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Le verdict est tombé jeudi 21 décembre dernier, avec un jour d'avance dans le procès pour tentative et complicité de tentative d'assassinat qui se tenait depuis le lundi 18 décembre devant la cour d'assises de Basse-Terre.Le principal accusé, Xavier Dilo, a écopé de 12 années de réclusion criminelle. Le second tireur, Christophe Clement a pris, lui, 10 ans. Tous les deux avaient reconnu les faits. Le soir du 22 avril 2014 à St François, ils avaient fait feu à 3 reprises sur un éboueur à qui il reprochait, sans preuve, d'avoir volé la moto de Dilo.

Ils ont, par conséquent, été reconnus coupables de tentative d'assassinat. Rappelons que l'avocat général avait requis 15 à 17 as de réclusion. Le jury est allé en deçà de ces réquisitions.
Les 3 autres, les frères jumeaux, Ronny et Kenny Cayacy, ont été condamnés à 5 ans d'emprisonnement dont 3 avec sursis mis à l'épreuve pendant 3 ans. Une peine aménageable.
Et le 5e homme, Anthony Raillon, le conducteur de l'équipée sauvage, s'est vu attribuer, seulement 3 ans d'emprisonnement avec sursis intégral. Un verdict pour ce dernier qui a soulevé un certain nombre d'incompréhensions par rapport à un traitement différencié et atténué alors qu'en conduisant le véhicule, l'accusé avait fait la démonstration d'une participation active aux faits.
Les réactions étaient, donc, variés et contrastées selon le côté où l'on se trouvait.

 (Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

Sacré rebondissement hier, dans le procès des 5 co-accusés. Des révélations appuyées et détaillées du principal impliqué dans la fusillade du 22 avril 2014 à St François ont fait tremblé la salle d'audience. 

Xavier Dilo a mouillé tout le monde et affirmé que les 4 autres comparses qui sont assis à ses côtés depuis deux jours dans le box ont tous participé aux faits.
Pour la partie civile, comme pour l'accusation, les révélations du principal accusé qui reconnaît un des 3 tirs au fusil sur la victime, Charles-Henri Nabbi, sont du "pain béni".
Du côté de la défense, l'avocat de Xavier Dilo, reconnaît à son client un certain courage et le mérite de faire jaillir une vérité qui n'est pourtant pas partagée par tous.
Cet après-midi, place aux réquisitions et début de plaidoiries. Le verdict est, lui, attendu, demain.
A quoi faut-il s'attendre ?

Chacun pour soi

C'est un boulevard qui se présente désormais pour la partie civile et le ministère public.
Les déclarations d'hier de Xavier Nabbi, le principal accusé dans ce dossier, impliquant les 4 autres co-accusés assis à ses côtés dans le boxe depuis 3 jours, sont révélatrices d'une complicité accablante.
Non seulement ils étaient au courant de ce qui allait se passer, a t-il précisé, mais en plus, ils l'avaient préparé, pendant plusieurs jours, organisant des rondes et des battues pour retrouver la moto volée et régler son compte au voleur.
En lâchant ses camarades de l'équipée sauvage du 22 avril 2014 à St François, Xavier Dilo a enfoncé Christophe Clement, qui reconnaît sa participation aux coups de feu, mais également, Anthony Raillon, le conducteur du véhicule dans lequel les 5 hommes auraient pris place, et les frères jumeaux, Ronny et Kenny Cayacy, qui eux, clament leur innocence et leur non participation aux faits.
Chacun a livré, hier, sa version. Certaines diffèrent, d'autres se ressemblent. D'autres, encore, ont varié.
Qui dit vrai et quand ? C'est le nœud de cet imbroglio juridique qui devrait, malgré tout, conduire l'accusation, selon la formule usuelle, à "mettre tout le monde dans le même sac" et reconnaître la culpabilité de tentative d'assassinat aux deux tireurs, Xavier Dilo et Christophe Clement, et la complicité aux trois autres, Anthony Raillon et les frères jumeaux, Ronny et Kenny CAYACY.
La balle est donc dans le camp des avocats de la défense. Une défense qui ne se fera pas de cadeau dans ce duel à distance où le "chacun pour soi" est plus que jamais de rigueur.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

Les 5 co-accusés poursuivis pour tentative et complicité de tentative d'assassinat ont passé, côte à côte, leur première journée d'audience dans le box de la cour d'assises de Basse-Terre.5 jeunes âgés de 23 à 29 ans dont on a dressé hier le portrait et la personnalité. Beaucoup de similitudes dans un parcours chaotique marqué par une enfance mouvementée et des actes de délinquance arrivés très tôt dans leur vie.

Ils sont 5. Jeunes, consommateurs de stupéfiants, dépendants, très tôt tombés dans la délinquance, casier judiciaire plusieurs fois mentionnés, la détention et l'utilisation des armes à feu jamais très loin, la violence omniprésente dès l'enfance dont certains chez leurs propres parents.
Un parcours qui va les suivre et miner leur vie d'adolescent puis de jeune majeur, qu'une paternité pour plusieurs d'entre eux ne va pourtant pas atténuer.
2 d'entre eux vivent dans l'hexagone. Les frères jumeaux Cayacy : Rony et Kenny. Ils ont 28 ans.
C'est chez eux que le conflit entre les auteurs présumés des tirs et la victime blessée gravement par balle est parti à propos d'une moto volée qui n'a jamais été retrouvée et dont on n'a aucune preuve sur l'identité de l'auteur du vol.

Pour un vol de moto

Soupçonné d'avoir volé une moto, Charles-Henri Nabi, éboueur à la commune de St François, allait, le soir du 22 avril 2014, essuyer plusieurs coups de feu, alors qu'il était en pleine séance de travail.
L'auteur présumé des tirs, Xavier Dilo, le propriétaire de la moto, aussi défavorablement connu des services de police et de justice que sa victime.
Le tireur présumé n'était pas seul ce jour là. Il était accompagné de Christophe Clement, Rony et Kenny Cayacy et du conducteur du véhicule dans lequel se trouvaient les 5 individus, Anthony Raillon, eux aussi au passé judiciaire bien garni.
Les deux premiers sont poursuivis pour tentative d'assassinat et sont détenus dans ce dossier.
Les trois autres sont poursuivis pour complicité et comparaîtront pour cette affaire libres sous contrôle judiciaire.
Leur procès est prévu pour durer jusqu'à vendredi.
5 jours au cours desquels les versions des uns et des autres seront, de nouveau, entendues et comparées, pour tenter de définir la responsabilité de chacun dans un dossier où les récits ont varié.
La victime ayant finalement échappée à la mort pourra, elle aussi, apporter son éclairage et préciser qui a tiré sur elle.
Ce procès est appelée à clôturer une année judiciaire aux assises où les armes sont revenues dans deux tiers des affaires.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Le verdict est tombé, ce mardi soir, vers 18H, au terme de près de 3 heures de délibéré. Abel Bernard a été reconnu coupable de meurtre et de tentative de meurtre et condamné à la peine de 18 années de réclusion criminelle. C'est légèrement moins que les 20 ans requis par l'avocat général.
Pour les parties civiles, il y a de quoi s'en satisfaire même si la condamnation d'Abel Bernard ne va pas ramener Wendy Miath.
Maître Sandra Adonis-Navarin "Satisfaite, oui, mais tout de même satisfaction réservée car c'est tout de même un jeune de 30 ans qui a écopé de 18 années de prison. On ne peut pas s'en réjouir. Il reste que justice est passée et mes clients savent ce soir que le meurtre de leur fils, de leur frère ou de leur cousin n'est pas resté impuni".
Toujours du côté des parties civiles, mais cette fois avec la cousine de la victime décédée qui avait reçu une balle et failli perdre la vie, on respire mieux, même si, selon maître Jeanne-Hortense Louis, "on reste angoissée, marquée par la peur, en état de choc chaque fois que le souvenir de cette fusillade revient à l'esprit. Ma cliente se sent coupable, car c'est par sa faute si son cousin est décédé. Si elle n'avait pas fuguée cette nuit là, rien de tout cela ne serait arrivée. Elle s'en veut; mais elle n'est pas coupable. Le coupable, c'est Abel Bernard qui a voulu un carnage ce jour là et tuer 4 personnes. 3 d'entre elles ont eu beaucoup de chance, au contraire de Wendy Miath".
Du côté de la défense, on est plus dubitatif.
Bien que l'accusé ait reconnu les faits, on s'interroge de savoir s'il faut faire appel ou pas de ce verdict qui est loin, pourtant, des 30 ans encourus par l'accusé.
Maître Harry Nirelep "Je m'interroge. Il manquait des témoins, des experts... Je vais voir avec mon client s'il envisage ou pas de faire appel. Il encourait 30 ans. 20 ans avaient été requis. Il prend 18... Certes il a reconnu les faits mais j'aurais aimé entendre et confronter certaines personnes; cela n'a pas été le cas et c'est dommage".

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Depuis hier,  Abel Bernard comparaît devant la cour d'assises de Basse-Terre pour meurtre et tentative de meurtre. Cette affaire avait défrayé la chronique en mai 2013 dans le quartier de Lacroix aux Abymes.
La victime décédée, Wendy Miath, étant très connue pour appartenir à un groupe dénommé "chienlari".

UN CARNAGE EVITE DE PEU

Abel Bernard n'est détenu dans cette affaire que seulement depuis le 16 janvier 2015. Pour des faits qui remontent au 12 mai 2013, soit 20 mois plus tôt. Le délai qu'il a fallu pour l'interpeller et le placer sous mandat de dépôt.
Un placement confirmé le 16 juillet 2016 suite à une demande de remise en liberté.
C'est donc, plus de 4 ans après le crime et au terme de près de 3 années que l'accusé sortira de prison pour être jugé.
Abel Bernard est poursuivi pour le meurtre de Wendy Miath et la tentative de meurtre de Elisa Ledrecket Luidgy Miath.
Trois des 4 passagers qui se trouvaient dans le véhicule sur lequel il a tiré à 6 reprises et à courte distance.
Des faits commis à la sortie d'une "boîte de nuit" dans laquelle s'était rendue la jeune fille que son frère était allée récupérer accompagné des frères Miath.
Règlement de comptes, violences aveugles, vengeance personnelle, ce ne sont pas les éléments qui manquent pour tenter d'expliquer ce qui peut s'apparenter à cette fusillade ce matin là que les enquêteurs ont traduit par une volonté manifeste de tuer.
Tuer qui ? Pourquoi ?
Le verdict de cette affaire est attendu ce soir.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

François Azede a été reconnu coupable de meurtre sur la personne de Claude Mathurine et condamné hier soir à la peine de 10 années de réclusion criminelle. Les jurés ont partiellement suivi les réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé 12 ans et rejeté la thèse de l'abolition du discernement présentée par la défense.

Abolition : NON ! Altération : OUI ! C'est ainsi qu'il faut traduire le verdict de 10 années de réclusion criminelle à l'encontre de Fançois Azede.
Peine assortie d'un suivi socio judiciaire de 8 ans qu'il devra suivre à sa sortie de prison, au risque de se voir attribuer 5 années supplémentaires de détention.
Autrement dit, les jurés de la cour d'assises ont reconnu le meurtre mais ont estimé, aussi, que le condamné méritait de se faire soigner.
Des soins qui interviendront seulement à la fin de la purge de sa peine avec l'espoir que sa situation psychologique et psychiatrique ne va pas se détériorer en prison.
L'avocat général avait requis 12 ans, admettant implicitement une forme d'altération que le jury a ensuite validé en diminuant sur les réquisitions.
L'accusé encourait une peine maximale de 30 ans.
On peut donc parler ce soir de peine mesurée et graduée qui a pris en considération, à la fois le drame qui s'est joué le 29 juillet 215 à Daubin Petit-Bourg, et l'état particulier d'un accusé pour le moins surprenant.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

François Azède sera fixé, aujourd'hui, sur le sort que lui réservera le jury de la cour d'assises de Basse-Terre. Celui ci aura le choix, au travers des questions qui lui seront posées par la présidente, entre altération et abolition des facultés mentales.
Une question qui n'a pas encore trouvée de réponse malgré l'avis d'un expert psychiatre hier, qui a affirmé que l'accusé méritait plus d'être soigné que condamné...

Quelle place sera donnée au doute lorsqu'il faudra au jury de se retirer pour délibérer avant de se prononcer ?
Comment ne pas se tromper sur le cas de François Azède pour qui on ne sait pas, avec certitude, s'il faut le laisser en prison, lui rendre sa liberté ou l'interner dans un hôpital spécialisé pour troubles psychiatriques ?
L'homme est un problème. Comme tout problème, il y a, probablement une solution.
Mais laquelle choisir ?
Faut-il lui détecter une altération ou aller jusqu'à une abolition de ses facultés mentales lorsque le 29 juillet 2015 il a asséné plusieurs coups de coutelas à la tête et plusieurs coups de pioche au dos de Claude Mathurine ?
Il reviendra au jury de la cour d'assises d'assumer une responsabilité qui sera pleine de significations.
Hier, à l'audience, l'accusé a présenté deux visages. Celui d'un homme qui s'exprime dans un français irréprochable avec une mémoire infaillible. Et puis celui d'un individu au discours décousu qui vous transporte et vous perd dans une totale confusion.
François Azède est un personnage troublé et troublant.
Sa mère qui a eu 10 enfants est venue témoigner à la barre son amour pour les siens et particulièrement pour ce fils qu'elle a voulu protéger en le gardant chez elle même après ses 30 ans. Justement, peut-être, pour le préserver d'une société où François Azède a eu du mal à se situer et se stabiliser.

...Qu'en pensent les avocats des deux parties ?

Maître Jocelyn Troupé, un des deux avocats des parties civiles qui défend les intérêts de la famille de la victime est d'avis que l'on est d'abord face à un meurtre même s'il reconnaît qu'il faut trouver une solution pour un accusé très particulier.

Du côté de a défense, on n'est pas sur la même longueur d'onde.
Pour maître Sandra Adonis-Navarin, le rapport de l'expert psychiatre est significatif. François Azède est malade; il faut le soigner, pas le condamner.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Ce matin, nouveau et dernier procès de cette session avec un nouveau crime de sang à l'affiche. Dans le box, François Azède, un artisan abymien de 36 ans, poursuivi pour le meurtre de Claude Mathurine.
Un crime commis le 29 juillet 2015 à la section Daubin à Petit-Bourg pour une affaire de délimitation de terrain. Ce soir là, les deux hommes se sont affrontés et l'accusé a frappé sa victime à l'aide d'un coutelas et d'une pioche. Le procès est prévu sur 2 jours.

François Azède disposait-il de toutes ses facultés mentales lorsque le soir du 29 juillet 2015 à Daubin Petit-Bourg,  il a tué Claude Mathurine ?
Plusieurs coups de coutelas à la tête et plusieurs coups de pioche au dos.
Un véritable carnage pour un différent de délimitation de terrain et de feux de broussaille.
De la réponse à cette question déterminera le verdict de la cour d'assises qui prendra deux jours pour étudier le cas de cet accusé qui compte à son actif, une condamnation de 6 mois avec sursis pour des faits de violence avec arme, en 2012.
Les deux hommes n'étaient pas à leur première dispute. Le ton montait régulièrement entre eux, toujours à propos des mêmes causes.
Azède connu pour exploser brutalement est passé à l'acte le jour des faits en s'en prenant avec une violence inouïe contre son adversaire.
Un acharnement farouche avec deux armes dangereuses démontrant la furie exercée ce soir là par un homme de toute évidence excédé et incontrôlable.
Un excès de colère qui lui avait déjà valu d'être interné à l'hôpital psychiatrique d'où cette question qui va revenir au cours des débats : sommes-nous en présence d'un meurtrier ou d'un malade mental ?

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

 

18 années de réclusion pour Teddy Niçoise et acquittement pour Michel-Ange Séjor, c'est le verdict de la cour d'assises mercredi après-midi, à Basse-Terre, dans le procès du meurtre commis le soir du 9 mai 2014 à la cour Monbruno aux Abymes sur la personne de Mathieu Delag.
Le jury a intégralement suivi les réquisitions de l'avocat général et requalifié l'acte criminel.

La tradition qui veut que 8 fois sur 10 les réquisitions de l'avocat général soient suivies par le jury a une nouvelle fois été respectée hier, devant la cour d'assises de Basse-Terre.
Et ce, aussi bien pour le quantum de la peine que pour la qualification criminelle.
En effet, Eric Ravenet a réussi à convaincre les jurés de la cour d'assises que seul Teddy Niçoise était impliqué dans la mort de Mathieu Delag et que par conséquent seul lui pouvait être inquiété et donc condamné.
Et pas pour assassinat comme il était poursuivi, mais pour meurtre.
Autrement dit, là encore l'avocat général a réussi à démontrer aux jurés que la préméditation de l'acte n'existait pas et que l'on était dans un cas d'homicide volontaire intervenu en fonction des circonstances de la rencontre musclée ce soir là du principal accusé et de sa victime.
Un crime rappelons le commis parce que la veille des faits, la victime avait asséné un coup de poing démontant la mâchoire de l'une des petites amies de Teddy Niçoise.
Hier soir, celui ci est donc retourné en prison. Pas comme assassin, mais comme meurtrier mais avec tout de même 18 années de réclusion.
Alors que son complice initial a été lavé de tout soupçon et complètemet mis hors de cause et regagné sa liberté acquise d'ailleurs après seulement 5 jours de détention provisoire pour avoir été acquitté.
Un verdict qui n'a soulevé aucune contestation.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

18 années de réclusion criminelle pour Teddy Nicoise et acquittement pour Michel-Ange Sejor. Ce sont les réquisitions, ce midi, de l'avocat général à l'encontre des deux hommes assis, depuis lundi, dans le box de l'accusation de la cour d'assises.
Poursuivis, le premier pour assassinat, le second pour tentative d'assassinat, le Ministère Public a demandé une requalification des poursuites criminelles à l'encontre des deux accusés.

Réquisitions diamétralement opposées ce midi au procès de Teddy Niçoise et de Michel-Ange Séjor.
Si pour le premier nommé, l'avocat général a reconnu une forte implication dans le meurtre de Mathieu Delag commis le soir du 9 mai 2014 à la cour Monbruno aux Abymes et requis une peine qui ne soit pas inférieure à 18 années de réclusion;
Pour le second, le Ministère Public a estimé qu'il n'y était pour rien et il a demandé au jury de le disculper en l'acquittant !
Eric Ravenet est encore allé plus loin dans l'atténuation de ce dossier, puisqu'il a aussi écarté la préméditation et soumis au jury une requalification en homicide volontaire.
Des requalifications à la baisse qui induisent, si bien sûr l'avocat général est suivi dans ses réquisitions, des peines amoindries.
Lors de son réquisitoire, le Ministère Public, évoquant le rôle des deux accusés dans cette affaire de sang, a bien fait la distinction entre qui avait fait quoi.
Aucun doute sur l'intégrale et unique participation de Teddy Niçoise. C'est lui qui est sorti de chez lui avec une arme, c'est encore lui qui l'a chargée, c'est lui qui a entrainé le co-accusé et un 3e homme à le suivre, c'est également lui qui a reçu un coup de fil lui indiquant où se trouvait celui qu'il recherchait, c'est toujours lui qui a donné la direction à prendre puis a intimé l'ordre de s'arrêter et c'est enfin lui qui a fait feu à 3 reprises, à courte distance, sur Mathieu Delag pour l'abattre puis l'achever alors qu'il était au sol.
Un crime effroyable duquel on ne peut certainement pas enlever la volonté de tuer a précisé un avocat général déterminé à faire sanctionner un accusé qui s'était enfuit après les faits, était resté en cavale 20 mois et avait cherché, d'abord à nier puis à relativiser sa responsabilité.
Par contre, pour Michel-Ange Séjor, la clémence s'impose puisqu'il n'aurait pas été, selon l'avocat général, au fait des intentions criminelles de Teddy Niçoise.
La défense est actuellement entrain de plaider.
Le verdict est attendu en fin d'après-midi.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

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