je les croise à scooter! 

 

Témoin : C'est vrai qu'il a tué sa compagne. Mais c'est quelqu'un de gentil. C'est juste qu'il ne faut pas le chercher car quand il s'énerve c'est la troisième guerre mondiale. 

Avocat : Oui on a pu le constater ! 

 

Juge : Vous dites que vous n'avez pas prémédité le meurtre de votre compagne. Pourtant vous cherchiez une arme depuis quelques temps. Que comptiez-vous en faire ? 

Accusé : C'était si l'occasion se présentait. 

 

Accusé : Nos rapports sexuels étaient chronométrés et payants. Pas plus de 3 minutes! 

Juge : Pourquoi persévériez-vous dans cette relation alors ? 

Accusé : Je l'aimais énormément.

 

Juge: Au cours de l'enquête du meurtre de votre compagne,  on a détaillé vos relations difficiles avec les femmes. Pensiez-vous qu'il fallait vous faire suivre ? Non pas avant mon incarcération. 

 

 

 

10 ans de réclusion criminelle à l'encontre de Mandy Castelneau et Mike Adequilon. Nous l'avons attendu ce verdict, et ce pendant près de 4H ! " tchimbé rèd, fos é koutaj " ont scandé kéros-N et les autres sympathisants de Sainte-Rose, venus en nombre, supporter les 2 chanteurs du groupe Russi-La. 

Les deux comparses étaient soupconnés de « Tentative d'homicide » sur trois gendarmes blessés par des plombs ayant entraînés des ITT allant jusqu'à 45 jours. Mais aussi d'avoir tenté de tuer des civils qui se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment, ce jour du 27 novembre 2013 à Sainte-Rose. 

« DE QUI SE MOQUE T'ON » 

« On tire sur des gendarmes comme des lapins sur tout le corps et c'est uniquement grâce aux gilets et aux casques qu'il n'y a pas eu assassinat! Nous on a pas de loi, je m'en fou du procureur, on vole, on viole et on braque déclarait Castelneau aux forces de l'ordre. De qui se moque t'on? Ces deux là étaient tout le temps ensemble dans le crime ! » S'offusquait Me Alain Rothe l'avocat des parties civiles. Un avocat déçu du verdict qui n'a souhaité faire aucun commentaires. Et pour cause, Castelneau et Adequilon se sont vus condamnés par les jurés, uniquement pour les violences commises envers les civils. Ils ont donc littéralement balayés les réquisitions de l'avocat de la société qui réclamait une peine de 20 ans. Les deux comparses ont donc été acquittés du chef d'accusation de « Tentative d'homicide sur dépositaires de l'ordre public ». Le fameux guet-apens n'a donc pas non plus été prouvé. 

PAS DE PREUVES MATERIELLES 

C'est en effet, la défense acérée de Me Gladys Démocrite et Me Frédéric Jean-Marie, les représentants respectifs de Mandy Castelneau et Mike Adequilon, qui a semé le doute dans les esprits des jurés. 

« C'est un dossier trafiqué! pas d'empreintes, pas d'ADN! On a des ADN masculins sur les cartouches mais ils ne correspondent pas! Pourquoi n'avons nous pas recherché à qui appartiennent ces traces ? » S'interrogeait le défenseur de Miky Ding La. 

Pour l'heure nous ne savons pas si les accusés feront appel de la décision les condamnant, ce jour, à 10 ans ferme. 

 

Le 9 Mai 2014, Marie-Josée Erassin 25 ans, était sauvagement tuée à son domicile de Saint-Sauveur (Capesterre-Belle-Eau). Son corps lacéré de couteau et coutelas avait été découvert par sa fille de 6 ans. Après s'être livré à la police le lendemain, son conjoint avouait le méfait. Selon les premiers éléments de l'enquête, tout porte à croire qu'il s'agirait d'un crime passionnel. En effet, le couple connaissait des difficultés depuis déjà quelques semaines. Le soir du drame, le meurtrier présumé dormait avec leur fillette, qui aurait semble t'il fait pipi au lit. Après avoir réveillé sa compagne, s'en était suivie une violente dispute, qui aurait conduit au meurtre. 

Le concubin comparaîtra le lundi 21 novembre 2016 aux Assises de Basse-Terre. 

Après le très médiatisé procès de l'artiste local Young Chang MC condamné à 11 ans de réclusion criminelle à Nancy, c'est au tour de Mike Adequilon alias Miky Ding, de comparaître devant la cour d'Assises de Basse-Terre ce lundi 7 novembre 2016. 

Le chanteur de Bouyon qui encourt la perpétuité, devra répondre de tentative d'assassinat sur trois gendarmes. Les faits remontent au 27 novembre 2013 à Viard (Sainte-Rose). A noter, que Mandy Castelneau sera également présent dans le box des accusés. Il est accusé de complicité dans cette sordide affaire où les forces de l'ordre auraient été piégées dans un véritable guet-apens. Affaire à suivre!

 

 

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