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Dans le procès pour assassinat pour lequel étaient poursuivis 4 jeunes âgés aujourd'hui de 19 à 21 ans, pour des faits remontant au 27 avril 2015, aux Abymes, le verdict est tombé, vendredi soir, devant la cour d'assises des mineurs, au terme de 4 heures de délibéré. Les qualifications criminelles ont été revues à la baisse et les
peines prononcées sont en deçà des réquisitions : elles vont de 9 ans d'emprisonnement à 20 années de réclusion.


La cour d'assises des mineurs a requalifié et atténué les poursuites pour lesquelles les 4 jeunes assis dans le box depuis lundi étaient visés.

Le jury a écarté la préméditation et donc l'assassinat; mais il est allé encore plus loin dans sa clémence en éliminant l'acte volontaire de tuer et par conséquent le meurtre.
Les 4 jeunes aujourd'hui âgés de 19 à 21 ans ont été reconnu, par conséquent, coupables de violences volontaires ayant entrainées la mort sans intention de la donner.
Ils ont écopé de peines allant de 9 ans d'emprisonnement à 20 ans de réclusion, alors que 15 à 22 ans avaient été requis contre eux.
Les deux mineurs sont les deux pour lesquels la peine est la moins forte : 9 et 10 ans.
Le fils de la victime, par contre, écope de la peine la plus lourde : 20 ans et celui qui a craqué l'allumette qui a permis d'immoler le corps s'est vu attribuer 16 ans.
La présidente de la cour d'assises a motivé ce verdict en expliquant que les 4 jeunes ont été dépassé par les évènements.
Ayant voulu, au départ, faire peur à leur victime, ils se sont vite retrouvés dans une situation qu'ils n'ont pas été, ensuite, capable de maîtriser.
La vapeur de l'essence ayant été un catalyseur de cette flambée qu'ils n'ont pas pu ni su, après, contrôler.
Un jeu stupide et dangereux qui les a manifestement marqué et dont ils se souviendront probablement toute leur vie, eux qui n'avaient jusque là aucune trace à leur casier judiciaire.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Le mouvement des gardiens de prison atteint, aussi, la Maison d'Arrêt de Basse-Terre. Si hier, le mouvement, qui se veut solidaire et pacifique, est resté à l'intérieur de la prison; aujourd'hui, il s'est montré plus visible en bloquant les accès au bâtiment.
Le métier de gardien de prison est devenu, au fil des années, un sacerdoce.
A la maison d'arrêt de Basse-Terre, décrite comme "la prison de la honte", exercer une telle profession demande beaucoup de sacrifices.
Rodrigue Racon de Force Ouvrière évoque le quotidien difficile d'un gardien de prison à Basse-Terre. 
Le mouvement des gardiens de prison de la Maison d'arrêt de Basse-Terre débuté hier se poursuit aujourd'hui, dans le calme, le dialogue et le respect.Une attitude appréciée du Directeur de l'établissement.
Les conséquences de ce mouvement sont réelles et lourdes. Aucune audience ne peut se tenir au palais de justice. Aucun détenu n'a pu sortir de sa cellule.
Le procès devant la cour d'assises des mineurs, ouvert hier avec 4 accusés dans le box, a été suspendu. Les audiences de remise de peine également n'ont pas pu se tenir.
Les avis sont partagés et nuancés du côté des avocats qui sont sur le procès pour assassinat ouvert hier et qui implique 4 jeunes dont 2 étaient mineurs au moment des faits.
 CONSEQUENCES 
Sans faire de bruit, dans le calme et le silence, le mouvement de colère des gardiens de prison de la Maison d'arrêt de Basse-Terre fait preuve, depuis hier, d'une grande efficacité.
Sans excès, leur blocage aux accès de l'établissement n'a rencontré aucune opposition, ni aucune altercation.
Avec ce mouvement pacifique des gardiens de prison, à Basse-Terre, c'est donc toute la chaîne judiciaire qui est perturbée, voir paralysée.
Une situation compliquée qui ne peut pas durer dans le temps eu égard aux lourdes conséquences mais également aux importants préjudices que cela peut entrainer...
Mais cette stratégie des gardiens de prison est probablement l'une de leurs armes dissuasives qui peuvent faire entendre raison et sagesse surtout si, comme il l'est reconnu, partout et notamment à la Maison d'arrêt de Basse-Terre, exercer aujourd'hui est devenu depuis trop longtemps un "enfer" dont on sort meurtri.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

La Justice faisait sa rentrée solennelle vendredi, à Basse-Terre avec la Cour d'Appel et le Parquet Général.
Une rentrée mêlée de doutes et d'espoirs.
Si la criminalité a baissé avec par rapport à 2015 et 2016, 32% de crimes en moins...
En matière d'effectifs, on fait la grimace et on se serre la ceinture, notamment au niveau des différents greffes puisqu'il manque 25 personnels de greffes sur Basse-Terre, Pointe-à-Pitre et St Martin; et en matière d'infrastructures, le Palais de justice de Pointe-à-Pitre pour lesquels les travaux sont prévus d'être terminés en juin prochain avec une installation du mobilier en juillet, l'entrée des personnels en septembre et une inauguration pour le 15 octobre s'avère déjà trop petit. Plusieurs juridictions ne trouveront pas de place.

Du côté du Parquet Général, aussi, on est partagé entre craintes et optimisme.
Certes la criminalité est en baisse même s'il faut se donner une dizaine d'années pour se faire une bonne opinion... car les chiffres peuvent évoluer très vite...
Il reste que 3 priorités se dégageront en matière de politique pénale :
* la lutte contre le trafic de stupéfiants
* les atteintes à la probité
* et la fraude fiscale.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Comment un fils de 18 ans peut-il arriver à immoler son père, vivant ? Et entrainer dans cette spirale infernale 3 de ses camarades dont 2 mineurs, lycéens ?C'est ce crime effroyable auquel seront confrontés à compter de ce matin les jurés de la cour d'assises des mineurs.

Ils auront face à eux 4 jeunes âgés de 17ans pour deux d'entre eux et 18 ans pour les deux autres, au moment des faits.

Le soir du 27 avril 2015, dans un appartement de Pointe-à-Pitre, ils ont pénétré, sans effraction, chez le père de l'un des 4 accusés, l'ont immobilisé avant de l'arroser d'essence puis ont craqué une allumette avant d'assister à son agonie.
Une atrocité commise parce que le père s'était opposé à ce que son fils avec ses complices ne s'abrogent le droit de planter de l'herbe de cannabis sur le terrain de la victime, installé à Marie-Galante.
Les 4 garçons, qui ont tous les 4 un casier judiciaire vierge, sont détenus depuis le 30 avril 2015 pour deux d'entre eux et depuis le 21 mai 2015 pour les deux autres.
Ils vont se retrouver côte à côte durant 5 jours pour évoquer cette soirée dramatique.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Le verdict est tombé dans le procès qui se tenait depuis mercredi devant la Cour d'Assises de Basse-Terre.
Gilbert Marcellin a été condamné à 8 ans d'emprisonnement pour des faits survenus le 26 janvier 2016 à Capesterre Belle-Eau où il avait tiré à l'aide d'une arme à feu sur un autre homme originaire de la commune le blessant à une main.
Les faits de tentative de meurtre ont été requalifiés en violences volontaires ayant entrainées une ITT de 30 jours.
Et, comme il fallait s'y attendre, sa compagne qui n'était en rien concernée par ce dossier de troc de bijoux, a été acquittée.
 
UN VERDICT EQUITABLE 
Equité respectée devant la Cour d'assises de Basse-Terre, dans le procès qui concernait Gilbert Marcellin et sa compagne.
En condamnant à 8 ans d'emprisonnement l'auteur des faits incriminés et en acquittant celle qui l'accompagnait cet après-midi du 26 janvier 2016, le jury a d'une part suivi les réquisitions de l'avocat général qui avait requis 8 à 10 années de prison et le maintien en liberté de la compagne, mais d'autre part, et surtout, redonné sa véritable dimension à des faits qui auraient très bien pu être correctionnalisés et non traduits devant une cour d'assises.
En effet, la cour a requalifié, en atténuant la qualification criminelle, la faisant passer de tentative de meurtre à violences volontaires ayant entrainées un ITT de 30 jours.
Par ailleurs, en écartant la moindre responsabilité à attribuer à la compagne du principal accusé, le jury a également rétabli l'équité qui n'aurait jamais dû faire défaut dans cette affaire en disculpant totalement cette jeune femme au parcours exemplaire, entraînée à son insu et contre son gré par son compagnon dans ce désir de règlement de compte.
Au moment du prononcé du verdict, toutes les parties étaient satisfaites.
La peine correspondait à la réalité des faits qui étaient reconnus à leur juste proportion et la complicité de tentative était écartée au profit d'un acquittement d'une grande logique.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Depuis mercredi matin, place à un autre crime de sang.
Celui qui implique un couple : Gilbert Marcellin et sa compagne à qui il est reproché, pour le premier, une tentative de meurtre. Pour la seconde, une complicité.
Des faits qui se sont produits le 26 janvier 2016 à Capesterre Belle-Eau et qui se rapportent à un "troc" de bijoux en or.

Mathieu Kominina aurait pu perdre la vie le 26 janvier 2016 pour 4 carats.
Cet après-midi là, à Capesterre Belle-Eau, il a essuyé un tir par arme à feu de la part de Gilbert Marcellin avec lequel il avait un différent, depuis plusieurs années, à propos d'un "troc" de bijoux.
Il aurait, en effet échangé un bijoux de 18 carats avec son vis-à-vis, sauf qu'en retour celui ci lui aurait remis un bijoux de 14 carats.
Une différence de 4 carats qui allait entrainer entre les 2 hommes une animosité au point qu'ils se menacent, s'invectivent et se provoquent à chaque rencontre.
Le jour des faits, chacun se sachant armé s'est crû autorisé à faire monter la pression et c'est Marcellin accompagné de sa petite amie, qui allait se montrer plus agressif et tirer le premier atteignant Kominina à la main.
Blessure qui allait entrainer une ITT de 30 jours.
D'abord poursuivis pour tentative d'assassinat et complicité, eu égard probablement aux altercations précédentes, la qualification criminelle allait par la suite évoluer en tentative de meurtre et complicité envers ce couple de 33 et 32 ans qui est appelé à comparaitre jusqu'à vendredi dans le box de l'accusation.
Gilbert Marcellin, notamment, n'est pas un inconnu de la justice puisque son casier judiciaire fait état de 12 mentions pour, principalement, des faits de violence et d'utilisation de produits stupéfiants.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Edwin DALRYMPLE a été reconnu coupable d'assassinat et a écopé de 15 années de réclusion criminelle.
On est loin du maximum de la perpétuité, mais également des 20 années requises par l'accusation tout comme des 30 années, le maximum pour un homicide volontaire.
Autant dire que le jury de 9 membres dont 6 jurés populaires avec une présence de 3 femmes et 3 hommes chez ces derniers, entourés des 3 femmes magistrates professionnelles, tout en reconnaissant la préméditation a tout de même voulu accorder au jeune accusé de 25 ans une seconde chance pour se réhabiliter.
Du côté de la défense on se voulait relativement serein par ce verdict pour lequel on avait plaidé l'apaisement et une forme de clémence.
Du côté des parties civiles, on s'attendait au moins à l'application et suivi strict des réquisitions de 20 ans.
Une différence de 5 années favorable à l'accusé surtout s'il bénéficie, par la suite d'une réduction de peine en fonction de son comportement en prison.
Mardi soir, chacun, en tous les cas, savait que 15 ou 20 ans ne changeait rien à la mort de Gary PONIN qui ne reviendrait pas et qui a laissé ce matin du 13 septembre 2015 un orphelin de 12 ans.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

2ème jour du procès d'Edwin Dalrymple devant la cour d'assises de Basse-Terre. L'homme comparaît depuis hier après-midi pour le meurtre de Gary Ponin survenu le 13 septembre 2015, devant une discotèque de Saint-François. 

Il sera difficile, aujourd'hui, à Edwin Dalrymple, lorsque l'on évoquera les faits, de dire qu'il n'a pas tiré pour tuer.
Surtout après l'audition des deux experts en balistique et du médecin légiste dont les auditions seront capitales.
Notamment pour l'accusation.
Elles suivront le rapport de cet après-midi du directeur d'enquête qui a précisé que l'accusé aurait tiré à 3 reprises et que c'est la 3e balle qui aurait atteint la victime, Gary Ponin, en pleine tête. Un tir exécuté à très courte distance.
Des précisions qui font "mouche"; mais cette fois à l'encontre du tireur.
La distance du tir, la partie du corps visée et atteinte, la dangerosité de l'arme utilisée sont autant d'éléments qui enfoncent l'accusé.
Tout comme le fait de s'être renseigné sur la présence sur le site de la victime, la venue du tireur avec son arme chargée, l'attente puis le passage à l'acte.
Une détermination qui a duré de très longues minutes, peut-être même des heures que n'a pas exploité l'accusé pour changer de procédé et abandonner ce parcours qui allait le conduire à commettre un acte criminel.
C'est de tout cela qu'il sera question demain et que suivra un public fourni des deux côtés de la barre avec ceux qui soutiennent les proches de la victime et ceux qui accompagnent Edwin Dalrymple dans le cheminement qu'il s'est choisi d'assumer en toute connaissance de cause.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

L'année judiciaire 2018 aux assises commence aussi fort qu'elle s'est terminée et qu'elle s'est déroulée en 2017. 6 dossiers seront jugés au cours de la session qui s' est ouverte ce lundi après-midi et qui doit s'étendre jusqu'au 8 février prochain. Dans le box de l'accusation, Edwin Darlrymple. Un St Franciscain de 25 ans, exploitant agricole, à qui il est reproché d'avoir tué d'un coup de feu tiré en pleine tête, le matin du 13 septembre 2015, Gary Ponin alors que ce dernier sortait d'une discothèque de la commune. Un geste que l'accusé est soupçonné d'avoir prémédité.

L'humiliation est un plat qui se mange froid. Est-ce pour cela que le 13 septembre 2015 à St François, Edwin Darlrymple a abattu d'un coup de feu en pleine tête, Gary Ponin qui lui reprochait d'avoir volé sa moto ?
Ce dernier l'aurait frappé à plusieurs reprises et humilié publiquement en lui donnant, notamment, un coup de coutelas sur les fesses avec le plat de l'arme.
Une victime dont l'ami aurait tué quelques années plus tôt le frère de l'accusé qui aurait emmené à ce que celui ci rumine depuis ce temps là une vengeance qui finirait par arriver.
Le matin des faits, le 13 septembre 2015, alors que Ponin quittait la discothèque où il venait de s'amuser avec ses amis, il a reçu une décharge de plombs qui ne lui a laissé aucune chance de s'en sortir.
Un acte volontaire, anticipé et préparé, avec l'intention manifeste de tuer. Ce sont les conclusions de l'instruction qui conduisent aujourd'hui et demain à juger l'accusé pour assassinat.
L'accusation devra durant les deux jours du procès faire la démonstration de la préméditation de l'acte face à une défense qui tentera d'expliquer les motivations du geste d'un accusé probablement irrité qui n'a pas su se maîtriser et voulu se faire justice lui-même.

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Assassinats, meurtre, viols... on prend les mêmes et on continue.La cour d'assises va s'attacher durant les 3 semaines qui viennent à tenter d'expliquer et de résoudre; souvent l'insoutenable.

Mort pour un vol présumé de moto, associé à une supposée vengeance personnelle pour le décès d'un frère.
Echappé de peu à la mort pour un troc de bijoux.
Immolé par son propre fils, mineur, et les amis de celui ci pour des conflits de cannabis et d'alcool.
Tué pour une bouteille de bière.
Violée par son petit ami au terme de relations troublantes.
Tué à coups de parpaings pour un partage de terrain familial.
Stop ! Arrêtons le massacre !
Et pourtant, c'est une triste réalité qui va se répéter jusqu'au 8 février et à laquelle vont être confrontés des jurés populaires qui devront faire preuve de lucidité et de sang froid pour maîtriser ces 6 dossiers pour lesquels les faits remontent entre 2011 et 2016 .
12 accusés, parmi lesquels 2 femmes, vont prendre place dans le box.
Certains seront seuls. D'autres seront 2, 3 ou 4 selon les faits.
Une pluralité qui accentue la gravité et démontre, parfois, surtout lorsque des mineurs sont impliqués, ce qui sera le cas à 2 reprises, la détermination précoce de criminels endurcis.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

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