Meurtre de Marie-Josée : « Il était méchant mais aimait toutes ses compagnes » 

Qu'est-ce qui peut bien conduire un homme «Très amoureux» à poignarder 46 fois la mère de son enfant? C'est tout l'enjeu du procès de Joël Ruffe qui comparaît depuis ce matin, devant la cour d'assises de Basse-Terre, pour le meurtre de sa compagne Marie-Josée Erassin. Retour sur ce premier jour d'audience. 

Stoïque, les yeux figés sur le jury, on a du mal à cerner l'homme de 35 ans assis dans le box. Ses motivations quant à elles, sont encore troubles à la veille de l'issue de son jugement. Néanmoins, le médecin légiste est clair : la nature des blessures montrent la violence et la passion du crime. « Même si elle avait survécu, elle aurait été défigurée » Témoigne l'expert. 46 coups de couteaux et coutelas au niveau du visage, de la poitrine et un couteau resté planté en plein coeur! Une scène digne d'un film d'horreur, vécu par deux enfants âgés de 6 et 2 ans au moment des faits. Qui est cet homme? Qu'est-ce qui a bien pu traverser l'esprit de Ruffe ce 9 mai 2014 à Capesterre-Belle-Eau? 

« MERCI MON FRERE, JE ME SENS SEUL DANS MA SOUFFRANCE. JE SUIS CONTENT D'AVOIR PU TE PARLER » 

Des différentes auditions des témoins à la barre, il ressort que l'accusé était un homme «Très amoureux», calme, un introverti qui ne parlait pratiquement pas de sa vie de couple. Il fallait expertiser le portable de son meilleur ami, pour trouver des éléments aidant à comprendre le drame qui s'est produit dans cette petite maison de Capesterre-Belle-Eau. « Depuis hier soir, elle m'injurie» ou encore « Merci mon frere, je me sens seul dans ma souffrance » Se confiait Joël, par sms, quelques temps avant les faits. Il lui prêtait même une aventure extra-conjuguale avec un ami de la famille. Le jeune homme se sentait diminué par sa compagne qu'il disait être une femme autoritaire, pour qui il se sacrifiait financièrement au point de se priver de nourriture. Une femme, qu'il avait peur de perdre, au point de ne plus dormir la nuit et d'avoir des migraines! 

« IL N'ETAIT PAS NET ! » 

Pour autant, la meilleure amie de Marie-Josée dressait un tout autre portrait du concubin. « Il était très jaloux et a même voulu nous séparer une fois. Il la voulait pour lui tout seul. Il n'était pas net! Marie-Josée était ambitieuse et non autoritaire. Joël ne travaillait pas uniquement pour la surveiller. Il buvait et fumait. Cette vie ne lui convenait pas. Elle voulait avancer et lui, la faisait régresser!» C'était sans compter, le témoignage tout aussi accablant de l'ex-compagne de l'accusé. Cette dernière, encore mineure, avait été séquestrée pendant 5 jours dans les bois. En larmes, elle déclare « J'avais des rapports avec lui sous la contrainte. Il était très jaloux. Quand je lui ai dit que tout était fini, il a essayé de m'étrangler. Je l'aimais énormément. Il était méchant, mais il aimait toutes ses compagnes.» Le verdict de cette affaire est attendu demain. 

 

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