La case prison pour les tortionnaires d'un déficient mental

Hier, se tenait devant le tribunal correctionnel de Basse-Terre, le procès d'un couple résidant au Moule, poursuivi pour arrestation, enlèvement, séquestration, détention arbitraire pour faciliter un crime ou un délit suivi de libération avant 7 jours. Ludovic Olivier a écopé d'une peine de 4 ans d'emprisonnement dont 3 ans ferme. Sa compagne s'est vu signifiée une peine d'avertissement correspondant à 6 mois d'emprisonnement avec sursis. 

C'est un véritable cauchemar qui etait évoqué pendant plusieurs heures au Tribunal Correctionnel de Basse-Terre ! Celui vécu par un déficient psychologique, d'une trentaine d'années, résidant à Vieux-Habitants qui a été enlevé, séquestré, détenu et maltraité pendant 5 jours, au Moule, au domicile d'un jeune couple dont l'auteur principal est âgé de 31 ans.Sa compagne l'ayant assisté dans cette envolée horrible par les faits évoqués et reconnus, à la barre.

Une forme d'esclavage

On peut avoir les meilleurs parents du monde... cela ne vous offre pas, pour autant, la garantie que vous bénéficierez d'un parcours d'excellence.
Ce parcours pour lequel, pourtant, Ludovic Olivier était destiné, il s'en est, progressivement, éloigné pour se rapprocher de la drogue, de l'alcool et de la prostitution.
Entre le 1er septembre 2015 et le 24 avril 2017, il a réussit à estorquer la somme de 16.000e des comptes d'un jeune habissois de 35 ans soit 4 de plus que lui, et présentant un retard psychologique.
Somme qu'il devra lui rembourser et à laquelle s'ajoutent 5.000e de préjudice moral.
Il se voit infliger plusieurs autres obligations comme celles de se faire soigner, de trouver du travail, de ne pas rencontrer la victime et de ne pas posséder d'arme pendant une période de 10 ans.
Le jeune prévenu, originaire du Sud Basse-Terre, a été condamné pour arrestation, enlèvement, séquestration, détention arbitraire d'otage, mais également pour réduction en servitude et violence avec arme sur une personne vulnérable.
Interrogé à la barre, le prévenu a tout reconnu de ce qui lui était reproché, y compris les coups de poings et coups de bâton assénés à la victime, les contraintes de service qu'il infligeait à celle ci.
Un véritable calvaire traduit, je cite, par le Ministère Public comme "une forme d'esclavage".
A sa sortie de prison, le détenu qui a écopé de 4 années d'emprisonnement dont 3 ans ferme, aura 3 années supplémentaires pour se tenir à carreau et observer les consignes qui lui ont été données.
S'il ne les observe pas, il retournera en prison pour 2 années supplémentaires.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

 

 



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