Les amis d'hier ne sont plus les amis d'aujourd'hui. Et sous la menace d'une peine maximale de la réclusion criminelle à perpétuité, tous les coups sont permis.
Y compris celui du droit de mentir. Difficile dans ces conditions de trouver la vérité tant recherchée dans ce dossier.Cette seconde journée du procès de Denis Cocks et Cuthbert Robert, poursuivis pour assassinat, voit les deux accusés s'affronter avec deux thèses opposées où chacun veut tirer profit de sa version et sauver sa peau.
 
"Je t'aime, moi non plus". On connaît le refrain. Cette 2e journée du procès de Denis Cocks et Cuthbert Robert en est le parfait reflet.
Les deux hommes ne s'attendaient peut-être pas à se retrouver dans cette situation bien embarrassante qui risque de les priver de liberté pendant de nombreuses années.
Une liberté à laquelle ils ont toujours goûté, malgré un séjour de 15 mois de détention préventive pour Victor et un autre qui se prolonge depuis 17 mois pour Cocks.
Cette liberté à laquelle ils tiennent tant pour mener une vie débridée qui semble pourtant leur convenir et où vivre au jour le jour, pour eux, ne semble pas un problème. Même en prenant tous les risques, y compris celui de tuer.
 
Qui a tué le soir du 16 février 2014 à Quartier d'Orléans à St Martin Rodrigue Cocks ?
 
Qui avait intérêt à tuer ce colosse qui venait de sortir de prison de Sint Marteen, défavorablement connu, et semant la terreur notamment dans le quartier où il a été tué au point d'être surnommé "Bad Boy" ?
Denis Cocks, le cousin de la victime, dont il se dit qu'il aurait déjà tué un homme l'année précédant ce crime, quasiment au même endroit ? Denis Cocks qui nie les faits et qui affirme que c'est lui qui conduisait la moto sur laquelle étaient arrivés par surprise les deux accusés et qu'en aucune façon, étant droitier, il n'aurait pu à la fois tenir le guidon de la main droite et tirer de la main gauche pour faire un carton à 3 reprises.
Ou Cuthbert Robert, qui lui réitère n'avoir été que la passager de la moto et se retrouver sur les lieux sans savoir ce que son ami allait réaliser tout en précisant qu'il l'aurait déjà entendu ruminer un air de vengeance par rapport à une sérieuse altercation qu'il y aurait eu quelques jours avant les faits entre les deux cousins ?
Qui dit la vérité ? Qui ment ? C'est le nœud de cette affaire que le jury devra dénouer demain après les réquisitions et plaidoiries attendues seulement vendredi après que l'on ait poursuivi, aujourd'hui, l'évocation des faits qui reste, vu les circonstances, une journée déterminante.
 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 
Retour en prison pour Léon BERTRAND ! C'est la décision de la Cour d'Appel de Basse-Terre qui a pris cet arrêt ce mardi matin dans l'affaire de corruption et de favoritisme dans laquelle était poursuivi l'ancien Ministre du Tourisme, ancien Député-Maire de St Laurent du Maroni et Président de la Communauté des Communes de l'Ouest Guyanais.
 
Léon Bertrand a été condamné plus sévèrement qu'en première instance.Il écope cette fois de 3 ans ferme d'emprisonnement avec mandat de dépôt à l'audience contre 2 ans dont 4 mois avec sursis simple précédemment.
Il avait d'abord été jugé le 4 juillet 2013 par le Tribunal Correctionnel du TGI de Fort-de-France puis il avait interjeté appel devant la cour d'appel de Fort-de-France qui avait pris un arrêt le 2 octobre 2014.
 
80 000 euros d'amende à verser 
Arrêt qui avait été cassé par la cour de cassation de Paris pour être rejugé cette fois par la cour d'appel de Basse-Terre.
L'amende reste la même : 80.000 euros à verser ! Par contre, sa privation des droits civils, civiques et de famille augmente également, passant de 2 à 3 ans.
Avec la mandat de dépôt à l'audience prononcé, le prévenu peut donc tout de suite être interpellé et incarcéré.
Léon BERTRAND a 5 jours pour se pourvoir en cassation devant la Cour de Cassation de Paris.
Rappelons que les faits pour lesquels l'ancien élu politique était poursuivi remontaient aux années 2003 à 2009.
Léon BERTRAND qui est actuellement en Guyane n'était pas présent à l'audience lorsque l'arrêt a été rendu.
Rien ne l'y obligeait. L'homme ira t-il en cassation ou va t-il accepter ce dernier jugement.
Affaire à suivre...
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice
Mickaël et Eddy Vincenot comparaissent depuis ce matin devant la cour d'assises de Basse-Terre. Ils sont accusés d'avoir tiré dans les parties génitales de leur victime suite à un accident de scooter. 
 
Dans le box des accusés on retrouve deux frères, Mickaël et Eddy Vincenot, respectivement âgés de 25 et 27 ans, à qui il est reproché des violences avec arme ayant entraîné une mutilation ou infirmité permanente et complicité. Des faits survenus le 4 août 2015 au Moule. 
Mickaël, le plus jeune, comparaît libre sous contrôle judiciaire. L'autre, Eddy Vincenot, est détenu depuis le 11 août 2015. C'est à ce dernier qu'il est reproché d'avoir fait feu à l'aide d'un fusil chargé de plombs, sur Jack Figino, le soir des faits et de l'avoir blessé au bas ventre au point d'entraîner chez ce dernier une infirmité permanente des parties génitales.  
 
Un accident de scooter à l'origine des faits 
 
Un différent lié à un accident de scooter survenu quelques instants avant les faits serait la cause d'une altercation entre la victime et les deux accusés. Altercation qui elle-même faisait suite à un affrontement entre le frère de la victime et le plus jeune des deux accusés. 
L'auteur du coup de feu s'est ensuite débarrassé de l'arme, que l'on a jamais retrouvée. 
Il reste poursuivi pour violences avec arme ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente alors que son frère qui l'a conduite puis ramené après les faits, comparaît pour complicité.
Le procès est prévu sur deux jours.
 
(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)  
 
 

La cour d'assises de Basse-Terre a tranché en faveur des réquisitions de 18 à 20 ans demandées pour l'accusé José Patay : 18 ans ferme pour assassinat et tentatives d'assassinat. 

18 ans de réclusion, soit le minimum des réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé une peine de 18 à 20 ans. C'est le verdict, ce soir, de la cour d'assises de Basse-Terre à l'encontre de José Patay qui a tout de même vu les qualifications criminelles portées contre lui s'atténuer.
Poursuivi initialement pour assassinat et double tentative d'assassinat, c'est finalement pour assassinat et double tentative de meurtre qu'il a été condamné. Une atténuation de la qualification qui a probablement contribuer, également, à atténuer sa peine, dans la mesure ou dans les deux cas de figure, assassinat et tentatives, il encourait la peine maximale de la réclusion criminelle à perpétuité.
José Patay a paru très abattu au moment du verdict même s'il savait, pour en avoir pris conscience, que la gravité de ses actes, leur répétition, leur pluralité et les conséquences qui en découlaient ne pouvaient échapper à une lourde sanction qui dénote la réponse que doit apporter la justice en de telles circonstances.
Dur à encaisser quand on sait que c'est la résultante d'un vol de téléviseur qui en est la cause.
Petite cause grands effets. De quoi donner à réfléchir à ceux qui n'accordent pas d'importance à l'essentiel et préfèrent se perdre dans des futilités bassement matérielles, comme l'avait soulevé dans ses réquisitions le Ministère Public pour condamner la perte d'une vie humaine et les blessures profondes de deux autres personnes.
 
(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

 

Deuxième et dernier jour du procès de José Patay poursuivi aux assises de Basse-Terre pour assassinat et tentatives d'assassinat. 
 
La nuit du 28 au 29 novembre 2014, José Patay a pété un câble. Il a vu rouge! Le téléviseur que son fils de 10 ans aimait tant avait disparu. Volatilisé. probablement volé. Ses soupçons ont tout de suite porté sur trois individus avec lesquels il avait l'habitude de consommer. Et, sans hésiter, dans une colère aveugle, il s'est saidi d'un couteau de cuisine de 20 centimètres et ile st parti à leur recherche. Lorsqu'il les a trouvé, il n'avait qu'une envie : les punir. Alors il s'est mis à frapper, à plusieurs reprises. Et pas nimporte où : à la gorge et au thorax. Des endroits vitaux. Un des trois hommes y a laissé la vie; les deux autres y ont échapper de peu, bien que sérieusement blessés. 
 
Il s'est senti frustré et humilié
 
La violente colère réactionnelle à un sentiment de provocation et d'injustice l'a emporté sur une lucidité qui a échappé à un accusé qui le soir des faits avait bu et fumé. Deux handicaps qui n'ont fait qu'aggraver la situation en lui faisant perdre toute capacité de réflexion et d'analyse.
Le vol du téléviseur qu'il avait offert à son enfant a été le déclic d'un déchaînement de violence et d'un besoin de vengeance qui aurait été, selon l'accusé, le seul mode d'atténuer sa propre souffrance. 
Patay s'est senti frusté et humilié, trahi par 3 individus qu'il lui arrivait de nourrir. 
Sa réaction a été violente, sans aucune anticipation, quasi immédiate à une violente colère, une sorte de rage d'autant qu'il savait son fils attaché à ce cadeau, ont rappelé les experts. 
Doit-on y voir une préméditation qui conduise à le poursuivre pour assassinat et tentatives d'assassinats? C'est la question existentielle de ce procès. Verdict attendu en fin de journée! 
 
(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

 
 
José Patay comparaît depuis ce matin aux assises de Basse-Terre, pour assassinat et tentatives d'assassinats. Le motif des crimes? Un vol de téléviseur! 
 
Pour un téléviseur, José Patay, 38 ans, aurait pu tuer 3 personnes. Il s'en est pris à ceux qu'il considérait être les voleurs potentiels de son appareil qui avait disparu de son lieu habituel à son domicile. 
Dans la nuit du 28 au 29 novembre 2014 à Petit-Bourg, il a attaqué 3 individus en les frappant les uns après les autres à l'aide d'un couteau de cuisine d'une lame de plus de 20 centimètres. 
Il en a frappé deux à la gorge et un au thorax. Ce dernier n'a pas survécu à ses blessures.
 
Le prix de la vie contre un téléviseur
 
Après les faits, il a eu l'audace de se présenter sous une autre identité aux gendarmes prétextant que c'est son frère qui aurait commis ces actes. Lui, aurait tenté de le calmer. Il a même remis l'arme du crime aux forces de l'ordre. Un culot et un sang-froid qui vous glace le dos !
Confondu par les gendarmes, il a refusé de se rendre tout de suite. Il l'a fait le lendemain. 
Le soir des faits, l'accusé avait consommé de l'alcool et du cannabis. Cette consommation a t'elle favorisé le passage à l'acte ? Ce sera aux experts d'y répondre. Comme il faudra aussi répondre à la question du prix de la vie comparée à un téléviseur! 
 
(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)
 
 
Jugé depuis lundi devant la cour d'assises de Basse-Terre, l'ancien gendarme auxiliaire Ulrich Favieres a écopé d'une peine de 15 ans d'emprisonnement, pour le meurtre de Charles Claudion. 
 
Le verdict est tombé hier soir, au terme de deux heures de délibéré dans le procès de Ulrich Favieres. Le jeune homme de 23 ans a été reconnu coupable du meurtre de Charles Claudion, commis le 25 juillet 2015, à Rivières-Sens (Gourbeyre), condamné à la peine de 15 ans ferme. 
Le jury a suivi les réquisitions du Ministère public qui avait réclamé de 15 à 18 ans et rejeté la thèse de la défense qui avait préconisé l'atténuation de la peine en retenant des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il n'en a rien été! 
 
Ulrich Favieres comparaît aujourd'hui et ce jusqu'à demain, devant la cour d'assises de Basse-Terre. L'ancien gendarme est accusé d'avoir poignardé à mort Charles Claudion en juillet 2015, à Rivières-Sens (Gourbeyre). 
 
C'est une affaire de meurtre qui est appelée à être jugée aujourd'hui et demain devant le jury populaire de la cour d'assises de Basse-Terre. Dans le box, Ulrich Favieres, un ancien gendarme-auxiliaire qui a mal tourné au point de se retrouver en prison, suite à des faits de vols aggravés. 
Une maison d'arrêt de Basse-Terre où Favieres, âgé de 23 ans va se retrouver dans la même cellule que sa future victime, Charles Claudion. Une cohabitation qui va mal se passer et aboutir à des affrontements. Une haine mutuelle que les deux hommes vont entretenir même après leur séjour en prison. 
 
3 COUPS DONT 1 MORTEL A PROXIMITE DU COEUR 
 
Le soir des faits, la nuit du 24 au 25 juillet 2015, les deux jeunes hommes vont se croiser lors d'une soirée organisée dans un restautant de Rivières-Sens ( Gourbeyre). Sous l'effet de l'alcool et de produits stupéfiants, ils en viennent aux mains et se frappent mutuellement. Favieres se sentant en infériorité sort alors un couteau qu'il portait sur lui et frappe Claudion. Ce dernier s'écroule mais réussit à se relever et s'enfuir. Favieres décide alors de lui courrir après et de le frapper, de nouveau, cette fois à deux reprises. 3 coups en tout dont un mortel à proximité du coeur. 
Claudion va cette fois s'écrouler définitivement pour ne plus se relever et mourir sur place. 
Aujourd'hui et demain, Favieres doit répondre de l'accusation d'homicide volontaire. Une volonté de tuer dont il s'est défendu mais dont les éléments et les témoignages ne plaident pas en sa faveur. 
 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 
 

La cour d'assises de Basse-Terre a condamné Morgan Pierre-Justin à une peine de 15 ans d'emprisonnement. Le jeune homme de 27 ans est reconnu coupable du meurtre de son oncle Christian Boudchiaran.

15 ans requis, 15 ans obtenus! C'est le verdict de la cour d'assises de Basse-Terre à l'encontre de Morgan Pierre-Justin. Le 22 février 2015, à Sainte-Anne, Morgan avait lardé mortellement, de treize coups de coutelas dont trois à la tête et un au thorax son oncle âgé de 56 ans. Il avait ensuite camouflé le corps avant de s'enfuir. Pourquoi un tel achernement ? 

Un accusé toxicomane et violent 

Pour mieux comprendre ce drame familial il faut remonter à l'année 2015. Morgan Pierre-Justin est alcoolique, toxicomane et rejeté par sa famille. Sans emploi fixe et sans domicile, il dormait depuis un mois chez son oncle. Un homme docile et généreux. Sauf que l'accusé est insupportable! Le soir des faits, une violente dispute oppose les deux hommes. Le neveu, plus jeune de 20 ans prend le dessus sur son aîné et le frappe mortellement. 

Les faits achevés, le jeune homme décide de nettoyer les lieux du drame; une case en tôle, sans eau ni électricité, et avant d'organiser une funeste démarche de camouflage du corps dans un fossé en contrebas, avec des pierres et des feuillages. Sans se douter, d'une part que les proches de la victimes s'inquiéteront de sa disparition et que d'autre part, l'odeur de la décomposition avancée du corps finira par émerger. C'est ce qui arrive quatre jours après les faits !

Du côté des parties civiles, on s'est dit à la fois satisfait et soulagé. 

Maître Grégory GUYARD : "c'est un verdict juste et équilibré qui a tenu compte de la gravité des faits. Les parties civiles sont satisfaites et soulagées. Justice leur a été rendue et l'accusé devra assumer la responsabilité de ses actes".
 La défense, regrette que la peine prononcée ne soit pas allée en deçà des réquisitions formulées.
Maître Sandra ADONIS-NAVARIN : "Je regrette que le cas et la situation, au moment des faits, de mon client n'aient pas été, à mon avis, suffisamment pris en compte. Je pense que la consommation excessive d'alcool et de produits stupéfiants ont beaucoup influé sur le comportement d'un accusé qui a été débordé par une colère aveugle."
(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice

Hier, un agent d'entretien du collège de Morne-à-L'eau impliqué dans une affaire de corruption d'un élève autiste a été relaxé, par le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre. 

Soupçonné d'avances à l'encontre d'un élève autiste de 15 ans le 9 décembre dernier, le contractuel de l'éducation nationale employé au collège Charles de Gaulle de Morne-à-L'eau a été totalement blanchi, dans cette affaire de moeurs!  Après 3 semaines de délibéré et des réquisitions de 6 mois de sursis, c'est finalement la défense d'un homme « sans histoire » qui a fait foi, devant les juges du tribunal de Pointe-à-Pitre! 

Pourtant pour le ministère public, l'affaire aurait dû être traité plus en profondeur avec une enquête judiciaire à la clé et non une comparution immédiate! En effet, le procureur a totalement soutenu la version de l'élève autiste « incapable de mentir vu sa pathologie comme l'a attesté l'expert ». L'adolescent attestait que l'agent exhibant son sexe lui aurait demandé de se déshabiller. Il n'avait cependant rien tenté et ne l'avait pas non plus agressé. 

C'est finalement la défense qui a eu gain de cause puisque les accusations ont été reconnues sans fondement. 

 

 

 

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