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Le verdict de l'affaire Forbin vient tout juste de tomber! Le récidiviste écope de 15 années de réclusion criminelle. 

 15 ans, c'est le verdict prononcé, il y a quelques instants, par la cour d'assises de Basse-Terre, à l'encontre d'Iréné Forbin. L'homme a été reconnu coupable d'homicide volontaire sur la personne de Léonard Flatter, commis dans la nuit du 14 au 15 août 2014, à Pointe-à-Pitre.

Un retour en prison où il a déjà passé un long temps de son existence pour avoir déja été condamné à 16 reprises. 

C'est donc, ce midi, sa 17e condamnation. Plus sévère qu'en 2010 après avoir tué quelqu'un d'autre en 2008. Toujours pour des futilités et toujours par arme blanche. Un couteau que Forbin aimait à porter sur lui et qui démontre la dangerosité d'une arme portée sur soi. 

Cette fois, ni les violences volontaires ayant entraînées la mort sans intention de la donner, ni la légitime-défense n'ont trouvé de place au rang des arguments du jury qui les a rejeté tels qu'ils avaient été développés par la défense. Une défense qui n'avait pas le choix et qui a joué au tout ou rien. 

Ce midi, c'est rien, si ce n'est une confirmation de l'accusation de meurtre reconnue, validée et sanctionnée avec un quantum de peine qui reste une moyenne aucx assises observée, notamment en 2016. 

15 ans, c'est tout de même beaucoup moins que les 23 à 25 ans requis par l'avocat général qui avait beaucoup insisté dans ses réquisitions sur le caractère dangereux de l'accusés récidiviste. 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 
 
Jugé depuis hier, pour meurtre, à la cour d'assises de Basse-Terre, Iréné Forbin joue la carte de la légitime défense.  
 
Iréné Forbin n'a pas dit son dernier mot. il veut croire en la dernière petite chance qui lui reste de convaincre qu'il aurait réagit et pas agit! En fait, qu'il se serait défendu et n'aurait pas attaqué. Que sa réponse, certes fatale et définitive, n'était qu'une réaction à une agression au coutelas dont il aurait, d'abord, été victime et que par conséquent, c'était sa vie qui était en jeu.Son acte serait donc une légitime défense. 
Son avocate estime cette contre-attaque légitime puisque l'on ne serait pas loin d'évoquer cette légitime défense. Au pire, des violences volontaires ayant entraînées la mort sans intention de la donner. 
Une accusation qui a déjà, hélas, cependant, vu Iréné Forbin l'envoyer en prison pour des faits qui se répéteraient. 
 
Ce qui en la circonstance pourrait le desservir et conduire à le sanctionner plus sévèrement que les 7 années d'emprisonnement pris en 2010. Surtout qu'il n'en avait effectué que 4 et que ce ne sont que quelques mois après sa sortie de prison, qu'il a remis cela! 
 
Le procès est loin, cependant, d'être fini. Rien ne semble acquis. 
 
(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice

La première session d'assises de l'année s'est ouverte hier, au tribunal de Basse-Terre. Iréné Forbin est jugé jusqu'à vendredi pour le meurtre de Léonard Flatter. 

Iréné Forbin n'est, hélas , pas un inconnu de la cour d'assises.

En juin 2010, il a été condamné par cette juridiction à la peine de 7 années d'emprisonnement pour des faits de violences volontaires avec armes ayant entrainées la mort sans intention de la donner qui s'étaient produits le 8 novembre 2008. 

Il était à peine sorti de prison, en 2014, que quelques mois plus tard, dans la nuit du 14 au 15 août 2014, il allait, cette fois, se voir poursuivi pour meurtre, pour avoir frappé, à mort, de plusieurs coups de couteau, Léonard Flatter sur le corps duquel 8 traces de perforations allaient être retrouvées. Des faits qui se déroulent dans un des quartiers chauds de Pointe-à-Pitre, fréquenté par des marginaux, où baignent alcool, drogue et prostitution. 

Un homicide volontaire, issue fatale d'une banale dispute, à propos d'un mobile futile, avec un autre marginal, qui le traduit à comparaître depuis hier après-midi et ce jusqu'à vendredi devant cette même cour d'assises mais composée différemment. Avec de nouveaux magistrats et jurés. 

Agé de 56 ans, ce Gosérien qui porte 16 condamnations à son casier judiciaire, se retrouve, par conséquent, en état de récidive légale. Ce qui en la circonstance est une aggravation conséquente dans l'accusation et qui, de toute évidence, aura un poids certain, lors du délibéré quand il s'agira pour le jury de se déterminer et de prononcer une peine. 

L'accusé est petit, s'exprime difficilement et dit exercer le métier de mécanicien, les rares fois, lorsqu'il n'est pas en prison. 

Fumeur de cannabis et de crack, père de 3 enfants, il subvenait à ses besoins en vendant de la cocaïne. Un état qui découlerait d'une déception sentimentale et de mauvaises fréquentations. 

Le procès d'Iréné Forbin est prévu pour s'achever vendredi. 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

C'est alarmant! La France recense en 2016 plus de 3 millions de crimes et délits. Sans grande surprise, la Guadeloupe se place dans le top 5 des violences commises l'an dernier. 

 

Une explosion de violences! C'est le résultat d'une étude de l'Observatoire national de la délinquance et réponses pénales (ONDRP) sur les crimes et délits de l'année 2016 en France. 

Parmi ces 3, 7 millions de violences enregistrées, la Guyane (1er), la Guadeloupe (4ème) et la Martinique (5ème) se retrouvent en tête du classement. 

En tête, la Guyane dénombre plus de 23 faits de violences pour 1000 habitants, la Guadeloupe plus de 14 et enfin la Martinique pas loin de 12. Mieux, outre ces méfaits, la Guadeloupe possède la 4ème place en terme de cambriolages. Un constat des plus inquiétants pour notre département. 

Guadeloupe Justice vous fait partager quelques petites discussions inédites vues et entendues lors des procès d'assises du Tribunal de Basse-Terre en 2016. 

 

Juge : Que faites-vous dans la vie ? 

Accusé : Je suis chanteur mais mes incarcérations ( 6 au total ) ont perturbé ma carrière musicale. 

 

Accusé : J'évolue dans un miieu dans lequel je me retrouve souvent dans les problèmes. Il faut dire qu'il y a beaucoup de jeunes.

Juge : Oui mais vous n'êtes plus vraiment un jeune homme à 30 ans monsieur ! 

 

Avocat général : Si vous étiez innocent, pourquoi n'avoir pas fait appel ? 

Accusé : L'avocat, il faut le payer et j'ai déjà dépensé plus de 30 000 euros en terme de frais. 

Avocat général : Votre casier fait état de 6 condamnations, depuis le temps, vous connaissez l'aide juridictionnel me semble t'il. Non? 

 

Accusé : Je ne vois vraiment pas pourquoi j'aurais tiré sur des gendarmes. Je n'ai aucun problème avec eux. Je les salue même quand je les croise à scooter! 

 

Témoin : C'est vrai qu'il a tué sa compagne. Mais c'est quelqu'un de gentil. C'est juste qu'il ne faut pas le chercher car quand il s'énerve c'est la troisième guerre mondiale. 

Avocat : Oui on a pu le constater ! 

 

Juge : Vous dites que vous n'avez pas prémédité le meurtre de votre compagne. Pourtant vous cherchiez une arme depuis quelques temps. Que comptiez-vous en faire ? 

Accusé : C'était si l'occasion se présentait. 

 

Accusé : Nos rapports sexuels étaient chronométrés et payants. Pas plus de 3 minutes! 

Juge : Pourquoi persévériez-vous dans cette relation alors ? 

Accusé : Je l'aimais énormément.

 

Juge: Au cours de l'enquête du meurtre de votre compagne,  on a détaillé vos relations difficiles avec les femmes. Pensiez-vous qu'il fallait vous faire suivre ? Non pas avant mon incarcération. 

 

 

Comme pris de démence, un Sainte-Rosien de 20 ans insultait violemment un magistrat et des gendarmes le 22 novembre dernier. En effet, impatient après le renvoi de son affaire, le jeune homme excité lançait des « je vais koker ta chatte sale pute » ou encore « sale blanc » en direction d'une magistrate et des gendarmes. Les insultes auraient duré près de 4 heures de temps! Mieux, le 16 décembre en détention, il frappait un serveillant provoquant 11 jours d'ITT au fonctionnaire. 

Entendu, il déclarait « j'ai mal agis mais j'avais faim » ! 

Le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre a délivré un mandat de dépôt et condamné le jeune individu à une peine d'un an ferme. 

 

5 mois ferme pour « détention et recel de biens provenant d'un délit » . C'est la condamnation d'un jeune Saint-Martinois de 26 ans par le tribunal correctionnel de Pointe-A-Pitre. Et pour cause, le détenu de la prison de Baie-Mahault cachait la modique somme de 1500 euros en espèce, dans son ventilateur! Il était également surpris avec un portable et une carte micro-SD. 

Le prévenu qui s'était pavané avec l'argent sur des photos, se justifiait en déclarant que le butin amassé était le résultat « de la vente de sa cantine »!Le jeune homme est retourné purger sa peine en prison et les produits y compris l'argent ont été réquisitionnés! 

Du nouveau pour les jeunes Guadeloupéens ! En effet, l'ordre des avocats a décidé d'étendre ses services aux moins de 18 ans. La maison de l'avocat acceuille désormais gratuitement ces jeunes à son antenne de Pointe-A-Pitre. 

Contact : 

Maison de l'avocat 12 rue Gambetta 97110 Pointe-à-Pitre 

tél : 0590 91 31 27 

Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

Le ministère public avait requis une peine à la hauteur du crime commis : 30 ans de prison ferme pour avoir poignardé 46 fois sa compagne, Marie-Josée Erassin. Pour autant, après deux heures de délibérations, le jury populaire a condamné Joël Ruffe à une peine de 25 ans de réclusion criminelle avec 3 ans de suivi socio-judiciaire. 

« Popo ( surnom de Joël Ruffe) est méchant avec nous. Ce n’est plus l’amoureux de maman, il a tué maman! Maman criait, je me suis levée y’avait beaucoup de sang par terre et dehors aussi. Et même sur la barrière! j’ai vu maman, couchée ds le salon. Elle avait un couteau là (elle montre son thorax). Popo s’est échappé, il courrait vite. Y’avait un sabre par terre, c’est celui de Popo. Je ne l’ai pas vu tuer maman.» Voici la déclaration poignante de la fille de la victime! Âgée de 6 ans au moment des faits, elle avait retrouvé, le 9 mai 2014, le corps sans vie, de sa mère Marie-Josée Erassin, une jeune Haïtienne de 24 ans. 

De ce crime passionnel de Capesterre-Belle-Eau, il ne reste au final qu'un enchaînement de situations plus accablantes les unes que les autres! 2 enfants en bas âge marqués à vie, une famille meurtrie par l'absence de celle qu'on appelait affectueusement « Ti Jo », un homme comparé à un monstre sanguinaire « Un mamba noir » qui en réalité possède « Un mal être et un mal vivre profond envers les femmes», un multi-récidiviste qui « Aime trop » et qui a du mal à quitter l'élue de son coeur. Quel avenir pour Joël Ruffe? 

« UN ACCUSE QUI MERITE D'ÊTRE SOIGNE ET SUIVI PENDANT TRES LONGTEMPS » 

L'avocat général Eric Ravenet requérait une peine de 30 ans de prison assortie d'un suivi pour « un accusé qui mérité d'être soigné et suivi pendant très longtemps pour éviter qu'il ne récidive». Des réquisitions qui ont abondé dans le sens de la plaidoirie des parties civiles au cours de laquelle Me Jenny Morvan a beaucoup insisté sur le nombre important de 4 femmes tuées cette année là, en Guadeloupe, par leur conjoint. « A 24 ans, elle avait le droit de changer de cap, de vivre autrement. Plutôt que de rester avec un bourreau». 

Du côté de la défense, on a estimé, au cours de 2 plaidoiries, elles aussi remplies d'émotion, tant du côté de Me Sarah Aristide que du bâtonnier Roland Ezelin, " Ce n'était pas la longueur et la durée de la peine qui allaient réduire le nombre de violences faites aux femmes en Guadeloupe. Faire de Joël Ruffe un exemple n'est pas la solution. » 

En condamnant Joël Ruffe à une peine de 25 années de prison avec 3 ans de suivi socio-judiciaire, la cour a statué en insistant bien sur le suivi médical qui, s'il n'est pas respecté, sera augmenté de 5 années supplémentaires. 

 

( Guadeloupe Justice avec Pierre Emmanuel ) 

 

 

Qu'est-ce qui peut bien conduire un homme «Très amoureux» à poignarder 46 fois la mère de son enfant? C'est tout l'enjeu du procès de Joël Ruffe qui comparaît depuis ce matin, devant la cour d'assises de Basse-Terre, pour le meurtre de sa compagne Marie-Josée Erassin. Retour sur ce premier jour d'audience. 

Stoïque, les yeux figés sur le jury, on a du mal à cerner l'homme de 35 ans assis dans le box. Ses motivations quant à elles, sont encore troubles à la veille de l'issue de son jugement. Néanmoins, le médecin légiste est clair : la nature des blessures montrent la violence et la passion du crime. « Même si elle avait survécu, elle aurait été défigurée » Témoigne l'expert. 46 coups de couteaux et coutelas au niveau du visage, de la poitrine et un couteau resté planté en plein coeur! Une scène digne d'un film d'horreur, vécu par deux enfants âgés de 6 et 2 ans au moment des faits. Qui est cet homme? Qu'est-ce qui a bien pu traverser l'esprit de Ruffe ce 9 mai 2014 à Capesterre-Belle-Eau? 

« MERCI MON FRERE, JE ME SENS SEUL DANS MA SOUFFRANCE. JE SUIS CONTENT D'AVOIR PU TE PARLER » 

Des différentes auditions des témoins à la barre, il ressort que l'accusé était un homme «Très amoureux», calme, un introverti qui ne parlait pratiquement pas de sa vie de couple. Il fallait expertiser le portable de son meilleur ami, pour trouver des éléments aidant à comprendre le drame qui s'est produit dans cette petite maison de Capesterre-Belle-Eau. « Depuis hier soir, elle m'injurie» ou encore « Merci mon frere, je me sens seul dans ma souffrance » Se confiait Joël, par sms, quelques temps avant les faits. Il lui prêtait même une aventure extra-conjuguale avec un ami de la famille. Le jeune homme se sentait diminué par sa compagne qu'il disait être une femme autoritaire, pour qui il se sacrifiait financièrement au point de se priver de nourriture. Une femme, qu'il avait peur de perdre, au point de ne plus dormir la nuit et d'avoir des migraines! 

« IL N'ETAIT PAS NET ! » 

Pour autant, la meilleure amie de Marie-Josée dressait un tout autre portrait du concubin. « Il était très jaloux et a même voulu nous séparer une fois. Il la voulait pour lui tout seul. Il n'était pas net! Marie-Josée était ambitieuse et non autoritaire. Joël ne travaillait pas uniquement pour la surveiller. Il buvait et fumait. Cette vie ne lui convenait pas. Elle voulait avancer et lui, la faisait régresser!» C'était sans compter, le témoignage tout aussi accablant de l'ex-compagne de l'accusé. Cette dernière, encore mineure, avait été séquestrée pendant 5 jours dans les bois. En larmes, elle déclare « J'avais des rapports avec lui sous la contrainte. Il était très jaloux. Quand je lui ai dit que tout était fini, il a essayé de m'étrangler. Je l'aimais énormément. Il était méchant, mais il aimait toutes ses compagnes.» Le verdict de cette affaire est attendu demain. 

 

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