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Ils seront deux, assis dans le box, à compter de ce matin et ce jusqu'à mercredi. Teddy Nicoise, poursuivi pour assassinat. Michel-Ange Sejor, poursuivi pour complicité d'assassinat.
Dans la soirée du 9 mai 2014, à la cour Monbruno, aux Abymes, ils sont soupçonné d'avoir participé au crime par arme à feu de Mathieu Delag, abattu de 3 balles.

La cour Monbruno tiendra encore cette semaine, pendant 3 jours, le haut de l'affiche devant la cour d'assises.
C'est là que vers 21H15, le 9 mai 2014, les policiers du commissariat de police de Pointe-à-Pitre étaient appelés pour intervenir à propos d'un homme touché de 3 balles de calibre 12.
La victime, Mathieu Delag, décédait, sur place, une heure plus tard, en dépit des soins prodigués par le SAMU.
La veille des faits, la victime aurait été l'auteur d'une agression de deux jeunes filles.
Agression qui aurait choquée plusieurs individus dont Teddy Niçoise et Michel-Ange Séjor qui décidaient de se faire accompagner en voiture d'un 3e homme, sur le site d'un lolo où la victime jouait aux dominos pour lui demander de s'expliquer sur son geste.
Explications qui auraient dégénérées au point d'aboutir à un affrontement physique et la sortie d'une arme de poing qui allait être utilisée à au moins 3 reprises.
Teddy Niçoise, un abymien de 27 ans, détenu, sans profession connue, déjà condamné à 9 reprises, est poursuivi pour assassinat. Une qualification criminelle qui retient la préméditation. Il est resté 20 mois en cavale avant d'être interpellé. Il est détenu depuis le 12 février 2016.
Alors que Michel-Ange Séjor, 33 ans, sous contrôle judiciaire, également sans profession, résidant au Gosier, déjà condamné à 5 reprises, est, lui, poursuivi pour complicité d'assassinat. Il n'est resté, dans ce dossier, que 5 jours en détention provisoire.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Jérémy Clamy-Edroux est reparti hier soir avec une condamnation de 15 années de réclusion criminelle.
Le jeune abymien de 28 ans a été reconnu coupable d'assassinat pour le crime commis sur Ricardo Trépy le 14 avril 2015 à la cour Monbruno, Vieux Bourg Abymes.

Côté réactions, les sentiments sont différents selon que l'on soit du côté des parties civiles ou de la défense.

Un rapport en balistique accablant

L'expert en balistique a été clair et précis dans son rapport et sa démonstration.
Un premier tir exercé à 50 centimètres, puis deux autres à environ 1 mètre, 1,50 mètre... dont l'un va traverser le cœur de la victime.
3 balles du même calibre, un 38 spécial, tirée dans le dos de Riccardo Trepy, de la même arme de poing, dont au moins 2 mortelles.
Ricardo Trepy n'avait aucun chance de s'en sortir. Il est mort sur place après être tombé avec son scooter.
Jérémy Clamy-Edroux explique cette violence par la peur.
Peur de se faire tuer par la victime qui l'aurait d'abord volé d'un scooter, il y a 4 ans, puis menacé avec une arme posée sur la tempe quelques temps avant le crime.
Une peur qui n'a pas du tout convaincu l'avocat des parties civiles, maître Frédéric Jean-Marie, qui a poussé l'accusé à reconnaître la chronologie criminelle des faits.
Un accusé qui avoue qu'il était paniqué mais admet avoir jeté l'arme à la mer, puis avoir fuit, au point de n'être interpellé que 9 mois plus tard.
Une fuite traduite encore ce matin dans un récit mêlé de contradictions qui affaiblissent la thèse d'un accusé acculé, en grande détresse aujourd'hui face à une réalité implacable.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Procès Jérémy Clamy-Edroux. Hier, la cour d'assises de Basse-Terre abordait les faits, avec l'audition des enquêteurs.Les policiers qui ont eu à entendre l'accusé et à enquêter sur une affaire criminelle qui selon toute vraisemblance était condamnée à s'achever dans le sang.

Consommation de stupéfiants, circulation d'armes, vols de scooters, c'est de cela qu'il a été beaucoup question, hier après-midi. Sans pour autant assurer avec certitude des vérités qui ne sont que des suppositions ou des déductions.
Notamment avec des rapports d'enquête qui peuvent laisser planer des doutes, des incertitudes ou des imprécisions.
Ce qui pourrait arranger une défense qui veille au grain et qui tout en reconnaissant la responsabilité de son client fait tout pour démontrer aux jurés que la victime qui aurait 24 condamnations à son actif, pourrait ne pas avoir laissé le choix à l'accusé.
Une évidence, tout de même, et là-dessus tout le monde semble d'accord : le climat qui a baigné dans cette affaire était mêlé de méfiance, de défiance et de violence.
Les langues sont difficiles à délier. Des témoins des faits peu loquaces.
Des témoignages qui font état de la peur qui pouvait régner au point que tout le monde vit armé et est aux aguets, sur les dents, prêt quasiment à dégainer au moindre mouvement.
Comme si nous étions dans un western ou une jungle.
Demain, on entendra l'accusé sur les faits. Il aura du mal à dissuader le jury qu'en tirant 3 balles dans le dos de la victime, dont une à bout portant, qu'il n'ait pas voulu la tuer.
Un des principaux arguments que sortiront tant la partie civile que le Ministère Public qui insisteront, probablement, sur le fait, que rien ne démontrait que la victime était armée le jour des faits et qu'elle mettrait à exécution les menaces qu'on lui prêterait.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Jérémy Clamy-Edroux a 2 jours pour s'expliquer sur les raisons qui l'ont poussé à tuer Riccardo Trepy, le 14 avril 2015 aux Abymes.L'homme, âgé aujourd'hui de 28 ans, est détenu depuis le 16 janvier 2016.

C'est un règlement de compte entre individus défavorablement connus des services de police que la cour d'assises devras juger, aujourd'hui et demain . Un trafic de scooters volés serait le mobile du crime.
Le 14 mai 2015, Ricardo Trepy se faisait littéralement exécuter de 3 balles dans le dos dont une à bout portant.
Des faits survenus à la cour monbruno, section Vieux-Bourg, aux Abymes. Un lieu réputé pour sa dangerosité.
Ce n'est que 8 mois après les faits, grâce à la diffusion d'un portrait, que l'auteur présumé du crime, Jérémy Clamy-Edroux, qui avait pris la fuite après son geste, allait être interpellé.
La victime aurait eue pour habitude de braquer des personnes pour leur dérober leur engin motorisé.
Vol à mains armées qui, comme on peut l'imaginer, ne se faisait pas de gaieté de cœur et était très mal vécu par les victimes.
Ricardo Trepy sortait de prison lorsqu'il a été impliqué dans cette affaire.
Les deux hommes ne s'appréciaient pas et chacun se méfiait de l'autre.
Leurs épisodes de vie et de fréquentations laissaient apparaître qu'un jour ou l'autre ces deux là s'affronteraient et l'un des deux resterait au sol.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

6 mois ferme de prison pour avoir menacé de mort un gendarme !C'est la décision prise par le tribunal correctionnel de Basse-Terre à l'encontre de Billy Sabas.Le garçon n'avait pas apprécié qu'il soit interpellé pour des faits qu'il disait ne pas avoir commis.


Force doit toujours rester à la loi. C'est le principe qui a été appliqué par le tribunal correctionnel de Basse-Terre dans l'affaire opposant un multi récidiviste à un gendarme.
Le 7 novembre dernier, à Deshaies, alors que Billy Sabas n'était sorti de prison que depuis quelques heures, il s'en est pris à quelqu'un d'autre et le ton serait monté entre lui et son vis-à-vis, entrainant des insultes et le soupçon d'un vol.
Il allait être interpellé par les gendarmes de la commune qui allaient le placer en garde à vue.Sauf que celle ci allait mal se passer.
L'individu déjà connu pour des faits de violences s'est tout simplement excité et a décidé de mettre à mal sa cellule.
Attitude qui a entrainé l'intervention des gendarmes qui le gardait.
Ce qui a déplu encore davantage Sabas qui dans la foulée de sa colère a menacé de mort un des gendarmes qui venaient le calmer.
Ce dernier a décidé de déposer plainte et c'est, entre autre cette plainte qui était jugée, vendredi après midi et qui venait s'ajouter à la poursuite de vol avec violence.
Billy Sabas s'est vu prononcer un mandat de dépôt à l'audience, ce qui a entrainé à le reconduire derrière les barreaux.
Il sait désormais que menacer quelqu'un, qui plus est une personne dépositaire de l'ordre public, est un délit passible d'être puni par la loi.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Après une cavale d'une année pour un vol aggravé d'un scooter, Jean-Luc Laville était Interpellé jeudi sur le territoire de la commune de Trois-Rivières, par les effectifs du Commissariat de Capesterre Belle-Eau, assistés des hommes du Groupe d'intervention du GIPN. Présenté en comparution immédiate, il a été condamné hier soir à une peine de 18 mois d'emprisonnement.

Direction "la Prison", hier soir, pour Jean-Luc Laville.
Celui qui était recherché depuis un an par les services de police et qui avait été interpellé il y a 2 jours, à Trois-Rivières, par les policiers du commissariat de Capesterre Belle-Eau, assistés des renforts du GIPN, a été jugé et condamné par le tribunal correctionnel de Basse-Terre devant lequel il comparaissait.
Reconnu coupable du vol aggravé d'un scooter, affaire dans laquelle des armes étaient impliquées, il a écopé, pour ce dossier d'une année ferme de prison.
Année assortie de 6 mois supplémentaires puisque le sursis de mise à l'épreuve qui courait toujours a été révoqué et transféré sur son casier. Le garçon avait été, en effet, recadré à plusieurs reprises par le juge d'application des peines puisqu'il ne respectait pas ce sursis.
En état de récidive légale, condamné déjà pour des faits de violences à 3 reprises, celui qui a déjà séjourné 7 ans en prison sur les 33 de son existence et pour lequel le casier judiciaire fait état de 14 comparutions s'est également vu assortir un suivi socio judiciaire sur 5 ans.
Sollicité par son avocate pour obtenir une liberté conditionnelle avec un accompagnement plus qu'un enfermement, le tribunal a refusé cette peine alternative eu égard au passé judiciaire du prévenu.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Le verdict est tombé ce soir aux Assises de Basse-Terre.Benoît William a été reconnu coupable du meurtre de Tony Issorat commis le 3 février 2016 à St Claude et condamné à la peine de 15 années de réclusion criminelle. C'est moins que ce qui avait été requis par l'avocat général. En effet, Danielle Drouy-Ayal, la Procureur Générale, avait réclamé 18 ans.

15 ans de réclusion criminelle. C'est, en effet le verdict ce soir de la cour d'assises de Basse-Terre à l'encontre du meurtrier de Tony Issorat.
Benoît William a été reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés...
Mais au regard de la peine de 30 ans encourue et de 18 années requises, on peut dire, raisonnablement, que la projection des images de la vidéo surveillance qui a filmé le meurtre et qui ont été projetées à l'audience n'ont pas perturbé les jurés.
En effet, on aurait pu penser que l'impact de cette première devant la cour d'assises de Basse-Terre aurait reçu plus d'échos.
Du côté des parties civiles, on est donc, ce soir, mitigé même si le quantum d'une peine telle quelle soit ne peut remplacer la vie.
Du côté de la défense, par contre, on se satisfait d'autant qu'on n'aurait pas été surpris de s'entendre prononcer entre 20 et 25 années de réclusion.
Il reste qu'il faut tout de même souhaiter aux proches de la victime qu'ils ne seront pas trop longtemps marqués par les images projetées à l'audience, d'une part.
Et que d'autre part, l'accusé saura saisir cette seconde chance qui lui est offerte ce soir de se faire soigner, de revoir ses fréquentations et de s'éloigner des produits stupéfiants.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Plus qu'un grand moment de l'histoire de la cour d'assises qui fera date, on a vécu, hier soir, pendant 20 minutes, un moment épouvantable de ce que peut offrir de plus terrible un procès.
La mort en direct d'un être humain tué de 8 coups de couteau, en l'espace de 16 secondes, par un autre être humain.


Effrayant. Ce moment, une première devant la cour d'assises, a été vécu par les proches de la victime, l'accusé, sa famille et ses amis; la cour, les jurés et l'ensemble des parties présentes dans cette affaire.
Epouvantable. Un drame commis en plein jour, dans l'indifférence absolue, avec un sang froid affolant.
Dans une salle d'audience recueillie, traversée par une ambiance funeste, les yeux mouillés, rivés sur les 2 écrans, chacune de la cinquantaine de personnes présentes à cet instant précis, a vécu les images de la projection de la vidéo surveillance la gorge nouée.
Ce n'était pas du cinéma, mais, hélas, une bien triste réalité.
Comment arriver à tuer pour un joint de cannabis ?
Comment le faire sans que ceux qui assistent à ce drame ne lèvent pas un doigt pour freiner cette spirale déferlante d'une violence inouïe ?
Les images vécues en direct hier soir de cette mort injuste ne sont probablement pas prêtes de s'effacer de l'esprit de ceux qui les ont vues.
Pourtant, en fin de journée, lorsqu'il s'agira pour les jurés de se retirer pour délibérer, ils devront tout faire pour ne pas se laisser envahir par leur émotion pour juger, en toute équité et lucidité, en leur âme et conscience, un accusé qui n'a rien fait pour éviter cela.

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Les procès pour meurtre se suivent mais ne se ressemblent pas devant la cour d'assises de Basse-Terre.Aujourd'hui et demain, c'est de la mort d'un déficient mental, en fuite, interné au Centre Hospitalier Spécialisé de Montéran, dont il sera question.

Depuis cet après-midi, on évoque les faits, dans le procès pour meurtre de Benoît William. La cour d'assises a interrogé les principaux témoins des faits.
Ceux qui ont vécu les évènements... et qui ont pris la fuite lorsqu'ils ont vu l'accusé frapper à mort Tony Issorat.
Dans ce dossier, 4 d'entre eux ont été poursuivi pour non assistance à personne en danger.
Depuis plus d'une heure maintenant, c'est l'accusé qui est interrogé sur ses actes.
Benoît William, par les réponses apportées et le comportement choisi, de toute évidence, ne semble pas avoir mesuré la gravité des poursuites qui pèsent contre lui et qui font de lui un meurtrier déterminé.

MORT DE 8 COUPS DE COUTEAU POUR 50 GRAMMES DE CANNABIS !

Mort pour 50 grammes d'herbe de cannabis. Une dette qui durerait, selon l'accusé, depuis 6 mois. C'est la raison pour laquelle Benoît William a frappé de 8 coups de couteau en 16 secondes, vidéo à l'appui, Tony Issorat.
"Quand je suis énervé, je suis énervé, je n'entends rien. J'avais besoin de mon argent pour payer les couches de mon enfant".
Ce sont les explications portées par un accusé qui montre qu'il était déterminé, au point d'effrayer ses amis, dont 4 sont poursuivis pour non assistance à personne en danger, des individus qui ont assisté au crime et qui au lieu de calmer ou de dissuader Benoît William ont préféré prendre la fuite.
Tony Issorat, deux fois plus âgé que son agresseur, personne vulnérable pour être déficient mental, ayant déjà séjourné à 8 reprises au Centre Hospitalier Spécialisé de Montéran, tremblait, a titubé puis s'est écroulé sous les coups répétés, rapides, appuyés, violents d'un accusé déchainé qui va passer sa rage sur lui.
Il va l'acculer, le coincer et le frapper jusqu'à ce que mort s'en suive. La victime va mourir sur place, dans l'indifférence la plus totale.
Une caméra de surveillance de la ville va filmer la scène. La mort en direct. Une vidéo prévue pour être diffusée plus tard à l'audience et qui pourrait accabler un accusé qui explique son attitude par le fait que la dette de la victime l'a énervé au point de "voir noir" et de ne plus savoir combien de coups de couteau il avait donné ni sur quelles parties du corps il avait frappé.
Ce sont ces expressions et ses explications. Très faibles par rapport au déferlement d'une violence dévastatrice.
Benoît William va ensuite prendre, à son tour, la fuite. "Je suis parti direct", a t-il précisé, après avoir vu la victime effectuer 5 pas mais sans la voir chuter ni la poubelle tomber avec elle.
Un récit qui contraste avec le témoignage de la seule de la dizaine de passants qui s'est approchée d'une victime qui rendait l'âme, dans une souffrance atroce.
Le procès se poursuit demain avec les réquisitions et plaidoiries.
Des réquisitions attendues très fortes.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Miguel Célestine a été reconnu coupable, cet après-midi, par la cour d'assises de Basse-Terre, du meurtre de Ménélik Henry commis à l'aide d'un couteau à cran d'arrêt, le 9 novembre 2014 à Grand Camp Abymes lors d'une soirée "bouyon".
Il a écopé de 10 années de réclusion criminelle.
C'est moins que les réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé une peine pouvant aller de 13 à 15 ans et encore moins que les 30 ans maximum qu'il encourait.
A l'issue du verdict, le bâtonnier Gérard Dérussy, l'avocat des proches de la victime, constitués parties civiles, trouve cette peine équilibrée. Du côté de la défense, Miguel Célestine semblait accuser le coup. Il ne s'y était manifestement pas préparé au point d'envisager d'intercéder appel; ce qui pourrait être risqué.
Ayant déjà purgé 3 ans, condamné à 10, il pourrait, avec le jeu des remises de peine, sortir de prison d'ici 3 années.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

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