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15 ans de réclusion criminelle pour Jean Nicolin reconnu coupable de tentative d'homicide volontaire et acquittement pour Josué Daufour c'est le verdict, hier soir, de la cour d'assises de Basse-Terre, à l'encontre des deux frères, assis dans le box pendant 3 jours.
Un verdict diversement apprécié où les sentiments étaient partagés entre tristesse et soulagement.
SENTIMENT PARTAGE
Sentiment partagé pour les proches des deux accusés au moment du verdict, hier soir, devant la cour d'assises.
Partagé entre la tristesse de voir partir en prison pour 15 ans, un petit frère, seulement âgé de 23 ans, le cadet des 4 enfants de la famille.
Et le soulagement d'un de ses frères aînés, d'avoir pu préserver sa liberté.
Deux directions opposées qui traduisent bien le déroulement, pendant 3 jours, d'une audience au cours de laquelle la famille Nicolin-Daufour a du se sentir bien seule.
Une solitude qui a transpiré, notamment, chez Jean, celui qui a fait feu à au moins 4 reprises et atteint une victime innocente de 4 projectiles.
Bien qu'il se soit lâché plusieurs fois lors de son audition, il a, de toute évidence, garder un certain nombre de "non dits" pour lui.
Un comportement introverti à l'image d'une famille qui ne veut passer ni pour un clan, ni pour un gang, en dépit d'un parcours pluriel semé de conflits où la violence s'est invitée à plusieurs reprises.
Hier soir, c'est le plus jeune, celui qui a pris peur, peur de perdre son frère qui a payé le prix de son "coup de folie" qui aurait pu être meurtrier.
Un moment d'égarement, mal négocié, qui l'a rendu incontrôlable et conduit à se laisser emporter par une rage aveugle que ne lui a pas pardonné le jury de la cour d'assises.
Les 3 femmes et 3 hommes du jury populaire se sont associés avec les 3 magistrats professionnels pour prononcer un verdict nuancé qui a pris compte de la gravité des faits.
Jean Nicolin a décidé d'assumer son erreur, et comme il l'a si bien dit à l'audience, il accepte la peine qui est prononcée quelque soit le quantum, si c'est le prix à payer, même si cela doit faire mal, et retarder sa véritable vie de père à coté de son enfant.
Une responsabilité qui l'a conduit à évoluer et à devenir aujourd'hui en prison, un référent pour préserver une certaine sérénité dans son quartier de détenus.

 ( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

Jean Nicolin et Josué Daufour seront fixés ce soir sur le sort que leur réserve la cour d'assises.
Ce matin, place d'abord à la plaidoirie de la partie civile puis aux réquisitions de l'avocat général avant les plaidoiries de la défense.Une journée décisive qui pourrait réserver certaines surprises. 

L' AMOUR DE DEUX FRERES

Le procès de Jean Nicolin et de Josué Daufour a connu, hier après-midi, son moment d'émotion.
Tout d'abord lorsque le frère cadet, celui qui est poursuivi pour tentative d'assassinat, s'est exprimé, puis lorsque son grand frère qui se trouve assis dans le box à ses côtés, pour des raisons de sécurité, bien que libre sous contrôle judiciaire, a parlé à son tour, et enfin lors du témoignage du père du principal accusé qui porte le même nom et le même prénom.
Des récits bouleversants où la mort et la violence avec arme ont flirté.
Un flirt dangereux dans lequel les deux accusés, un 3e frère, une sœur ainée, une mère et un père et beau-père qui suivent ce procès depuis lundi dans la salle d'audience, ont trempé. Certains sans l'avoir provoqué; d'autres sans n'avoir rien fait pour l'éviter.
Au milieu de cette ambiance qui frise avec la haine, le désir de revanche ou de vengeance, on découvre des êtres sensibles et une famille qui a su et sait encore aimer et s'aimer.
Hier en fin d'après-midi, ce paradoxe a éclaté, publiquement et pudiquement, et personne n'est resté insensible devant deux environnements, deux attitudes complètement différents.
Un contraste saisissant où le bien côtoie le mal, et où les armes blanches ou armes à feu semblent être les bienvenues.
Jean Nicolin a avoué avoir acheté 500e, dans les mains d'un dominiquais, le revolver avec lequel il a tiré à au moins 4 reprises. Il a ajouté qu'il s'était procuré cette arme pour se défendre et protéger les siens.
Le 10 mai 2015, en agissant de la sorte, il s'est non seulement trompé de cible mais il a encore montré sa nervosité, son manque de sang froid et son incapacité à se maîtriser.
Ce soir, lorsqu'il entendra le verdict, il comprendra, peut-être mieux, les lourdes conséquences que son geste a entrainé, surtout après la plaidoirie de la partie civile attendue ce matin qui évoquera la triste vie,  compliquée depuis les faits d'un innocent venu simplement s'amuser et qui a reçu 4 balles dans le corps.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Le procès de Jean Nicolin, poursuivi pour tentative d'assassinat et de son frère, Josué Daufour , poursuivi, lui, pour violences aggravées, ouvert hier, se poursuit devant la cour d'assises.
Après l'audition du Directeur d'enquête et celle des témoins, les 2 accusés ont été interrogés sur leur personnalité.Parmi les témoins entendus hier après-midi, un des grands frères des 2 accusés.Ils appartiennent tous à la "Section Kriminel". Un affichage qu'ils revendiquent mais dont ils contestent l'exclusive réputation de personnages dangereux, eu égard aux séjours de plusieurs de leurs membres dans les geôles de Guadeloupe.

ON NE TOUCHE PAS A UN MEMBRE DE LA FAMILLE

Jean Nicolin et Josué Daufour sont frères. Et dans la famille, l'on ne touche pas à un frère sans réagir. C'est le code d'une famille qui a grandit dans la révolte et qui s'est réfugiée dans la musique pour exprimer son ressenti.
Des textes et des sons qui font état du climat de violence qui règne dans certaines sections dans lesquelles certains groupes se sont constitués.Des groupes qu'il arrive de voir se défier et s'affronter au risque de se retrouver en prison ou de perdre la vie.
Une prison où la violence se poursuit au point de définir des quartiers résidentiels séparés.
Une violence qui colle à la peau de certains y compris comme pour l'un des 2 accusés, d'oublier l'instant d'une colère aveugle qu'il prépare un concours de gardien de prison et qu'il a adhéré à une association qui défend le slogan de "laissons tomber les armes, toutes les armes".
C'est cette histoire qui est évoquée depuis hier devant la cour d'assises de Basse-Terre.
Le 10 mai 2015, lors d'un évènementiel dans un complexe hôtelier de Ste Anne, des successions de dérapages ont entrainé des bousculades qui ont causé des affrontements. Des armes blanches sont sortis et des coups ont été porté.
Et Jean Nicolin n'a pas accepté de voir un de ses grands frères, Josué Daufour, piqué à la gorge par un coup de couteau.
Alors il est parti pour revenir armé et faire feu sur une cible qu'il pensait être l'auteur des faits et a tiré à plusieurs reprises atteignant un visiteur de 4 balles qui ne faisait que rejoindre son véhicule pour s'éloigner du lieu de la rixe.
Un geste qui aurait pu être mortel et qui va être évoqué aujourd'hui pour qualifier ou requalifier demain ce qui, pour l'instant est considéré par l'accusation comme une tentative d'assassinat.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Ce sont deux affaires sordides regroupées parce que soupçonnées de porter la même signature qui sont évoquées depuis matin, devant la cour d'assises de Basse-Terre.

La disparition puis la mort considéré de deux individus qui auraient appartenus à un gang et qui se seraient fait abattre pour des faits de trafics de drogue et d'argent mais également de d'autres crimes non élucidés.
Un double règlement de compte dont seraient à l'origine 3 individus dont le principal est en fuite : Kathrone Fortune, un dangereux trafiquant, chef de gang, originaire de Grenade qui sévissait sur l'île franco hollandaise de St Martin et Sean Marteen.
Ses deux complices présumés seraient Horace Flanders, détenu, originaire de Curaçao et Jonathan Cocks, un St Martinois qui lui, comparaîtra libre sous contrôle judiciaire.
Le 1er crime aurait été commis entre le 21 novembre et le 2 décembre 2005 et le second entre 15 et le 27 mars 2006.
Les corps des deux victimes n'ont jamais été retrouvés. Selon certaines déclarations, elles auraient été tuées puis leurs corps découpés avant d'être balancés dans le lagon.
Ce procès dont les faits datent et où on est balancé entre la loi du silence et des rumeurs s'annonce très compliqué.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

15 ans pour Ludovic Cancan et 13 ans pour Liverstone Manco. C'est le verdict, hier soir, de la cour d'assises de Basse-Terre, au terme de près de 3 heures de délibéré.
Le jury a intégralement suivi les réquisitions de l'avocat général.
A l'issue du verdict, les deux accusés qui ont 10 jours pour se prononcer, ont tout de suite décidé d'interjeter appel dès aujourd'hui de ce jugement.

Pour rappel Cancan et Manco comparassaient pour le meurtre de Fabriano Leborgne , le 20 avril 2013 aux Abymes. La victime avait d'abord été heurté par un véhicule avant d'être lardé de coups de couteau par un des individus qui se trouvaient à bord de la voiture.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Premier des 6 dossiers auxquels les jurés de la cour d'assises vont devoir s'accrocher jusqu'à mercredi, celui d'une affaire de meurtre.Les faits remontent au 20 avril 2013 aux Abymes.

La victime, Fabriano Leborgne , aurait, d'abord été heurté par un véhicule avant d'être lardé de coups de couteau par un des individus qui se trouvaient à bord de la voiture.
Dans le box, Liverstone Cancan et Ludovic Manco poursuivis tous les deux pour homicide volontaire.

LEGITIME-DEFENSE OU PAS ?

Ils seront deux, assis dans le box de l'accusation, cet après-midi, à comparaître devant la cour d'assises de Basse-Terre.
Une même arme qui aurait servie à d'abord blesser l'auteur des coups mortels à la cuisse avant que celui-ci ne s'en empare pour frapper à son tour sa victime, mais cette fois à la gorge et au thorax. Deux des douze coups relevés par le médecin légiste.
La gorge et le thorax, deux lieux vitaux du corps, déterminant lorsque l'on recherche la cause du décès, mais également la volonté de tuer.
Cette nuit du 20 avril 2013, aux Abymes, lorsque les deux hommes s'affrontent, ils se sont déjà opposés physiquement et menacés, munis d'armes blanche et de pistolet, quelques semaines plus tôt.
Les deux hommes comparaîtront libres après avoir effectué plusieurs mois de détention préventive.
Cancan, du 22 avril 2013 au 17 juillet 2014, soit 15 mois. Manco, un peu plus puisque libéré le 20 août 2014, soit 16 mois.
Provocations et légitime-défense seront au cœur des débats prévus pour durer jusqu'à mercredi.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Pendant un mois, jusqu'au 23 mars, la cour d'assises de Basse-Terre va devoir se réunir à 6 reprises pour juger 6 affaires criminelles : 3 meurtres, 1 assassinat, 1 braquage et une tentative d'assassinat.
6 dossiers qui remontent aux années 2013 à 2016, sauf pour une, beaucoup plus ancienne, qui se serait déroulée en 2006.
11 accusés sont appelés à comparaître dans le boxe. 6 d'entre eux sont sous contrôle judiciaire. Les 5 autres sont détenus.

CONTENTIEUX AU COUTEAU ET GUERRES DE GANGS PAR ARME A FEU

Des contentieux qui se règlent au couteau et des guerres de gangs qui se terminent dans un bain de sang par arme à feu, c'est le programme que réservera, à compter de cet après-midi, la cour d'assises aux jurés, durant un mois.
4 semaines au cours desquelles, il sera question de la perte de 5 vies humaines.
En dehors de deux ressortissants étrangers dont le casier judiciaire comprend des actes de violences avec arme, tous les autres accusés ont un casier vierge ou peu alimenté, de faits secondaires se rapportant notamment à des amendes.
Tous comparaîtront, pour la première fois, devant une cour d'assises.
Six des 11 accusés se présenteront libres, ce qui ne signifie pas qu'ils repartiront libres à l'issue de leur procès.
Des accusés relativement jeunes pour 4 d'entre eux puisque âgés de 22 à 26 ans. Tous les autres sont des trentenaires à l'exception d'un qui est âgé de 41 ans.
Deux de ces affaires se sont déroulées à St Martin. Les autres s'étant produites aux Abymes, à St François, Baie-Mahault et Ste Anne.
4 de ces procès se dérouleront sur 3 jours. Les deux autres sur 2 jours. Un délai qui tient compte de la complexité de l'affaire mais également du nombre d'accusés, de témoins et d'experts à auditionner.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Josette Cyanee a été reconnue coupable du meurtre de son cousin, Richard, survenu en 2016, à Goyave. Elle a été condamnée à 10 années de réclusion criminelle. Un verdict en deçà des réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé 15 à 18 ans.

Josette Cyanee avait du mal, hier soir, à comprendre et à assimiler qu'elle partait en prison pour 10 ans. Elle qui n'avait jamais été détenue dans ce dossier et qui bien que sous contrôle judiciaire, était toujours restée libre.
Une liberté dont elle a payé le prix au terme de 2 jours de procès et 2 heures de délibéré pour avoir tué son cousin de plusieurs coups de parpaings à la tête, pour un simple petit mètre cinquante de délimitation de terrain.
L'épilogue tragique d'une querelle familiale datant de plus de 20 ans.
Un fait retentissant qui démontre l'attachement nocif que peuvent avoir certaines personnes pour un bien matériel hérité.
Hier soir, tous ceux qui avaient suivi le procès reconnaissaient que cette histoire qui aurait du se régler en famille était allée trop loin et ne pouvait que nuire à tous ceux qui avaient alimenté, durant tout ce temps là, cette haine farouche que les uns et les autres se vouaient.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Ce matin, s'est ouvert, devant la cour d'assises de Basse-Terre, le procès, pour meurtre, de Josette Cyanee à qui il est reproché d'avoir tué à coups de parpaings son cousin pour un conflit familial de séparation de bien. Des faits survenus le 5 septembre 2011 à la section Morne Rouge à Goyave. L'accusé a 2 jours pour s'exprimer et s'expliquer sur son geste. Qui est cette femme de 47 ans qui comparaît libre sous contrôle judiciaire?

MORT POUR UN METRE DE LARGE

Josette Cyanee est âgée de 47 ans. Sans profession connue, elle demeure à Morne Rouge Goyave. Elle serait la cadette d'une famille de 8 enfants et aurait 1 frère et 6 sœurs.
Elle est mère de 2 enfants. Elevée par sa mère et son beau-père, elle n'entretiendrait plus de relations avec les siens depuis longtemps.
Décrite comme violente, impulsive, maîtrisant mal ses émotions, elle peut lors de crises de colère être incontrôlable au point de devenir dangereuse. Un conflit datant de 23 ans serait à l'origine du drame.
Mort pour une délimitation de terrain sur un mètre ! Mort accidentelle ou volontaire ?
Les deux versions s'opposent dans le duel familial qui met face à face depuis ce matin Josette à d'autres membres de sa famille qui défendent la mémoire de Richard Cyanee qui a perdu la vie après avoir chuté dans un trou de deux mètres de profondeur alors qu'il effectuait des travaux.
Selon l'accusée, elle n'y serait pour rien dans le décès du cousin qui serait tombé la tête la première sur des parpaings qui se trouvaient déjà à l'intérieur du trou.
Selon l'accusation et certains témoignages, c'est, au contraire, l'accusée qui aurait jeté plusieurs parpaings sur la victime l'atteignant à la tête.
Des coups et blessures qui allaient entrainer le décès de Richard, près de 3 mois après les faits.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

Gino Belair 44 ans, a été reconnu coupable de viol mais pas de violences sur son ex copine et a écopé de 8 ans d'emprisonnement. C'est moins que les 10 requis par le Ministère Public pour un accusé qui peut espérer sortir de prison d'ici environ 2 à 3 ans pour avoir déjà passé 2 années en détention, si bien sûr il bénéficie d'une remise de peine.

L'avocat général avait requis, hier après-midi, 10 années de réclusion criminelle à l'encontre de Gino Belair poursuivi pour le viol de son ex petite amie commis le 28 février 2016.

Agée de 58 ans, la victime arrivée de métropole, seulement depuis 2 mois, était tombée dans les bras de l'accusé, 5 jours après l'avoir rencontré lors d'une soirée reggae, alors qu'elle était à la recherche de relations charnelles. 
Des relations qui allaient s'enchaîner... sans protection. Jusqu'à ce qu'elles dégénèrent et que pour la défense l'un ne soit pas plus responsable que l'autre.

L'avocat général a en effet estimé que vouloir du sexe n'était pas un pêché. Mais que même si le sentiment amoureux n'était pas présent, cette relation ne devait pas s'accompagner d'humiliation et de violences comme l'a laissée entendre la victime dans son témoignage écrit lu à l'audience puisque, depuis, rentrée en métropole, elle ne s'est pas déplacée pour le procès.
C'était donc un procès de paroles contre paroles, actes contre actes, attaques contre défense.
Avec au milieu 6 jurés populaires, 3 femmes et 3 hommes, qui ont finalement condamné Gino Belair a 8 ans de réclusion criminelle pour viol.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)  

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