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L'avocat général a requis des peines de 15 à 18 années de réclusion criminelle à l'encontre des 3 jeunes assis dans le box depuis hier, incriminés dans l'homicide volontaire de Willy Unimon survenu en juillet 2014 à Grand Camp aux Abymes lors d'une soirée bouyon.La défense est actuellement entrain de plaider.Quels ont été les arguments développés par le Ministère Public ?
 
 
Albert Cantinol n'a pas fait de différence. Il a associé les 3 accusés dans le meurtre de Willy Unimon.
Co-auteurs, co-responsables, co-accusés, co-coupables. C'est ainsi qu'il faut traduire des réquisitions de 15 à 18 ans pour chacun des 3 jeunes assis dans le box, depuis hier.
Dimitri Auréla, Anthony Gélasse et Luidgy Mékel. Le premier a déjà purgé plus de 30 mois de détention préventive. Les deux autres sont en prison depuis 15 mois.
Puisque personne ne veut avouer et assumer, alors, tout le monde est concerné et impliqué.  
L'avocat général a bien sûr insisté, lors de ses réquisitions, sur la pluralité des auteurs : 3 contre 1. Il a également rappelé que tous les 3 étaient armés. L'un d'un fusil de chasse de calibre 12 : Auréla. Un second d'une arme de poing : Mékel. Et le 3e d'un couteau : Gélasse.
3 armes qui ont été toutes les 3 utilisées en direction et à l'encontre de la victime qui bien que ce ne soit pas une excuse était en état d'ébriété avancée pour avoir 2,7 grammes d'alcool dans le sang et consommé du cannabis.
Un état second, diminué, probablement incontrôlable et en possession d'une bouteille à la main... mais en net état d'infériorité tant par le nombre que par la dangerosité de l'individu comme des moyens utilisés.
Une pluralité, une dangerosité, un état d'esprit, qui ne plaident pas en faveur des 3 accusés, qui en plus d'avoir agressé la victime ne lui ont pas porté ensuite secours lorsqu'elle s'est vidée de son sang et s'est écroulée sur place, agonisant de longues minutes avant de succomber.
Les 3 agresseurs se sont, en effet, enfuis.
Un acte qui là encore jouent en leur défaveur et que n'a pas manqué de rappeler l'accusation.
La défense depuis plusieurs heures et encore pour certaines a fort à faire donc pour déjouer ce lourd pronostic de condamnation requis et pour lequel nous serons définitivement fixés demain dans la journée.
 
( Pierre EMMANUEL pour Guadeloupe Justice ) 
 
 
Au terme de la première journée du procès des 3 jeunes poursuivis pour le meurtre de Willy Unimon, commis au petit matin du 6 juillet 2014, à Grand Camp Abymes, se dessine un peu mieux les circonstances qui ont conduit au drame.L'alcool pourrait être au cœur d'une dispute où la présence omniprésente des armes interpelle tout de même sur la dangerosité de leur port et de leur utilisation.
 
Pourquoi ne faudrait-il voir dans le port d'une arme qu'un hypothétique aspect protecteur et ne pas envisager la triste réalité de la dangerosité de sa présence ou de son port ?
Savoir que l'on dispose d'un fusil chargé dans sa voiture prêt à faire feu ou que l'on porte sur soi, en permanence, un couteau prêt à frapper doit-il accorder plus d'assurance et de confiance et rendre plus fort ?
N'est-ce pas après tout plus un aveu de faiblesse ?
Si les garçons qui sont aujourd'hui assis dans le box n'avaient pas à porté de main un fusil chargé ou ne portaient pas sur eux un couteau, le jour des faits, seraient-ils depuis 32 mois en prison pour Dinitry Auréla et 15 mois pour Anthony Gélasse et Luidjy Mékel ? Certainement pas.
Pourquoi n'ont-ils pas, alors, anticipé une telle éventualité pour préféré braver la loi ?
Aux questions de la Présidente et de l'avocat général de leur demander pourquoi ils se déplaçaient armés, ils ont répondu que "c'était pour se défendre au cas où ils seraient agressés"
D'où la question : toutes les personnes qui se sentent inquiètes pour leur sécurité vont-elles devoir se munir d'un fusil de chasse de calibre 12 ou d'un couteau ?
 
Une bagarre, de l'alcool et 5 blessures dont 2 mortelles 
 
Le jour des faits, Willy Unimon aurait été armé d'une bouteille. En état d'ébriété avancé (2,7 grammes d'alcool dans le sang) et sous l'emprise de consommation de produits stupéfiants, associé donc à une consommation de cannabis, il aurait eu le tort de vouloir utiliser cette bouteille.
Il se serait, alors, retrouvé face à un, puis plusieurs individus dont celui avec lequel il s'était affronté, d'abord en discothèque, puis dans cette fameuse soirée « bouyon » qui se déroulait à Grand Camp Abymes; adversaire qui est allé dans sa voiture récupérer un fusil chargé qu'il a ensuite utilisé contre la victime. Pour faire peur et blesser, mais pas pour  tuer, a précisé, Dinitry Auréla, le tireur.
Willy Unimon s'est retrouvé, également, face à Anthony Gélasse, qui alerté par la copine de Auréla serait venu au secours de ce dernier; pas pour lui prêter main forte, mais pour séparer les deux garçons qui s'affrontaient. 
Intervention que n'aurait pas, semble t-il, apprécié la victime qui se serait à ce moment là retourner face à Gélasse, qui se sentant menacé et en danger aurait d'abord éviter un coup de bouteille avant de sortir le couteau qu'il porte en permanence sur lui et esquisser un geste de défense.
Un geste de défense qui a aboutit à atteindre la victime.
L'auteur du coup de couteau affirme n'avoir donner qu'un coup. L'expert médecin légiste a décelé 5 blessures dont une ou deux mortelles !
Gélasse a t-il frappé une ou plusieurs fois ? A ce moment là, d'autres individus étaient entrés dans la bagarre, probablement eux-aussi armés, puisque d'autres coups de feu ont été entendu et il se pourrait que d'autres personnes porteuses, également, d'un couteau auraient, elles aussi, frappé la victime. C'est l'hypothèse que semblait hier après-midi vouloir développer le plus jeune des 3 accusés.
Cette hypothèse est-elle plausible ou n'est-elle qu'une simple imagination ?   
Luidjy Mékel, le 3e homme, lui, nie en bloc les faits d'accusation portées contre lui et notamment être l'auteur présumé de coups de feu tirés avec une arme de poing.  
Un bel imbroglio dans cette mélée où une certitude se dégage : Willy Unimon est mort et bien mort ce 6 juillet 2014. Il s'agit, maintenant, de déterminer, avec certitude, qui l'a tué ! 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice
 

Ce matin, Dinitry Auréla, 29 ans, Anthony Gélasse, 24 ans et Luidjy Mékel, 27 ans comparaissent tous les trois aux assises de Basse-Terre pour des faits qui remontent au 6 juillet 2014 aux Abymes.Ce matin là, Willy Unimon, 25 ans, a perdu la vie par arme blanche et par arme à feu.Un véritable bain de sang dans lequel plusieurs individus étaient impliqués.
 
Une première bagarre dans une discothèque. Puis une seconde dans une soirée  « bouyon ». Tout cela sous l'emprise de l'alcool. Une bouteille, des coups de couteau, suivis de coups de feu. 
Quatre personnes impliquées : une victime qui s'écroule, Willy Unimon, 25 ans. Et trois autres, soupçonnés d'en être les auteurs : Dinitry Auréla, à qui il est reproché d'avoir fait feu à l'aide d'un fusil. Anthony Gelasse, l'auteur présumé des coups de couteau. Et, Luidjy Mekel, également auteur de d'autres coups de feu à l'aide d'une arme de poing. 
Voilà les protagonistes de ce drame qui s'est joué au petit matin du 6 juillet 2014 à Grand-Camp aux Abymes. 
Des faits de violence où l'alcool et les armes se sont invités pour un triste bilan : 1 mort et 3 hommes en prison qui auront 3 jours pour s'expliquer sur les raisons de la présence de ces armes, leur utilisation et l'intention ou pas d'homicide. 
Quel rôle chacun a t-il joué dans cette double rixe? Le danger était-il réel au point de sortir trois armes dangereuses et de les utiliser pour tuer ? 
Une pluralité, une dangerosité et des actes de violences qui ne plaident pas en faveur des trois accusés et qui les mettent dans une situation très délicate.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 
 
Le verdict est tombé, ce mardi soir, dans le procès pour viol de l'étudiante en médecine, d'origine Marie-Galantaise, âgée de 18 ans au moment des faits, en octobre 2010, à Pointe-à-Pitre.
L'accusé qui n'avait que 21 ans lorsqu'il a commis ces actes a été reconnu coupable et condamné à la peine de 10 années de réclusion criminelle.
7 ans après, celui qui était peintre en 2010 et depuis devenu chauffeur de transport de passagers a pris ce mardi soir la direction de la prison.
Le jeune homme aujourd'hui âgé de 28 ans a été reconnu coupable des viols pour lesquels il était poursuivi et que sa victime, une étudiante, en 1ère année de médecine, lui reprochait d'avoir commis le soir du 11 octobre 2010 à Pointe-à-Pitre.
La parole de l'accusé n'a pas convaincue la cour d'assises qui a partiellement suivie les réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé 12 ans.
Les jurés ont préféré s'attacher aux détails précis de faits accablants rappelés par la victime qui n'avait toujours pas évacué de son esprit ni de son corps cette folle soirée qui l'avait traumatisée et marquée au point d'en souffrir encore 7 ans après les faits.
Son récit s'est avéré plus convaincant et ses propos ont pesé davantage dans la balance d'un verdict qui, a, par contre, terrassé l'accusé mais également ses proches, en colère et en pleurs, qui ne comprenaient pas la condamnation d'autant que l'auteur des faits avait nié les viols parlant de consentement mutuel et de rencontres habituelles entre lui et la victime. 
 
 
(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 
 C'est une affaire de viols qui est jugée aujourd'hui et demain devant la cour d'assises de Basse-Terre.Un dossier vieux de 7 ans.
Dans le boxe, un peintre âgé à l'époque des faits de 21 ans à qui il est reproché d'avoir violé, à plusieurs reprises, au domicile de la sœur de la victime, une jeune marie-galantaise de 18 ans, à l'époque étudiante en 1ère année de médecine.
Des faits qui se sont déroulés le soir du 11 octobre 2010 à Pointe-à-Pitre.
18 ans, seule chez sa sœur ce soir là, venue de Marie-Galante pour suivre ses études de Médecine à Fouillole, cette jeune fille ne s'imaginait pas, qu'elle allait vivre l'horreur ce soir du 11 octobre 2010.
Depuis ce matin, ce cauchemar est de retour, 7 ans après des faits qu'elle n'a pu ni oublier ni effacer.
Et elle doit faire face à son bourreau qui, de force et par violence, et ce à plusieurs reprises l'a martyrisé pendant de longues minutes.
Un temps infini qu'elle revoit et revit comme le pire des scénarios qui puisse arriver à une jeune femme qui a grandit dans un milieu sain et serein, jusque là à l'abri de tels bestialités.
Pendant 2 jours, c'est de cette effroyable soirée qu'il sera question pour tenter de comprendre les pulsions maladives d'un forcené du sexe qui n'avait pas hésité cette nuit là, à pénétrer par effraction et en brutalisant sérieusement sa victime, allant même jusqu'à la menacer avec une arme blanche de la tuer si elle continuait de crier.
Ce qu'elle avait commencé à faire par peur du pire.
Cette peur, va l'habiter durant plusieurs heures jusqu'à ce qu'au petit matin, elle annonce à sa sœur le drame qu'elle venait de vivre et qu'elle se décide à déposer plainte.
Contre un violeur qui allait se faire piéger en l'appelant 3 jours plus tard pour prendre de ses nouvelles tout en continuant à la menacer et la terroriser.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice

 

Devant la Cour d'Assises de Basse-Terre, le verdict vient de tomber dans le procès pour assassinat impliquant Denis COCKS et Cuthbert ROBERT. Le premier a été reconnu coupable et condamné à la peine de 18 années de réclusion criminelle.Le second a été innocenté et est, ce soir, acquitté !

 

18 ans pour Denis COCKS. L'acquittement pour Cuthbert ROBERT, c'est le verdict diamétralement opposé et très controversé, ce soir, devant la cour d'assises de Basse-Terre. 

Le doute a de toute évidence bénéficié à ROBERT qui n'avait pas hésité à accuser COCKS qui lui s'était contenté de nier. Un doute renforcé par les 6 à 8 ans d'emprisonnement requis par l'avocat général contre ROBERT au contraire des 20 années réclamés à l'encontre de COCKS.

Le jury a donc suivi cette tendance tout en la nuançant sérieusement puisque si les 18 ans et la culpabilité d'assassinat dont la retenue de la prémédiation sont proches des 20 années requises, on est tout de même assez éloigné de la culpabilité pour ROBERT puisque ce dernier a totalement été écarté avec un acquittement qui déçoit les parties civiles qui non seulement estiment que les deux hommes étaient coupables mais qu'en plus il y aurait un 3e individu d'impliqué. 
Un dossier qui pourrait revenir en appel puisque COCKS qui a clamé son innocence durant les 3 jours d'audience envisage sérieusement d'interjeter appel.
( Pierre Emanuel pour Guadeloupe Justice) 
Les réquisitions sont tombées ! L'avocat général a requis 20 années de réclusion criminelle à l'encontre de Denis Cocks et 6 à 8 ans d'emprisonnement pour Cuthbert Robert.La défense est actuellement en train de plaider. Le verdict est attendu en fin d'après-midi, début de soirée.
L'avocat général a fait le choix de la culpabilité d'assassinat pour Cocks et a requis contre lui 20 ans de réclusion criminelle. Et il s'est montré plus clément pour Robert pour lequel il s'est limité à une peine de 6 à 8 ans d'emprisonnement.
Au 3e jour d'audience on peut trouver cohérent ce choix qui s'est basé sur les rapports des enquêteurs, les auditions des experts, les témoins des faits et de moralité de même que sur l'audition des deux accusés.
Les pleurs et les supplices de ROBERT ont apparemment convaincu le Ministère Public de la bonne foi de celui ci qui avait demandé à son ami de prendre et d'assumer ses responsabilités. Ce que Cocks a toujours, apparemment, refusé puisqu'il a nié être l'auteur des 3 coups de feu dont un à la tête qui ont tué son cousin le soir du 16 février 2014 à Quartier d'Orléans St Martin.
La défense tente de renverser cette situation avec d'abord l'avocat de Robert qui estime que pour demander 6 à 8 ans pour un assassinat c'est qu'il y a un doute et que de ce fait, le doute doit bénéficier à l'accusé.
Quant à l'avocat de Cocks, il insiste sur le fait que son client a toujours nié et que la rumeur publique ne peut pas condamner un homme ni même un complice dont on ne sait pas s'il dit la vérité.
Un doute, c'est là encore la stratégie employée pour déstabiliser un jury qui aura fort à faire cet après-midi pour se prononcer.
 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

 
Les deux accusés, qui encourent la peine maximale de la réclusion criminelle à perpétuité, nient leur participation et leur responsabilité dans le meurtre de Rodrigue Cocks, cousin de l'un des deux hommes. Sauf que, hier, Robert a demandé à Cocks, celui qui restait son ami, au point même de le supplier en pleurant, d'assumer et d'avouer. Quel impact cette demande aura-t-elle sur le jury qui doit délibérer, aujourd'hui, au terme des réquisitions et plaidoiries, sur le sort des deux accusés ?
 
Sommes-nous face à 1 ou 2 menteurs ? C'est probablement l'une des questions importantes que les membres du jury doivent se poser depuis mercredi.
Hier, ils avaient certainement penser obtenir des aveux de l'un des deux accusés, voir des deux... Il n'en a rien été !
Les deux hommes se dédouanent et refusent de porter le chapeau.
Malgré les témoignages qui les culpabilisent; malgré, aussi, les écoutes téléphoniques qui les confondent. Malgré encore l'absence d'alibi, les contradictions et les changements de version qui les enfoncent. 
Robert s'est effondré en larmes hier, suppliant COCKS d'avouer être le tireur et donc le tueur. Reconnaître avoir prémédité son coup et l'avoir réussi de main de maître.
Mais Cocks ne veut rien entendre... Ce n'est pas lui.
L'homme sait qu'il encoure la réclusion criminelle à perpétuité et les 17 mois déjà passés en prison ne sont pas faits pour le rassurer. 
Au 3e jour de ce procès, il n'est pas sûr que le jury abonde dans cette direction et laisse planer dans son esprit un doute qui pourrait bénéficier à l'un des deux accusés, voir les deux.
La conviction qui démontre que le tueur est bien parmi ces deux hommes ne semble pas laisser de place au doute.
Mais lequel des deux ? Qui ment ? Qui dit la vérité ?
Ce matin, plaidoirie de la partie civile, réquisitions de l'avocat général et plaidoiries de la défense vont se succéder avant un verdict pour lequel la probabilité de l'importance de la peine est sérieuse. Il s'agit de ne pas se tromper.
 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice
Les amis d'hier ne sont plus les amis d'aujourd'hui. Et sous la menace d'une peine maximale de la réclusion criminelle à perpétuité, tous les coups sont permis.
Y compris celui du droit de mentir. Difficile dans ces conditions de trouver la vérité tant recherchée dans ce dossier.Cette seconde journée du procès de Denis Cocks et Cuthbert Robert, poursuivis pour assassinat, voit les deux accusés s'affronter avec deux thèses opposées où chacun veut tirer profit de sa version et sauver sa peau.
 
"Je t'aime, moi non plus". On connaît le refrain. Cette 2e journée du procès de Denis Cocks et Cuthbert Robert en est le parfait reflet.
Les deux hommes ne s'attendaient peut-être pas à se retrouver dans cette situation bien embarrassante qui risque de les priver de liberté pendant de nombreuses années.
Une liberté à laquelle ils ont toujours goûté, malgré un séjour de 15 mois de détention préventive pour Victor et un autre qui se prolonge depuis 17 mois pour Cocks.
Cette liberté à laquelle ils tiennent tant pour mener une vie débridée qui semble pourtant leur convenir et où vivre au jour le jour, pour eux, ne semble pas un problème. Même en prenant tous les risques, y compris celui de tuer.
 
Qui a tué le soir du 16 février 2014 à Quartier d'Orléans à St Martin Rodrigue Cocks ?
 
Qui avait intérêt à tuer ce colosse qui venait de sortir de prison de Sint Marteen, défavorablement connu, et semant la terreur notamment dans le quartier où il a été tué au point d'être surnommé "Bad Boy" ?
Denis Cocks, le cousin de la victime, dont il se dit qu'il aurait déjà tué un homme l'année précédant ce crime, quasiment au même endroit ? Denis Cocks qui nie les faits et qui affirme que c'est lui qui conduisait la moto sur laquelle étaient arrivés par surprise les deux accusés et qu'en aucune façon, étant droitier, il n'aurait pu à la fois tenir le guidon de la main droite et tirer de la main gauche pour faire un carton à 3 reprises.
Ou Cuthbert Robert, qui lui réitère n'avoir été que la passager de la moto et se retrouver sur les lieux sans savoir ce que son ami allait réaliser tout en précisant qu'il l'aurait déjà entendu ruminer un air de vengeance par rapport à une sérieuse altercation qu'il y aurait eu quelques jours avant les faits entre les deux cousins ?
Qui dit la vérité ? Qui ment ? C'est le nœud de cette affaire que le jury devra dénouer demain après les réquisitions et plaidoiries attendues seulement vendredi après que l'on ait poursuivi, aujourd'hui, l'évocation des faits qui reste, vu les circonstances, une journée déterminante.
 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 
Depuis ce matin, s'est ouvert devant la cour d'assises de Basse-Terre, le procès pour assassinat, de Denis Cocks et Cuthbert Robert.
Il est reproché, respectivement au St Martinois et au dominicais, d'avoir tué dans la soirée du 16 février 2014, quartier d'Orléans, Rodrigue Cocks surnommé « 2-Pac » , le cousin d'un des deux accusés.Qui sont les deux hommes assis dans le box jusqu'à vendredi ?
 
Ni Denis Cocks, ni Cuthbert Robert n'ont le profil d'un tueur. Le casier de Robert est vierge et celui de Denis Cocks fait état d'une simple condamnation pour défaut de permis. Autant dire que les deux hommes, jusqu'à ce soir du 16 février 2014 n'avaient jamais fait parler d'eux.
Qu'est-ce qui les a donc poussé à agir ainsi et à tendre un véritable traquenard à leur victime dont ils connaissaient la dangerosité pour l'abattre par surprise, sans qu'il ait le temps de réagir ?
Denis Cocks n'est autre que le cousin de celui qui a été tué. Il est âgé aujourd'hui de 28 ans. Scolarisé jusqu'à l'âge de 18 ans, il n'a obtenu aucun diplôme. Ayant une formation en menuiserie, il a exercé dans la charpenterie puis a effectué quelques "jobs" avant de devenir plagiste dans un hôtel de la Baie Orientale.
Après les faits, il s'est enfuit. Se sachant recherché, il a pris une année sabbatique. Ce n'est que le 7 mai 2015 qu'il a pu être incarcéré; soit 15 mois après le crime. Il est toujours détenu.
Cuthbert Robert, lui, est libre sous contrôle judiciaire depuis le 7 mars 2016 après un séjour de 15 mois en détention préventive.
Plus âgé de 3 ans que son complice, il est issu d'une famille de 7 enfants. Il était e situation irrégulière lorsqu'il a été interpellé. Il était, en effet, installé illégalement sur l'île depuis 2006. Lui aussi n'a obtenu aucun diplôme de sa scolarité et vivait de petits "jobs".
Il est père de 2 enfants et tient résidence aux Abymes depuis sa sortie de détention préventive.
Deux individus pour lesquels les experts n'ont relevé aucune anomalie.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

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