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Affaire sordide au tribunal correctionnel de Basse-Terre. Celle de ce motard, roulant sans permis et sans assurance, qui en juillet dernier avait renversé mortellement un piéton à Capesterre Belle-Eau puis avait pris la fuite.Placé sous contrôle judiciaire, il a bafoué à plusieurs reprises celui ci et a dû être placé en détention provisoire.Jugé, il a écopé de 2 années ferme de prison.

N'est pas considéré comme motard un individu qui roule sur une moto non assurée et sans permis.Ce type d'inconscient fait très mal aux motards qui pour l'immense majorité sont des gens respectueux de la sécurité routière.
En juillet dernier, un homme circulant à moto a renversé un piéton puis a pris la fuite.
Avant, il a eu le temps d'extraire une des deux jambes de la victime restée bloquée dans la roue avant de l'engin et au lieu de lui prodiguer des soins ou d'appeler les secours s'est contenté de lui dire que des passants viendraient l'aider.
Cet individu a ensuite pris la fuite. La victime, elle, très sérieusement atteinte, est décédée des suites de ses blessures.
Interpellé quelques semaines après les faits, le conducteur qui avait pris le soin de faire disparaitre la moto s'est vu infliger un contrôle judiciaire et laissé libre.
Sauf qu'il a bafoué plusieurs de ses contrôles et lorsqu'il s'y rendait, il avait le culot de venir à moto alors qu'il ne disposait pas de permis.
Placé en garde à vue puis en détention provisoire, il a été, ensuite, traduit devant le Tribunal Correctionnel de Basse-Terre. Le Ministère Public a requis 6 années ferme de prison mais il n'a finalement écopé que de 2 ans. Il encourait une peine maximale de 10 ans.

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Un dossier des plus surprenants jugé vendredi soir, devant le Tribunal Correctionnel de Basse-Terre. L'histoire d'un bouillantais de 49 ans qui avait l'habitude de se rendre chez sa voisine de 74 ans pour discuter.
Le 3 mai dernier, il a été pris de pulsions sexuelles et l'a agressé. Il dort désormais en prison et a écopé de 2 années ferme d'emprisonnement.

Rosan C. , 49 ans avait pour habitude de se rendre chez sa voisine, âgée de 74 ans.Les deux personnes discutaient. Sauf que lorsque l'homme était sous l'emprise de l'alcool, il était méconnaissable; et cela lui arrivait souvent ! Il a eu à suivre des cures de désintoxication.
Le 3 mai dernier, à Bouillante, il s'est crû autorisé à dépasser les limites de la courtoisie pour s'en prendre à la septuagénaire et lui sauter dessus, l'agressant sexuellement.
Poursuivi , il a reconnu les faits mais n'a pas su les expliquer à la barre.Un passage à l'acte commis en dépit de l'âge de la victime.
Pour le Ministère Public, le prévenu savait très bien ce qu'il faisait. Il a considéré la victime comme un objet, faisant du sexe un jeu !
Une victime qu'il avait pris l'habitude d' embéter et de harceler.
Déjà condamné pour des faits de violence, notamment, il a cherché à faire passer la victime comme une provocatrice, ne respectant même pas l'âge avancé de celle ci.
Un argument qui s'est retourné contre lui au point d'écoper de deux années ferme de prison. Un délai de réflexion qui s'impose eu égard à ce comportement déplacé.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Hier, se tenait devant le tribunal correctionnel de Basse-Terre, le procès d'un couple résidant au Moule, poursuivi pour arrestation, enlèvement, séquestration, détention arbitraire pour faciliter un crime ou un délit suivi de libération avant 7 jours. Ludovic Olivier a écopé d'une peine de 4 ans d'emprisonnement dont 3 ans ferme. Sa compagne s'est vu signifiée une peine d'avertissement correspondant à 6 mois d'emprisonnement avec sursis. 

C'est un véritable cauchemar qui etait évoqué pendant plusieurs heures au Tribunal Correctionnel de Basse-Terre ! Celui vécu par un déficient psychologique, d'une trentaine d'années, résidant à Vieux-Habitants qui a été enlevé, séquestré, détenu et maltraité pendant 5 jours, au Moule, au domicile d'un jeune couple dont l'auteur principal est âgé de 31 ans.Sa compagne l'ayant assisté dans cette envolée horrible par les faits évoqués et reconnus, à la barre.

Une forme d'esclavage

On peut avoir les meilleurs parents du monde... cela ne vous offre pas, pour autant, la garantie que vous bénéficierez d'un parcours d'excellence.
Ce parcours pour lequel, pourtant, Ludovic Olivier était destiné, il s'en est, progressivement, éloigné pour se rapprocher de la drogue, de l'alcool et de la prostitution.
Entre le 1er septembre 2015 et le 24 avril 2017, il a réussit à estorquer la somme de 16.000e des comptes d'un jeune habissois de 35 ans soit 4 de plus que lui, et présentant un retard psychologique.
Somme qu'il devra lui rembourser et à laquelle s'ajoutent 5.000e de préjudice moral.
Il se voit infliger plusieurs autres obligations comme celles de se faire soigner, de trouver du travail, de ne pas rencontrer la victime et de ne pas posséder d'arme pendant une période de 10 ans.
Le jeune prévenu, originaire du Sud Basse-Terre, a été condamné pour arrestation, enlèvement, séquestration, détention arbitraire d'otage, mais également pour réduction en servitude et violence avec arme sur une personne vulnérable.
Interrogé à la barre, le prévenu a tout reconnu de ce qui lui était reproché, y compris les coups de poings et coups de bâton assénés à la victime, les contraintes de service qu'il infligeait à celle ci.
Un véritable calvaire traduit, je cite, par le Ministère Public comme "une forme d'esclavage".
A sa sortie de prison, le détenu qui a écopé de 4 années d'emprisonnement dont 3 ans ferme, aura 3 années supplémentaires pour se tenir à carreau et observer les consignes qui lui ont été données.
S'il ne les observe pas, il retournera en prison pour 2 années supplémentaires.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

 

 



Requalification criminelle pour Jonathan Soanes . Initialement poursuivi pour tentative d'assassinat, il a été, finalement, condamné pour une tentative de meurtre. Il écope cependant de 14 années de réclusion criminelle, comme l'avait requis l'avocat général.

Jonathan Soanes a été condamné hier, à une peine de 14 ans de prison. Le 7 juin 2015, l'homme avait tiré à 2 reprises sur un homme qui lui aurait vendu un scooter qui serait tombé en panne 2 jours après.

Il a  désormais 10 jours pour faire appel. On doit donc attendre ce délai pour savoir s'il accepte ce verdict ou s'il le dénonce en interjetant appel.
Une initiative risquée, car même si les faits ont été re-qualifié en tentative de meurtre au lieu de tentative d'assassinat, il lui est tout de même reconnu l'intention de tuer; ce qui est d'une extrême gravité.
Et pour cela il encourait une peine bien supérieure. Il doit par conséquent mesurer les conséquences d'un éventuel rejet.
Durant les deux jours d'audience, il n'a pas donné l'impression qu'il regrettait son geste. Il avait plus tendance à le légitimer qu'à le condamner.
Estimant qu'il avait été menacé à plusieurs reprises, il a avoué avoir pris les devant pour ne pas se faire tirer dessus.
Ce à quoi il lui a été demandé s'il trouvait cette démarche raisonnable... et sans hésiter, il a dit "oui".
C'est dire le chemin qui reste à parcourir pour éradiquer cette circulation des armes, leur détention et leur utilisation.
Des gestes gratuits qui entrainent de graves séquelles irréversibles et brisent littéralement la vie de victimes, la plupart du temps innocentes.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

On est entré dans le vif du sujet, hier après-midi, devant la cour d'assises de Basse-Terre, dans le procès de Jonathan Soanes, poursuivi pour tentative d'assassinat.
Devant l'énoncé des faits, l'accusé a répondu à de nombreuses questions notamment sur son comportement jugé violent et principalement sur les deux coups de feu tirés le 7 juin 2015 à Marquisat Capesterre Belle-Eau sur David Benjamin qui se déplace désormais en fauteuil roulant.

Jonathan Soanes se reconnait un comportement violent et dangereux; mais il l'explique par sa volonté de se défendre face à des agressions dont il se dit victime mais pour lesquelles il n'apporte aucune preuve et que rien n'apparaît en ce sens dans son dossier.
Ce qui, par contre, est évident parce que démontré et condamné, ce sont les agressions armées et répétées d'un accusé qui s'en prend à tous ceux qui veulent lui faire comprendre qu'il y a des règles à respecter et que l'on doit être discipliné et respectueux, surtout lorsque l'on est détenu.
Plusieurs rapports l'enfonce : insultes, violences, agressions, port d'un pic artisanal en prison.
Le jour des faits, il reconnaît avoir fait feu sur un homme désarmé mais qui le regardait d'une manière qui ne lui convenait pas et qu'il a estimé dangereux.
Il a craint d'être agressé et se sentant menacé il est allé chercher chez lui son fusil, soit à un kilomètre des lieux du drame qu'il reconnait avoir pris plus de 20 minutes pour parcourir et revenir faire feu à deux reprises sur la victime, dont un 2e tir alors que celle ci était au sol, déjà blessée par le 1er coup de feu.
Jonathan Soanes évoque les faits simplement et normalement mais avec une froideur qui dénote une certaine détermination dans les actes qu'il a commis.
A la question des avocats des parties civiles de savoir s'il n'avait pas pensé, tout le long de son trajet, à autre chose que de tirer sur David Benjamin; il répond "oui" mais qu'il n'avait pas d'autre choix que de faire ce qu'il a fait.
A une autre question de l'avocat général de savoir s'il s'est senti soulagé après les coups de feu, sans hésiter, il répond, là aussi "oui"... mais il ajoute qu'il voulait blesser la victime pas la rendre handicapée à vie.

Un manque d'humilité chez l'accusé

Difficile de faire preuve d'humilité lorsque l'on possède un orgueil débordant.
Jonathan Soanes n'a pas su trouver les mots ni le ton qui auraient pu atténuer sa culpabilité.Il n'a pas su probablement parce qu'il ne peut pas et parce qu'il ne sait pas, non plus.
En réalité, sa solitude l'a perdu au point de l'enfoncer dans une certitude qu'il est le seul à croire.
Jonathan Soanes a paru, hier, déterminé et rongé par l'orgueil, impulsé par une obligation de se défendre par le seul moyen qu'il connaît : la violence armée.
Une violence qui le suit comme elle lui colle à la peau. Même en prison.
On s'est retrouvé, au travers des récits exposés, face à un garçon miné par le désir de s'imposer par la force.
Tant pis si cette force armée plombe définitivement la vie d'un jeune désormais paralysée des deux jambes et condamné à vivre dans un fauteuil roulant pour se déplacer.
Un drame humain pour une banalité de scooter en panne qui nous rappelle le procès précédent où là encore l'accusé avait fait feu à 4 reprises pour atteindre 3 fois sa victime et l'amputer d'une jambe, dans un conflit où elle n'était pas impliquée.
Les jurés de la cour d'assises ne peuvent pas rester insensibles et indifférents face à de telles tragédies qui ne trouveront même pas une consolation dans un quantum de peine élevé.
Situation traumatisante qui fait courir le risque de se retrouver face à 3 femmes et 3 hommes pour lesquels la sensibilité pourrait être ébranlée.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

C'est une tentative d'assassinat qui est appelée aujourd'hui et demain devant la cour d'assises de Basse-Terre.Dans le box, Jonathan Soanes, un sans domicile fixe de 23 ans, à qui il est reproché d'avoir, à Capesterre Belle-Eau, le 7 juin 2015, tenté de donner la mort à David Benjamin sur lequel il est soupçonné d'avoir tiré à deux reprises.

Ce matin, s'est ouvert, devant la cour d'assises de Basse-Terre, le procès pour tentative d'assassinat de Jonathan Soanes.
Un SDF de 23 ans qui le 7 juin 2015 a tiré à 2 reprises sur un homme qui lui aurait vendu un scooter qui serait tombé en panne 2 jours après.
Des faits survenus sur le terrain de foot à Marquisat Capesterre Belle-Eau.
Un acte de vengeance qui a conduit à contraindre depuis 2 ans la victime à se déplacer en fauteuil roulant.

Portrait d'un SDF détenu

Pensionnaire depuis le 12 juin 2015 d'abord à la Maison d' Arrêt de Basse-Terre puis au Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault, Jonathan Soanes a l'avantage de ne pas dormir depuis bientôt 2 ans au clair de lune.
SDF, livré à lui-même, né à St Claude de parents dominicais, il est parti vivre en Dominique pendant une dizaine d'années à l'âge de 3 ans. Elevé par sa grand-mère, sa mère étant partie à Trinidad, il n'aurait rencontré son père qu'à 2 reprises.
Arrivé en Guadeloupe, il a vécu un court instant chez une grande tante avant de se familiariser avec des squats.
Consommateur de rhum et de cannabis en quantité importante, il touchait aussi à la cocaïne.
Ce matin, il présentait un tout autre visage de celui qui précédait son incarcération.
Logé, nourri, privé d'addictions, sa santé s'est améliorée. La prison, à ce niveau, lui a fait du bien.
Pas pour autant qu'il veuille y séjourner trop longtemps, surtout qu'il n'a pas toujours eu un comportement pacifique en détention.
Son comportement insultant et violent sur des surveillants pénitentiaires tout comme la détention d'un pic artisanal l'ont conduit à être transféré de Basse-Terre à Baie-Mahault.
Aujourd'hui, il porte la lourde responsabilité d'avoir condamné un homme à vivre dans un fauteuil roulant.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Ken Birmingham, poursuivi pour violence avec arme ayant entrainée une mutilation ou une infirmité permanente a écopé de 8 années de prison.Il échappe à la réclusion criminelle de 10 ans requise par l'avocat général.Il s'est vu assortir, également, une interdiction de détenir, sans autorisation, une arme pendant 15 ans.

Ken Birmingham échappe à la réclusion mais pas à l'emprisonnement. De toute évidence le pardon que lui a accordé sa victime a plaidé en sa faveur.
C'est probablement des deux jours d'audience le moment le plus fort d'un procès d'une triste réalité.
Celle de la détention et de l'utilisation excessive des armes que l'on utilise avant de communiquer et des balles que l'on tire avant d'échanger.
Dans cette histoire, la victime a parlé, pour éviter que l'accusé ne passe à l'acte, mais ce dernier ne l'a pas écouté, encore moins entendu pour laisser parler une colère aveugle et injustifiée.

La force doit rester à la loi

En se trompant de cible, Ken Birmingham s'est aussi trompé de combat lui a signifié l'accusation qui a tenté de lui démontrer que le recours à la violence n'était jamais la solution.
Que force devait rester à la loi et qu'il eut été préférable pour lui cette nuit là de faire taire cet esprit de revanche et de vengeance en allant chercher une arme, en la chargeant d'au moins 4 balles et de faire feu à autant de reprises pour atteindre à 3 fois un malheureux innocent.
8 années d'emprisonnement, c'est, d'une part, le prix de cette innocence et d'autre part celui de ce pardon que Kenny Louemba, lui, a su trouver grâce aux précieux conseils de sa mère qui a été pour lui le meilleur des avocats.
Une mère que lui, le garçon de 19 ans au moment des faits, a su entendre et écouter pour a t-il dit retrouver son sourire qui savait consoler toutes ses souffrances.
Ken Biringham a promis de retenir la leçon. Il lui a été assorti une interdiction de détenir une arme sans autorisation pendant 15 ans.
Le délai pour lui, aussi, de s'éloigner de cette gangrène que peut représenter la violence.

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

On ne perd pas toujours son temps en prison... Parfois, on peut l'occuper intelligemment. Depuis deux ans, certains détenus l'ont très compris. Ils se forment à l'apprentissage et à la maîtrise des premiers gestes de secours et de survie.


Grâce un programme initié par le Procureur de la République de Basse-Terre et un partenariat entre le milieu judiciaire, celui de la détention et le Centre de Formation aux Métiers de l'Eau, du Sauvetage et du Secourisme, du Cercle des Nageurs de la Région de Basse-Terre, (CNRBT), à raison de 3 sessions par année, ils sont une quarantaine de détenus à avoir suivi une formation au PSC1 (Premiers Secours Civiques de Niveau 1).
7 heures durant lesquelles, sur 2 demies journées, le même jour, de 8H à 12H et de 14H à 17H, sous l'autorité de formateurs du CNRBT, les détenus, sélectionnés ou volontaires, présentant un minimum de garantie de séreux et de responsabilité, les appelés s'engagent dans un circuit multiple qui leur offre la possibilité de progresser et d'améliorer leurs connaissances, aussi bien dans le domaine du secourisme que du sauvetage aquatique.

Des détenus libérés par des gestes qui sauvent

En effet, le programme proposé par le CNRBT aux détenus de la maison d'arrêt de Basse-Terre ne se limite pas au PSC1.
Il s'étend aux PSE1 et 2 (Premiers Secours en Equipe de Niveau 1 et 2) de même qu'à la préparation à devenir formateur.
3 degrés de formation en secourisme, mais également 3 niveaux en sauvetage.
Le CNRBT donne la possibilité, en accord avec le service pénitentiaire et le Parquet de Basse-Terre, à ces détenus volontaires la possibilité d'étendre et d'étoffer leur rayon d'intervention également dans le domaine aquatique.
Les détenus peuvent de ce fait suivre des préparations au BSB (Brevet de Surveillant de Baignade), au BNSSA (Brevet National de Sécurité et de Sauvetage Aquatique) et au BPJEPSAAN, Brevet Professionnel des Activités de la Natation.
Des acquisitions gratifiantes qui intègrent le dossier judiciaire des détenus et qui peut leur permettre d'obtenir des facilités de libération conditionnelle et des réductions de peines.
Autant dire que le "jeu en vaut la chandelle".
Ce partenariat est appelé à se poursuivre s'étoffer puisque tous les acteurs : Ministère de la Justice, Parquet de Basse-Terre, Maison d'arrêt de Basse-Terre, Service de Prévention et de détention, CNRBT... tous sont d'accord pour reconnaître les bienfaits des acquisitions offertes par un programme cohérent et valorisant qui va dans l'esprit de faciliter l'insertion ou la réinsertion des délinquants qui à un moment de leur vie ont dévié.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Un homme a dominé les débats hier lors de la 1ère journée d'audience du procès de Ken Birmingham : la victime, Kenny Luamba.

Trouver les mots justes pour pardonner et faire preuve de sagesse et d'humilité à 21 ans lorsque l'on a été victime de 3 coups de feu qui vous ont arraché votre jambe, n'est pas donné à tout le monde.
Hier, Kenny Luamba a éclairé la salle d'audience de la cour d'assises de Basse-Terre par sa lucidité et sa force de caractère.
Il a su faire taire la rage qui le rongeait et la haine qui l'animait pour accepter la triste réalité qu'il ne sera plus jamais comme avant.
Mais à défaut de pouvoir marcher, courir, sauter, danser comme il aimait tant le faire, il va pouvoir, désormais, se regarder dans un miroir sans avoir honte de lui et il pourra marcher la tête haute et avec dignité.Un changement radical et profond qui l'éloigne dorénavant de la violence dans laquelle il pouvait baigner.


Il a perdu une jambe mais il a gagné en sagesse


Cette transformation positive, il la doit à sa mère. Hier, il l'a reconnu à plusieurs reprises, rendant hommage à cette femme d'origine dominicaise venue trouver du travail en Guadeloupe et élever ses 4 enfants.
Ce courage, la victime l'a probablement acquis auprès de cette femme modeste qui a du se battre pour se trouver une place et faire sa vie tout en protégeant celle des siens.
Un combat pour survivre dans un milieu gangréné par la violence alimentée par des bandes armées dangereusement qui n'hésitent pas à faire parler les balles plutôt que les mots.
Les mots, la mère de Kenny Luamba a su les trouver pour éviter que son fils ne s'arme à son tour et fasse un carnage.
Si son fils peut aujourd'hui respirer l'air de la liberté, c'est grâce aux nombreux, incessants et précieux conseils qu'elle a pu lui donner et à l'écoute que celui ci en a fait.
Hier, à la barre, la victime n'a cessée de remercier cette femme qui s'est privée pour ses enfants mais qui est dotée d'un cœur rempli de vie.

Ken Birmingham sera fixé aujourd'hui sur le sort que lui réserve la cour d'assises.
Si jusque là il avait été condamné par le tribunal correctionnel, à 3 reprises, pour des délits mineurs sanctionnés par des amendes, aujourd'hui, les faits qui le traduisent depuis hier devant la cour d'assises sont beaucoup plus graves.

 

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

C'est une affaire de violences avec arme ayant entrainées une infirmité permanente qui jugée depuis ce matin et ce jusqu'à demain soir devant la cour d'assises de Basse-Terre.
Dans le box de l'accusation, Ken Birmingham, un abymien de 23 ans, à qui il est reproché d'avoir fait feu, à plusieurs reprises, dans la nuit du 5 au 6 octobre 2015, sur Kenny Louemba.Tirs qui ont sectionné la jambe droite de la victime.

Tout part d'un vol de vélo pour se terminer ensuite dans un bain de sang. Résultat de ces fusillades multiples avec des tireurs pluriels, un blessé grave avec une jambe amputée.Pas de vélo de retrouvé ni d'auteur présumé d'établi.
Nous sommes dans un quartier, la cour Monbruno, à proximité de Lacroix, aux Abymes, où, semble t-il, les balles fusent avant que les mots ne sortent.
Ce soir là, plusieurs fusillades vont éclater, comme dans un western où l'on tire sur tout ce qui bouge.Là, on tire au moindre doute.
Sans preuve, sans aveu, rien que sur des soupçons, un mauvais regard, des paroles déplacées, un air de provocation qui répond à un air de défiance.
Chacun se sachant armé, c'est à celui qui va dégainer le plus vite et faire le plus de dégâts.Qu'importe, qu'à proximité, il y ait des commerces, des habitations, des résidents, des enfants...

A Lacroix, les armes parlent
La nuit appartient aux dealers, aux trafiquants, ce sont les armes qui parlent.Et il vaut mieux ne pas se trouver entre deux rafales.Car, lorsque çà tire, ce n'est pas une mais plusieurs balles qui partent.
Ce soir là, la victime, Kenny Louemba, a perdu la jambe droite. Définitivement.
Ken Birmingham le soupçonnait d'avoir été sa cible lors de tirs dont il aurait été victime sans être atteint.Lui, il a fait mouche.
Sa victime, assise sur un scooter était en position défavorable et c'était de toute évidence plus facile pour lui de l'atteindre.
Cette affaire aurait pu être correctionnalisée. Elle semblait en prendre la direction, mais la victime a refusé d'où cette présentation devant la cour d'assises.
Ce qui n'enlève rien à la gravité des faits.

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

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