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Ce mercredi matin, s'ouvre un nouveau procès d'assassinat devant la cour d'assises de Basse-Terre. Dans le box : 2 accusés.Un St Martinois : Denis Cocks, 28 ans et Cuthbert Robert, dominicais de 31 ans. Il est reproché aux deux hommes d'avoir participé au meurtre par arme à feu, de Rodrigue Cocks (photo ci-contre), 33 ans, commis quartier d'Orléans à St Martin, le 16 février 2014. Une victime défavorablement connue des services de police et de justice et dont la mort a été célébrée en dansant et sans retenue. 
 
Rodrigue Cocks n'était pas bien vu. Ni à St Martin, ni à Sint Marteen. Encore moins quartier d'Orléans, là où il semait la terreur et où il a été abattu de 3 balles tirées à bout portant.
Une véritable exécution! 
Celui qui se surnommait "2-Pac" et qui avait tatoué ce nom sur son sein droit et son bras gauche était considéré comme un "bad boy". Un mauvais garçon qui avait déjà été condamné à deux reprises et incarcéré pour des faits commis sur les deux parties de l'île.
En partie française, de novembre 2003 à septembre 2005, pour vol avec violences. Et en partie hollandaise, d'août 2009 à octobre 2012 pour des faits de viol. 
Lorsqu'il a été abattu, le quartier dansait et chantait, comme soulagé d'un poids et délivré d'une menace. Une menace qui s'était opposée à son cousin au point de s'affronter entre eux.
Le 16 février 2014, Denis Cocks se décidait à agir et accompagné d'un complice, Cuthbert Robert, il allait tendre un piège à la victime qui allait être abattue.
Pendant 3 jours, il s'agira de dénouer le vrai du faux et de déterminer le rôle que chacun des deux accusés a joué dans cette affaire.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 
Le verdict est tombé ce soir dans le procès de Sébastien Jean-Baptiste. L'homme a été reconnu coupable des faits pour lesquels il était poursuivi et a écopé de 8 années d'emprisonnement. Le Ministère Public avait requis 10 ans de réclusion.C'est donc légèrement moins que les réquisitions de l'avocat général.
 
Déception d'un côté; satisfaction de l'autre. C'est souvent le lot traditionnel aux assises où il est rare qu'un verdict satisfasse les deux parties. Le procès de Sébastien Jean-Baptiste  n' y a pas échappé.
Mardi soir, à l'issue du prononcé du verdict, les frères de la victime ne comprenaient pas que le jury soit allé en dessous des réquisitions de l'avocat général qu'ils avaient déjà trouvées douces. 8 ans d'emprisonnement au lieu de 10 années de réclusion criminelle.
Ils étaient encore plus en colère lorsque leur avocat leur a expliqué qu'avec le jeu des remises de peine, celui qui avait tué leur frère pourrait se retrouver dehors d'ici 2 à 3 ans pour avoir déjà passé 2 ans derrière les barreaux.
Plus que les indemnités qu'ils vont recevoir, c'est surtout le quantum de la peine qui les intéressait.
L'argent pour eux était secondaire; ce qu'ils attendaient, c'était que la mort de leur frère soit beaucoup plus sévèrement punie.
Leur avocat avait beau leur démontrer que l'accusé avait reconnu les violences mais pas l'intention de tuer; tout comme d'ailleurs l'a également admis le jury, composé de 6 jurés populaires, 3 femmes et 3 hommes; cela ne leur convenait pas.
Difficile dans ces conditions d'entamer un deuil et d'être soulagé et c'est donc déçus, fâchés et énervés qu'ils sont partis, laissant leur avocat suspendu à l'espoir de voir cette colère disparaître pour accepter finalement la justice qui avait été rendue.
Du côté de la défense, on comprenait ce sentiment au goût d'inachevé tout en étant soulagé de savoir que la justice n'était pas allée trop loin dans la sanction d'un acte mal maîtrisé aux lourdes conséquences.

 ( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

 
Sébastien Jean-Baptiste sera fixé ce soir sur le sort qu'entend lui réserver la cour d'assises de Basse-Terre.Poursuivi pour violence avec arme ayant entrainé la mort sans intention de la donner, hier, lors de son audition sur sa personnalité, on a eu droit à un accusé très bavard.Peut-être un peu trop.
Cela devait faire probablement longtemps qu'il n'avait parlé à quelqu'un.Et cela peut se comprendre. Lui qui n'est bien nulle part et ne serait compris de personne !
Sébastien JEAN-BAPTISTE est bavard... Très bavard... Trop bavard !
Hier, il s'est lâché. Lui, le mal aimé, celui que l'on rejette partout. C'est ce qu'il dit.
C'est la faute à l'autre; rien qu'à l'autre; toujours à l'autre.
Son enfance ballotée, son adolescence perturbée, sa jeunesse bafouée; sa vie sacrifiée... Toujours par la faute des autres.Père distant, mère rejetée, scolarité inachevée, non diplômé, sans domicile fixe, égaré de la société. Pauvre garçon. Triste histoire.
Cavale, cabale, délinquance juvénile, en fuite, en chasse, en fugue, l'alcool, la drogue, les filles, les femmes, les gosses...Complètement déboussolé, déconnecté de la réalité, sans repère, ni valeur...
 
Portrait d'un homme sans foi ni loi 
 
Le portrait d'un garçon qui a grandit sans codes, sans base, livré à lui-même et vite indépendant au point de dépendre de tout sans rien avoir.
Pas bien dans sa peau, ni dans son corps, encore moins dans sa tête... même s'il parle... Beaucoup. Beaucoup trop avec un petit air narquois de supériorité, au point de dénigrer une partie des autres auxquels, pourtant, il ressemble tant mais dont il ne veut surtout pas s'assembler.
Sébastien JEAN-BAPTISTE, sans foi ni loi, sait faire la différence entre le vrai et le faux; le bien et le mal.
Hier, dans sa longue lithanie, il l'a reconnu.
Ce soir, les jurés lui feront voir une réalité dont il semble jusque là tellement détaché et qui pourtant lui colle à la peau comme une grosse tâche dans un parcours de vie cahotique.
Retour en prison pour Léon BERTRAND ! C'est la décision de la Cour d'Appel de Basse-Terre qui a pris cet arrêt ce mardi matin dans l'affaire de corruption et de favoritisme dans laquelle était poursuivi l'ancien Ministre du Tourisme, ancien Député-Maire de St Laurent du Maroni et Président de la Communauté des Communes de l'Ouest Guyanais.
 
Léon Bertrand a été condamné plus sévèrement qu'en première instance.Il écope cette fois de 3 ans ferme d'emprisonnement avec mandat de dépôt à l'audience contre 2 ans dont 4 mois avec sursis simple précédemment.
Il avait d'abord été jugé le 4 juillet 2013 par le Tribunal Correctionnel du TGI de Fort-de-France puis il avait interjeté appel devant la cour d'appel de Fort-de-France qui avait pris un arrêt le 2 octobre 2014.
 
80 000 euros d'amende à verser 
Arrêt qui avait été cassé par la cour de cassation de Paris pour être rejugé cette fois par la cour d'appel de Basse-Terre.
L'amende reste la même : 80.000 euros à verser ! Par contre, sa privation des droits civils, civiques et de famille augmente également, passant de 2 à 3 ans.
Avec la mandat de dépôt à l'audience prononcé, le prévenu peut donc tout de suite être interpellé et incarcéré.
Léon BERTRAND a 5 jours pour se pourvoir en cassation devant la Cour de Cassation de Paris.
Rappelons que les faits pour lesquels l'ancien élu politique était poursuivi remontaient aux années 2003 à 2009.
Léon BERTRAND qui est actuellement en Guyane n'était pas présent à l'audience lorsque l'arrêt a été rendu.
Rien ne l'y obligeait. L'homme ira t-il en cassation ou va t-il accepter ce dernier jugement.
Affaire à suivre...
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice
Ce lundi, dans le box des accusés, Sébastien Jean-Baptiste comparaît aux assises de Basse-Terre. Il est reproché à l'accusé d'avoir frappé mortellement Thierry Pies à l'aide de pierres, le 19 juin 2015 au Moule.
 
C'est un vol présumé de vélo qui serait à l'origine de la rixe mortelle qui a opposé le soir du 19 juin 2015 au Moule l'accusé, Sébastien Jean-Baptiste, et sa victime, Thierry Pies. Une victime, décédée 6 jours après les faits, des suites de blessures à la tête provenant de jets de pierres. Ce n'était pas la première fois que les deux hommes s'affrontaient à propos de ce vélo. 
Mais, le soir du 19 juin 2015, les évènements ont pris une autre dimension. 
 
Des coups très violents portés à la tête
 
Mais, le soir du 19 juin 2015, les évènements ont pris une autre dimension. Devant leur tournure, Thierry Pies partie se réfugier chez lui était revenu avec un coutelas. Mais, atteint d'un jet de pierre à la tête, il s'est effondré. 
L'occasion choisie par l'accusé pour poursuivre son agresssion et à nouveau atteindre, toujours à l'aide de pierre et toujours à la tête, une victime déjà sérieusement blessée. Tout cela en présence de nombreux témoins! 
L'interpellation de Jean-Baptiste, par les gendarmes, s'est averée par la suite musclée. 
Un accusé plus âgé de 11 ans que sa victime : 48 contre 37. Deux hommes qui se connaissaient pourtant depuis de nombreuses années et qui n'ont pas hésité à s'affronter à coups de jets de pierre au point de conduire au décès de l'un deux. 
Une fois de plus, les jurés de la cour d'assises vont donc se retrouver face à un mobile futile. Avec des violences exercées à l'aide d'objets dangereux sans avoir pu maîtriser ses gestes et peser avec lucidité les lourses conséquences qui pouvaient en découler. 
 
(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 
 
 
 

Hier, Le jury populaire a condamné Karim Christophe, l'auteur du coup de feu mortel à l'encontre de Manoah Mapolin à 12 ans de prison, son frère et complice Hadja a lui écopé de 5 ans ferme ! Nicolas Robin, soupçonné de complicité dans cette affaire, ressort du tribunal, complètement blanchi puisqu'il a été acquitté.
 
L'avocat général Albert Cantinol avait requis 18 années pour Karim, 5 ans à l'encontre de son frère Hadja et l'acquittement pour Nicolas Robin.
Il était près de 23H quand le verdict est tombé hier soir aux assises de Basse-Terre! 12 ans de réclusion criminelle pour Karim Christophe reconnu coupable de meurtre, 5 ans d'emprisonnement pour son petit-frère Hadja, considéré comme complice et l'acquittement pour Nicolas Robin. Les trois hommes comparaissait depuis mercredi pour le meurtre de Manoah Mapolin, un jeune Gourbeyrien de 17 ans abattu froidement sous les yeux de sa mère devant le domicile familial le 9 avril 2010, par arme à feu, à Champfleury ( Gourbeyre). 
 

Ex footballeur professionnel, le Guadeloupéen Julio Colombo a été condamné, ce matin, par le tribunal correctionnel de Marseille,  à 6 ans d'emprisonnement pour trafic de drogue international.

Malgré les huit ans d'emprisonnement réclamés par le ministère public, Julio Colombo a finalement écopé de 6 ans de prison. L'ancien prodige du football était interpellé le 8 juin 2015 en Martinique. Il faisait parti d'un vaste réseau mêlant la mafia calambraise, voulant échanger du haschich en provenance du Maroc contre de la cocaïne en Martinique. La perquisition sur un voilier à Saint-Martin faisait état de 89 kilos de cocaïne!

Ses comparses Martiniquais ont été condamnés à des peines allant de 4 à 5 ans ferme.


 

 

Depuis ce matin, se tient devant la cour d'assises de basse-Terre le procès pour meurtre et complicité des frères Karim et Hadja Christophe et de leur complice Nicolas Robin. 
 
Trois hommes dans le box des accusés! Deux frères Karim et Hadja Christophe et Nicolas Robin. La justice leur reproche d'avoir participé au meurtre de Manoah Mapolin, 17 ans, le soir du 9 avril 2010, par arme à feu, à Champfleury (Gourbeyre). 
Une affaire qui revient 7 ans après les faits et avec 3 accusés libre sous contrôle judiciaire. 
Règlement de compte, vengeance personnelle... La question peut raisonnablement se poser lorsque l'on sait que la mère de deux des accusés avait déposé plainte pour viol contre le frère de la victime. Une affaire classée sans suite mais qui a dominé les débats aujourd'hui au point d'agacer les parties civiles qui regrettent que l'on n'évoque pas la victime qui a perdu la vie. 
Du côté de la défense, on réfute ces observations d'autant que l'on estime que le viol présumé ne peut être écarté du dossier jugé aujourd'hui.
 
(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice

Cinq jours après l'Assemblée nationale, le sénat a adopté à l'unanimité le projet de loi égalité réelle pour les outre-mers.

Dôtée de 141 articles, la loi égalité réelle a été adoptée hier, par le parlement. Pour la ministre Ericka Bareights, c'est une grande fierté qui traduit un véritable changement pour les ultramarins. L'objectif étant de développer les territoires grâce à des politiques publiques adaptées aux spécificités ultramarines. L'économie, l'accessibilité au logement ou encore la mobilité seront au coeur des futures actions menées.

 

 

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