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Le Tribunal de Grande Instance de Basse-Terre faisait sa rentrée lundi après-midi.

Une rentrée encourageante et optimiste avec un retour à l'équilibre dans le fonctionnement de l'instance judiciaire qui est appelée à retrouver l'ensemble de ses effectifs d'ici quelques mois. Côté délinquance et criminel, les chiffres sont en baisse.

Une tendance qu'il faut observer avec prudence mais qui est, là aussi, un signe positif et encourageant comme l'a précisé, Samuel Finielz, le Procureur de la République de Basse-Terre. 

Lundi après-midi, lors de l'audience solennelle de rentrée,  l'accent a été mis sur St Martin. Une île du Nord qui a beaucoup souffert également au niveau judiciaire suite au passage de l'ouragan Irma.
Même s'il faut reconnaître que des efforts importants ont été réalisé par les personnels sur place pour faire face à toutes les difficultés.

De son côté le Procureur de la République tient, lui aussi, à souligner les efforts consentis sur St Martin et une année 2017 beaucoup plus calme que les précédentes.

Au rang des priorités pour 2018, comme cela a été évoqué lors de la rentrée solennelle de la Cour d'Appel, le Parquet de Basse-Terre mettra l'accent sur le respect de la probité, mais également sur l'environnement.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

Le procès pour assassinat qui s'est ouvert lundi devant la cour d'assises des mineurs, initialement prévu pour se tenir selon la procédure de publicité restreinte, se tient finalement en audience publique.
Ainsi en a décidé la cour composée des 3 magistrats professionnels,  à l'encontre de la demande de l'avocat de l'accusé mineur au moment des faits.
Rappelons qu'ils sont 3 dans le box à qui il est reproché d'être impliqués dans le décès d'un St Claudien abattu d'un coup de feu pour une simple bière...
Des faits survenus le 9 juillet 2015, allée des cocotiers, à Ducharmoy St Claude.

LA COUR AUTORISE LA PUBLICITE DES DEBATS

Les procès devant la cour d'assises des mineurs se suivent mais ne se ressemblent pas.
La semaine dernière, ils étaient 4, dont 2 étaient mineurs au moment des faits, à être jugés devant cette même cour. Le procès s'est tenu en publicité restreinte. Sans la présence de la presse.
Cette semaine, ils sont 3, dont 1 mineur, également poursuivis pour assassinat. Mais cette fois, la cour a décidé de rendre le procès publique.
La raison essentielle évoquée est l'âge du mineur qui allait avoir 18 ans moins d'un mois après les faits. Précisément 27 jours. Ces deniers remontent au 9 juillet 2015. Le mineur est né le 5 août 1997.
Une proximité qui a convaincu les 3 magistrats professionnels pour rendre cet arrêt, rejetant ainsi la demande de l'avocat du mineur qui avait sollicité que le procès se tienne sans la présence des médias et du public.
Le fait qu'il n'y ait aucun lien entre la victime et les 3 accusés est probablement aussi un élément qui a plaidé en faveur de cette publicité; ce qui n'était pas le cas la semaine dernière où parmi les 4 accusés, un d'entre eux était le fils de la victime.
Quelle incidence ou quelle influence cette publicité aura t-elle sur le déroulement du procès et le prononcé du verdict ?
Probablement comme de tradition : aucune. La cour et les jurés, même lorsqu'il s'agit de mineur, faisant pour la plupart du temps abstraction de toute lecture, écoute ou visionnage des reportages.
On sera en tous les cas fixé jeudi puisque le procès est prévu pour s'achever demain.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

La Cour d'assises des mineurs est, de nouveau, sollicitée ce matin et ce sur 3 jours. Elle doit juger 3 jeunes, dont 1 était mineur au moment des faits, pour assassinat.Il leur est reproché d'avoir, le 9 juillet 2015, à St Claude, allée des cocotiers, prémédité le meurtre, par arme à feu, de Ernest Peramin... pour une simple bouteille de bière...

2 des accusés comparaissent libres sous contrôle judiciaire. Le 3e, le plus jeune, est, lui, sorti de sa cellule pour évoquer ce dossier qui sera jugé selon la procédure de publicité restreinte, sans la présence des médias.
Le procès est prévu pour s'achever jeudi.

UNE BIERE POUR UNE VIE !

Mort pour une bière. S'il savait, Ernest Peramin n'aurait sans doute jamais insisté pour récupérer cette boisson des mains d'un des jeunes accusés qui en avait plusieurs.
Ce jour là, le 9 juillet 2015, il se l'est vu refuser; alors il a décidé de se servir lui-même.
Un culot qui lui était propre, surtout en étant alcoolisé.
Ce comportement qui avait tendance à se répéter a fini par exaspérer un des trois accusés qui n'a eu comme simple réflexe que d'aller récupérer un fusil chargé pour tirer sur la victime et la tuer.
L'auteur du coup de feu qui allait avoir ses 18 ans dans moins d'un mois, n'était pas seul. Il s'était fait accompagné de deux autres jeunes, âgés de 4 ans de plus que lui.
Une différence qui n'a pas conduit à atténuer la colère du tireur qui n'avait qu' une seule idée en tête : se faire rembourser ou alors faire payer à sa manière sa dette à une victime qui n'avait certainement pas évaluer les conséquences de son acte.
Aujourd'hui, les faits sont là : un homme a perdu la vie pour 2 euros. Le prix d'une bière au goût amer.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

Mieux vaut tard que jamais ! Plus de 10 ans que les policiers de Basse-Terre attendaient leur nouveau commissariat...

Ce sera pour 2021 ! Encore 3 petites années à patienter.
Certains auront le temps de partir à la retraite. D'autres pourront bénéficier de nouveaux locaux, neufs, à la construction anti sismique, dans des surfaces spacieuses, avec un confort adapté.
Les nouvelles installations seront implantées, comme annoncé déjà depuis un certain temps, au Champ d'Arbaud, en lieu et place de l'ancienne caserne de gendarmerie.
Le nouveau commissariat de Basse-Terre fait partie des 76 priorités de la programmation immobilière du gouvernement présenté ce matin à la presse, par le Ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.
29 projets nouveaux et d'ampleur pour la police et 47 pour la gendarmerie.
Le Gouvernement entend par ces actions d'envergure améliorer considérablement les conditions de travail de ceux qui sont en charge de protéger la population et d'accueillir les victimes du crime et de la délinquance.
A Basse-Terre, on le sait pour entendre les policiers crier leur ras-le-bol depuis très longtemps, les locaux actuels sont vétustes, exigus et insalubres. Ils ne répondent plus aux normes techniques.
Au Champ d'Arbaud, l'environnement du travail sera tout autre; beaucoup plus agréable et fonctionnel. Il permettra, notamment, des mutualisations, et facilitera, par son emplacement les interventions dans l'ensemble de la ville.
Le coût prévisionnel du chantier s'élève à 8,5 millions d'euros.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Dans le procès pour assassinat pour lequel étaient poursuivis 4 jeunes âgés aujourd'hui de 19 à 21 ans, pour des faits remontant au 27 avril 2015, aux Abymes, le verdict est tombé, vendredi soir, devant la cour d'assises des mineurs, au terme de 4 heures de délibéré. Les qualifications criminelles ont été revues à la baisse et les
peines prononcées sont en deçà des réquisitions : elles vont de 9 ans d'emprisonnement à 20 années de réclusion.


La cour d'assises des mineurs a requalifié et atténué les poursuites pour lesquelles les 4 jeunes assis dans le box depuis lundi étaient visés.

Le jury a écarté la préméditation et donc l'assassinat; mais il est allé encore plus loin dans sa clémence en éliminant l'acte volontaire de tuer et par conséquent le meurtre.
Les 4 jeunes aujourd'hui âgés de 19 à 21 ans ont été reconnu, par conséquent, coupables de violences volontaires ayant entrainées la mort sans intention de la donner.
Ils ont écopé de peines allant de 9 ans d'emprisonnement à 20 ans de réclusion, alors que 15 à 22 ans avaient été requis contre eux.
Les deux mineurs sont les deux pour lesquels la peine est la moins forte : 9 et 10 ans.
Le fils de la victime, par contre, écope de la peine la plus lourde : 20 ans et celui qui a craqué l'allumette qui a permis d'immoler le corps s'est vu attribuer 16 ans.
La présidente de la cour d'assises a motivé ce verdict en expliquant que les 4 jeunes ont été dépassé par les évènements.
Ayant voulu, au départ, faire peur à leur victime, ils se sont vite retrouvés dans une situation qu'ils n'ont pas été, ensuite, capable de maîtriser.
La vapeur de l'essence ayant été un catalyseur de cette flambée qu'ils n'ont pas pu ni su, après, contrôler.
Un jeu stupide et dangereux qui les a manifestement marqué et dont ils se souviendront probablement toute leur vie, eux qui n'avaient jusque là aucune trace à leur casier judiciaire.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Le mouvement des gardiens de prison atteint, aussi, la Maison d'Arrêt de Basse-Terre. Si hier, le mouvement, qui se veut solidaire et pacifique, est resté à l'intérieur de la prison; aujourd'hui, il s'est montré plus visible en bloquant les accès au bâtiment.
Le métier de gardien de prison est devenu, au fil des années, un sacerdoce.
A la maison d'arrêt de Basse-Terre, décrite comme "la prison de la honte", exercer une telle profession demande beaucoup de sacrifices.
Rodrigue Racon de Force Ouvrière évoque le quotidien difficile d'un gardien de prison à Basse-Terre. 
Le mouvement des gardiens de prison de la Maison d'arrêt de Basse-Terre débuté hier se poursuit aujourd'hui, dans le calme, le dialogue et le respect.Une attitude appréciée du Directeur de l'établissement.
Les conséquences de ce mouvement sont réelles et lourdes. Aucune audience ne peut se tenir au palais de justice. Aucun détenu n'a pu sortir de sa cellule.
Le procès devant la cour d'assises des mineurs, ouvert hier avec 4 accusés dans le box, a été suspendu. Les audiences de remise de peine également n'ont pas pu se tenir.
Les avis sont partagés et nuancés du côté des avocats qui sont sur le procès pour assassinat ouvert hier et qui implique 4 jeunes dont 2 étaient mineurs au moment des faits.
 CONSEQUENCES 
Sans faire de bruit, dans le calme et le silence, le mouvement de colère des gardiens de prison de la Maison d'arrêt de Basse-Terre fait preuve, depuis hier, d'une grande efficacité.
Sans excès, leur blocage aux accès de l'établissement n'a rencontré aucune opposition, ni aucune altercation.
Avec ce mouvement pacifique des gardiens de prison, à Basse-Terre, c'est donc toute la chaîne judiciaire qui est perturbée, voir paralysée.
Une situation compliquée qui ne peut pas durer dans le temps eu égard aux lourdes conséquences mais également aux importants préjudices que cela peut entrainer...
Mais cette stratégie des gardiens de prison est probablement l'une de leurs armes dissuasives qui peuvent faire entendre raison et sagesse surtout si, comme il l'est reconnu, partout et notamment à la Maison d'arrêt de Basse-Terre, exercer aujourd'hui est devenu depuis trop longtemps un "enfer" dont on sort meurtri.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

La Justice faisait sa rentrée solennelle vendredi, à Basse-Terre avec la Cour d'Appel et le Parquet Général.
Une rentrée mêlée de doutes et d'espoirs.
Si la criminalité a baissé avec par rapport à 2015 et 2016, 32% de crimes en moins...
En matière d'effectifs, on fait la grimace et on se serre la ceinture, notamment au niveau des différents greffes puisqu'il manque 25 personnels de greffes sur Basse-Terre, Pointe-à-Pitre et St Martin; et en matière d'infrastructures, le Palais de justice de Pointe-à-Pitre pour lesquels les travaux sont prévus d'être terminés en juin prochain avec une installation du mobilier en juillet, l'entrée des personnels en septembre et une inauguration pour le 15 octobre s'avère déjà trop petit. Plusieurs juridictions ne trouveront pas de place.

Du côté du Parquet Général, aussi, on est partagé entre craintes et optimisme.
Certes la criminalité est en baisse même s'il faut se donner une dizaine d'années pour se faire une bonne opinion... car les chiffres peuvent évoluer très vite...
Il reste que 3 priorités se dégageront en matière de politique pénale :
* la lutte contre le trafic de stupéfiants
* les atteintes à la probité
* et la fraude fiscale.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Comment un fils de 18 ans peut-il arriver à immoler son père, vivant ? Et entrainer dans cette spirale infernale 3 de ses camarades dont 2 mineurs, lycéens ?C'est ce crime effroyable auquel seront confrontés à compter de ce matin les jurés de la cour d'assises des mineurs.

Ils auront face à eux 4 jeunes âgés de 17ans pour deux d'entre eux et 18 ans pour les deux autres, au moment des faits.

Le soir du 27 avril 2015, dans un appartement de Pointe-à-Pitre, ils ont pénétré, sans effraction, chez le père de l'un des 4 accusés, l'ont immobilisé avant de l'arroser d'essence puis ont craqué une allumette avant d'assister à son agonie.
Une atrocité commise parce que le père s'était opposé à ce que son fils avec ses complices ne s'abrogent le droit de planter de l'herbe de cannabis sur le terrain de la victime, installé à Marie-Galante.
Les 4 garçons, qui ont tous les 4 un casier judiciaire vierge, sont détenus depuis le 30 avril 2015 pour deux d'entre eux et depuis le 21 mai 2015 pour les deux autres.
Ils vont se retrouver côte à côte durant 5 jours pour évoquer cette soirée dramatique.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Le verdict est tombé dans le procès qui se tenait depuis mercredi devant la Cour d'Assises de Basse-Terre.
Gilbert Marcellin a été condamné à 8 ans d'emprisonnement pour des faits survenus le 26 janvier 2016 à Capesterre Belle-Eau où il avait tiré à l'aide d'une arme à feu sur un autre homme originaire de la commune le blessant à une main.
Les faits de tentative de meurtre ont été requalifiés en violences volontaires ayant entrainées une ITT de 30 jours.
Et, comme il fallait s'y attendre, sa compagne qui n'était en rien concernée par ce dossier de troc de bijoux, a été acquittée.
 
UN VERDICT EQUITABLE 
Equité respectée devant la Cour d'assises de Basse-Terre, dans le procès qui concernait Gilbert Marcellin et sa compagne.
En condamnant à 8 ans d'emprisonnement l'auteur des faits incriminés et en acquittant celle qui l'accompagnait cet après-midi du 26 janvier 2016, le jury a d'une part suivi les réquisitions de l'avocat général qui avait requis 8 à 10 années de prison et le maintien en liberté de la compagne, mais d'autre part, et surtout, redonné sa véritable dimension à des faits qui auraient très bien pu être correctionnalisés et non traduits devant une cour d'assises.
En effet, la cour a requalifié, en atténuant la qualification criminelle, la faisant passer de tentative de meurtre à violences volontaires ayant entrainées un ITT de 30 jours.
Par ailleurs, en écartant la moindre responsabilité à attribuer à la compagne du principal accusé, le jury a également rétabli l'équité qui n'aurait jamais dû faire défaut dans cette affaire en disculpant totalement cette jeune femme au parcours exemplaire, entraînée à son insu et contre son gré par son compagnon dans ce désir de règlement de compte.
Au moment du prononcé du verdict, toutes les parties étaient satisfaites.
La peine correspondait à la réalité des faits qui étaient reconnus à leur juste proportion et la complicité de tentative était écartée au profit d'un acquittement d'une grande logique.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Depuis mercredi matin, place à un autre crime de sang.
Celui qui implique un couple : Gilbert Marcellin et sa compagne à qui il est reproché, pour le premier, une tentative de meurtre. Pour la seconde, une complicité.
Des faits qui se sont produits le 26 janvier 2016 à Capesterre Belle-Eau et qui se rapportent à un "troc" de bijoux en or.

Mathieu Kominina aurait pu perdre la vie le 26 janvier 2016 pour 4 carats.
Cet après-midi là, à Capesterre Belle-Eau, il a essuyé un tir par arme à feu de la part de Gilbert Marcellin avec lequel il avait un différent, depuis plusieurs années, à propos d'un "troc" de bijoux.
Il aurait, en effet échangé un bijoux de 18 carats avec son vis-à-vis, sauf qu'en retour celui ci lui aurait remis un bijoux de 14 carats.
Une différence de 4 carats qui allait entrainer entre les 2 hommes une animosité au point qu'ils se menacent, s'invectivent et se provoquent à chaque rencontre.
Le jour des faits, chacun se sachant armé s'est crû autorisé à faire monter la pression et c'est Marcellin accompagné de sa petite amie, qui allait se montrer plus agressif et tirer le premier atteignant Kominina à la main.
Blessure qui allait entrainer une ITT de 30 jours.
D'abord poursuivis pour tentative d'assassinat et complicité, eu égard probablement aux altercations précédentes, la qualification criminelle allait par la suite évoluer en tentative de meurtre et complicité envers ce couple de 33 et 32 ans qui est appelé à comparaitre jusqu'à vendredi dans le box de l'accusation.
Gilbert Marcellin, notamment, n'est pas un inconnu de la justice puisque son casier judiciaire fait état de 12 mentions pour, principalement, des faits de violence et d'utilisation de produits stupéfiants.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

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