Affaire Panol : un témoin capital entendu

 
Suite du 3ème jour de procès de l'artiste Dominique Panol, accusé du meurtre de son fils, Terence. Les jurés ont pu apprécié le témoignage d'un témoin capital.
 
"Jusqu'à maintenant, je ne me sens pas bien", ainsi s'exprime l'aide-ménagère de 65 ans, une toute petite dame, traumatisée par cette arme, posée sur une table à quelques mètres d'elle, au moment de témoigner...
Elle revoit la scène du crime de ce 10 mai 2013 qu'elle a partiellement vécu. 
"Je n'étais pas là au moment du tir, mais j'étais là dans le salon, après que Terence ait été atteint par le coup de feu, pour m'interposer entre lui et Patricia qui le frappait dans le dos avec un bâton.
J'étais là, aussi, sur la terrasse lorsque Terence est tombé pour ne plus se relever et que j'ai essayé de le redresser, empêchée par Dominique qui m'a interdit d'intervenir"...
Dominique Panol qui tenait le fusil entre les mains, à ce moment là; "un fusil qu'il venait de recharger", enchaîne t-elle.
Et le témoin, émue, tremblotante, de poursuivre aux questions très précises de l'avocat des parties civiles : 
"J'ai vu Terence arriver et monter les escaliers... il n'avait ni bâton, ni coutelas dans les mains"...
La petite dame de 65 ans conclue en disant : " Vous allez avoir cette mort sur votre conscience tout le restant de votre vie ". 
Le seul témoin visuel d'une partie des faits vient de livrer son récit. Il est accablant pour la défense. Il vient corroborer des rapports d'experts en balistique et médecin légiste qui ont clairement indiquer que le jeune Terence, tout juste âgé de 18 ans, n'avait aucune chance de s'en sortir.
Depuis une demie heure maintenant, ce sont les accusés que l'on entend. D'abord Dominique Panol qui s'exprime toujours au moment où je vous parle. Il va être très difficile pour eux de justifier le comportement qu'ils ont eu le 10 mai 2013.
 
Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice
 

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