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Josette Cyanee a été reconnue coupable du meurtre de son cousin, Richard, survenu en 2016, à Goyave. Elle a été condamnée à 10 années de réclusion criminelle. Un verdict en deçà des réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé 15 à 18 ans.

Josette Cyanee avait du mal, hier soir, à comprendre et à assimiler qu'elle partait en prison pour 10 ans. Elle qui n'avait jamais été détenue dans ce dossier et qui bien que sous contrôle judiciaire, était toujours restée libre.
Une liberté dont elle a payé le prix au terme de 2 jours de procès et 2 heures de délibéré pour avoir tué son cousin de plusieurs coups de parpaings à la tête, pour un simple petit mètre cinquante de délimitation de terrain.
L'épilogue tragique d'une querelle familiale datant de plus de 20 ans.
Un fait retentissant qui démontre l'attachement nocif que peuvent avoir certaines personnes pour un bien matériel hérité.
Hier soir, tous ceux qui avaient suivi le procès reconnaissaient que cette histoire qui aurait du se régler en famille était allée trop loin et ne pouvait que nuire à tous ceux qui avaient alimenté, durant tout ce temps là, cette haine farouche que les uns et les autres se vouaient.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Ce matin, s'est ouvert, devant la cour d'assises de Basse-Terre, le procès, pour meurtre, de Josette Cyanee à qui il est reproché d'avoir tué à coups de parpaings son cousin pour un conflit familial de séparation de bien. Des faits survenus le 5 septembre 2011 à la section Morne Rouge à Goyave. L'accusé a 2 jours pour s'exprimer et s'expliquer sur son geste. Qui est cette femme de 47 ans qui comparaît libre sous contrôle judiciaire?

MORT POUR UN METRE DE LARGE

Josette Cyanee est âgée de 47 ans. Sans profession connue, elle demeure à Morne Rouge Goyave. Elle serait la cadette d'une famille de 8 enfants et aurait 1 frère et 6 sœurs.
Elle est mère de 2 enfants. Elevée par sa mère et son beau-père, elle n'entretiendrait plus de relations avec les siens depuis longtemps.
Décrite comme violente, impulsive, maîtrisant mal ses émotions, elle peut lors de crises de colère être incontrôlable au point de devenir dangereuse. Un conflit datant de 23 ans serait à l'origine du drame.
Mort pour une délimitation de terrain sur un mètre ! Mort accidentelle ou volontaire ?
Les deux versions s'opposent dans le duel familial qui met face à face depuis ce matin Josette à d'autres membres de sa famille qui défendent la mémoire de Richard Cyanee qui a perdu la vie après avoir chuté dans un trou de deux mètres de profondeur alors qu'il effectuait des travaux.
Selon l'accusée, elle n'y serait pour rien dans le décès du cousin qui serait tombé la tête la première sur des parpaings qui se trouvaient déjà à l'intérieur du trou.
Selon l'accusation et certains témoignages, c'est, au contraire, l'accusée qui aurait jeté plusieurs parpaings sur la victime l'atteignant à la tête.
Des coups et blessures qui allaient entrainer le décès de Richard, près de 3 mois après les faits.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

Gino Belair 44 ans, a été reconnu coupable de viol mais pas de violences sur son ex copine et a écopé de 8 ans d'emprisonnement. C'est moins que les 10 requis par le Ministère Public pour un accusé qui peut espérer sortir de prison d'ici environ 2 à 3 ans pour avoir déjà passé 2 années en détention, si bien sûr il bénéficie d'une remise de peine.

L'avocat général avait requis, hier après-midi, 10 années de réclusion criminelle à l'encontre de Gino Belair poursuivi pour le viol de son ex petite amie commis le 28 février 2016.

Agée de 58 ans, la victime arrivée de métropole, seulement depuis 2 mois, était tombée dans les bras de l'accusé, 5 jours après l'avoir rencontré lors d'une soirée reggae, alors qu'elle était à la recherche de relations charnelles. 
Des relations qui allaient s'enchaîner... sans protection. Jusqu'à ce qu'elles dégénèrent et que pour la défense l'un ne soit pas plus responsable que l'autre.

L'avocat général a en effet estimé que vouloir du sexe n'était pas un pêché. Mais que même si le sentiment amoureux n'était pas présent, cette relation ne devait pas s'accompagner d'humiliation et de violences comme l'a laissée entendre la victime dans son témoignage écrit lu à l'audience puisque, depuis, rentrée en métropole, elle ne s'est pas déplacée pour le procès.
C'était donc un procès de paroles contre paroles, actes contre actes, attaques contre défense.
Avec au milieu 6 jurés populaires, 3 femmes et 3 hommes, qui ont finalement condamné Gino Belair a 8 ans de réclusion criminelle pour viol.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)  

10 années de réclusion criminelle pour le tireur. Le mineur au moment des faits qui a bénéficié de l'excuse de minorité pour voir sa peine abaissée sérieusement alors que l'avocat général avait requis 15 ans. 9 ans d'emprisonnement pour celui qui a été estimé par la cour l'avoir toujours accompagné et assisté et, qui lui, était majeur. Et acquittement pour le 3e qui dans le doute a été mis hors de cause. Sa participation n'étant en rien démontrée.
C'est le verdict, ce soir, de la cour d'assises des mineurs, au terme de 4 jours d'audience tenus avec maîtrise par la Pdte de la cour et déroulés dans une grande sérénité où l'ensemble des parties, y compris du côté des avocats, ont fait preuve de beaucoup de retenue et d'humilité.
Les faits d'assassinat encouragés par l' accusation et requis par le Ministère Public ont été rejeté pour être qualifiés en meurtre. Et les réquisitions ont été toutes revues largement à la baisse.
Seul bémol côté défense, la faible différenciation entre le tireur et celui qui l'a accompagné.
Une année, seulement, entre les 2 condamnations qui rend ce soir quelque peu déçu et amoindri un des 2 condamnés.
Des deux côtés des quatre familles, on accueille ce verdict différemment mais avec tout de même le souvenir qu' un homme a perdu la vie en 2015 à St Claude pour une simple cannette de bière.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Entre 2 ans d'emprisonnement pour le moins impliqué et 15 années de réclusion criminelle, pour les deux autres accusés, ce sont les réquisitions prises, ce matin, par le Ministère Public à l'encontre des 3 jeunes assis dans le box depuis lundi. Rappelons qu'ils sont 3 dans le box à qui il est reproché d'être impliqués dans le décès d'un St Claudien abattu d'un coup de feu pour une simple bière...
Des faits survenus le 9 juillet 2015, allée des cocotiers, à Ducharmoy St Claude.

Surprenant; le mot n'est pas trop fort au terme des réquisitions du Ministère Public, ce matin, dans le procès pour assassinat qui se tient depuis lundi devant la cour d'assises des mineurs.
Le jeune avocat général qui s'est exprimé n'a pas fait de différence dans son quantum de peine entre le tireur excité, porteur d'une arme chargée qu'il était allé récupérer chez lui pour venir régler son compte à la victime et l'atteindre d'un coup de feu tiré à courte distance dans une partie vitale du corps et celui qui l'avait accompagné dans sa démarche en le conduisant sur son scooter, estimant qu'il était autant responsable en devenant ainsi co-auteur.
Co-auteur, donc co-responsable; il reste à savoir si la cour et les jurés vont le suivre dans la co-culpabilité et lui décerner la même peine qu'au tireur.
Autre enjeu dans ce procès, c'est celui de la préméditation.
Le fait d'être venu une première fois, d'avoir eu l'altercation puis d'être reparti chercher l'arme pour commettre le crime a pris un certain temps que l'auteur et celui qui l'accompagnait auraient pu s'accorder pour changer d'avis, si tenté qu'il soit démontré que l'intention manifeste de tuer était déjà acquise.
Pas évident même si des éléments et les circonstances ne plaident pas en faveur des accusés.
Pour le 3e jeune, le Ministère Public n'a requis que 2 années d'emprisonnement demandant à la cour de traduire sa présence en requalifiant la poursuite d'assassinat en recel.
Les 4 avocats de la triple défense ont débuté leurs plaidoiries. Elles se poursuivent cet après-midi. Au-delà des enjeux, ce sont 3 cas de conscience qui vont ensuite se présenter aux jurés de la cour d'assises des mineurs.

Le verdict est attendu ce soir. 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

Le Tribunal de Grande Instance de Basse-Terre faisait sa rentrée lundi après-midi.

Une rentrée encourageante et optimiste avec un retour à l'équilibre dans le fonctionnement de l'instance judiciaire qui est appelée à retrouver l'ensemble de ses effectifs d'ici quelques mois. Côté délinquance et criminel, les chiffres sont en baisse.

Une tendance qu'il faut observer avec prudence mais qui est, là aussi, un signe positif et encourageant comme l'a précisé, Samuel Finielz, le Procureur de la République de Basse-Terre. 

Lundi après-midi, lors de l'audience solennelle de rentrée,  l'accent a été mis sur St Martin. Une île du Nord qui a beaucoup souffert également au niveau judiciaire suite au passage de l'ouragan Irma.
Même s'il faut reconnaître que des efforts importants ont été réalisé par les personnels sur place pour faire face à toutes les difficultés.

De son côté le Procureur de la République tient, lui aussi, à souligner les efforts consentis sur St Martin et une année 2017 beaucoup plus calme que les précédentes.

Au rang des priorités pour 2018, comme cela a été évoqué lors de la rentrée solennelle de la Cour d'Appel, le Parquet de Basse-Terre mettra l'accent sur le respect de la probité, mais également sur l'environnement.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

Le procès pour assassinat qui s'est ouvert lundi devant la cour d'assises des mineurs, initialement prévu pour se tenir selon la procédure de publicité restreinte, se tient finalement en audience publique.
Ainsi en a décidé la cour composée des 3 magistrats professionnels,  à l'encontre de la demande de l'avocat de l'accusé mineur au moment des faits.
Rappelons qu'ils sont 3 dans le box à qui il est reproché d'être impliqués dans le décès d'un St Claudien abattu d'un coup de feu pour une simple bière...
Des faits survenus le 9 juillet 2015, allée des cocotiers, à Ducharmoy St Claude.

LA COUR AUTORISE LA PUBLICITE DES DEBATS

Les procès devant la cour d'assises des mineurs se suivent mais ne se ressemblent pas.
La semaine dernière, ils étaient 4, dont 2 étaient mineurs au moment des faits, à être jugés devant cette même cour. Le procès s'est tenu en publicité restreinte. Sans la présence de la presse.
Cette semaine, ils sont 3, dont 1 mineur, également poursuivis pour assassinat. Mais cette fois, la cour a décidé de rendre le procès publique.
La raison essentielle évoquée est l'âge du mineur qui allait avoir 18 ans moins d'un mois après les faits. Précisément 27 jours. Ces deniers remontent au 9 juillet 2015. Le mineur est né le 5 août 1997.
Une proximité qui a convaincu les 3 magistrats professionnels pour rendre cet arrêt, rejetant ainsi la demande de l'avocat du mineur qui avait sollicité que le procès se tienne sans la présence des médias et du public.
Le fait qu'il n'y ait aucun lien entre la victime et les 3 accusés est probablement aussi un élément qui a plaidé en faveur de cette publicité; ce qui n'était pas le cas la semaine dernière où parmi les 4 accusés, un d'entre eux était le fils de la victime.
Quelle incidence ou quelle influence cette publicité aura t-elle sur le déroulement du procès et le prononcé du verdict ?
Probablement comme de tradition : aucune. La cour et les jurés, même lorsqu'il s'agit de mineur, faisant pour la plupart du temps abstraction de toute lecture, écoute ou visionnage des reportages.
On sera en tous les cas fixé jeudi puisque le procès est prévu pour s'achever demain.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

La Cour d'assises des mineurs est, de nouveau, sollicitée ce matin et ce sur 3 jours. Elle doit juger 3 jeunes, dont 1 était mineur au moment des faits, pour assassinat.Il leur est reproché d'avoir, le 9 juillet 2015, à St Claude, allée des cocotiers, prémédité le meurtre, par arme à feu, de Ernest Peramin... pour une simple bouteille de bière...

2 des accusés comparaissent libres sous contrôle judiciaire. Le 3e, le plus jeune, est, lui, sorti de sa cellule pour évoquer ce dossier qui sera jugé selon la procédure de publicité restreinte, sans la présence des médias.
Le procès est prévu pour s'achever jeudi.

UNE BIERE POUR UNE VIE !

Mort pour une bière. S'il savait, Ernest Peramin n'aurait sans doute jamais insisté pour récupérer cette boisson des mains d'un des jeunes accusés qui en avait plusieurs.
Ce jour là, le 9 juillet 2015, il se l'est vu refuser; alors il a décidé de se servir lui-même.
Un culot qui lui était propre, surtout en étant alcoolisé.
Ce comportement qui avait tendance à se répéter a fini par exaspérer un des trois accusés qui n'a eu comme simple réflexe que d'aller récupérer un fusil chargé pour tirer sur la victime et la tuer.
L'auteur du coup de feu qui allait avoir ses 18 ans dans moins d'un mois, n'était pas seul. Il s'était fait accompagné de deux autres jeunes, âgés de 4 ans de plus que lui.
Une différence qui n'a pas conduit à atténuer la colère du tireur qui n'avait qu' une seule idée en tête : se faire rembourser ou alors faire payer à sa manière sa dette à une victime qui n'avait certainement pas évaluer les conséquences de son acte.
Aujourd'hui, les faits sont là : un homme a perdu la vie pour 2 euros. Le prix d'une bière au goût amer.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

Mieux vaut tard que jamais ! Plus de 10 ans que les policiers de Basse-Terre attendaient leur nouveau commissariat...

Ce sera pour 2021 ! Encore 3 petites années à patienter.
Certains auront le temps de partir à la retraite. D'autres pourront bénéficier de nouveaux locaux, neufs, à la construction anti sismique, dans des surfaces spacieuses, avec un confort adapté.
Les nouvelles installations seront implantées, comme annoncé déjà depuis un certain temps, au Champ d'Arbaud, en lieu et place de l'ancienne caserne de gendarmerie.
Le nouveau commissariat de Basse-Terre fait partie des 76 priorités de la programmation immobilière du gouvernement présenté ce matin à la presse, par le Ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.
29 projets nouveaux et d'ampleur pour la police et 47 pour la gendarmerie.
Le Gouvernement entend par ces actions d'envergure améliorer considérablement les conditions de travail de ceux qui sont en charge de protéger la population et d'accueillir les victimes du crime et de la délinquance.
A Basse-Terre, on le sait pour entendre les policiers crier leur ras-le-bol depuis très longtemps, les locaux actuels sont vétustes, exigus et insalubres. Ils ne répondent plus aux normes techniques.
Au Champ d'Arbaud, l'environnement du travail sera tout autre; beaucoup plus agréable et fonctionnel. Il permettra, notamment, des mutualisations, et facilitera, par son emplacement les interventions dans l'ensemble de la ville.
Le coût prévisionnel du chantier s'élève à 8,5 millions d'euros.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Dans le procès pour assassinat pour lequel étaient poursuivis 4 jeunes âgés aujourd'hui de 19 à 21 ans, pour des faits remontant au 27 avril 2015, aux Abymes, le verdict est tombé, vendredi soir, devant la cour d'assises des mineurs, au terme de 4 heures de délibéré. Les qualifications criminelles ont été revues à la baisse et les
peines prononcées sont en deçà des réquisitions : elles vont de 9 ans d'emprisonnement à 20 années de réclusion.


La cour d'assises des mineurs a requalifié et atténué les poursuites pour lesquelles les 4 jeunes assis dans le box depuis lundi étaient visés.

Le jury a écarté la préméditation et donc l'assassinat; mais il est allé encore plus loin dans sa clémence en éliminant l'acte volontaire de tuer et par conséquent le meurtre.
Les 4 jeunes aujourd'hui âgés de 19 à 21 ans ont été reconnu, par conséquent, coupables de violences volontaires ayant entrainées la mort sans intention de la donner.
Ils ont écopé de peines allant de 9 ans d'emprisonnement à 20 ans de réclusion, alors que 15 à 22 ans avaient été requis contre eux.
Les deux mineurs sont les deux pour lesquels la peine est la moins forte : 9 et 10 ans.
Le fils de la victime, par contre, écope de la peine la plus lourde : 20 ans et celui qui a craqué l'allumette qui a permis d'immoler le corps s'est vu attribuer 16 ans.
La présidente de la cour d'assises a motivé ce verdict en expliquant que les 4 jeunes ont été dépassé par les évènements.
Ayant voulu, au départ, faire peur à leur victime, ils se sont vite retrouvés dans une situation qu'ils n'ont pas été, ensuite, capable de maîtriser.
La vapeur de l'essence ayant été un catalyseur de cette flambée qu'ils n'ont pas pu ni su, après, contrôler.
Un jeu stupide et dangereux qui les a manifestement marqué et dont ils se souviendront probablement toute leur vie, eux qui n'avaient jusque là aucune trace à leur casier judiciaire.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

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