Affaire Panol : Infanticide aux assises

Très attendu, le procès de Dominique Panol, s'ouvrira cet après-midi devant la cour d'assises de Basse-Terre. Dans le box des accusés, un auteur-compositeur très connu, âgé de 63 ans. Il lui est reproché d'avoir tué son fils, Terence Panol, d'un coup de feu, tiré le 10 mai 2013, au domicile familial, à Pliane Gosier.
Dominique Panol est poursuivi pour meurtre. Il comparaît libre sous contrôle judiciaire. Poursuivie, également, sa compagne, Patricia Ladrezeau,  libre, elle aussi. Il lui est reproché des violences volontaires avec arme sans Interruption Temporaire de Travail.
 
Le 10 mai 2013 à Pliane Gosier, Dominique Panol a tué son fils Terence, d'un coup de feu, tiré à moins d'un mètre, en l'atteignant à hauteur de l'estomac et de la poitrine. La victime est décédée sur place, des suites de ses blessures.
L'a t-il fait volontairement ? Selon, l'accusé : NON. Selon les conclusions de l'enquête : OUI. L'homme a varié à plusieurs reprises sa version des faits. Ce qui peut fragiliser son récit. Sa compagne, présente dans la maison au moment du drame, a également donné plusieurs versions.
Tout comme l'aide-ménagère qui soignait la mère de l'accusé. Toutes ces personnes étant sur place lorsque les faits se sont produits, sans nécessairement les avoir tous réellement vécus.
Autant d'évocations qui peuvent perdre ainsi de leur crédibilité et pour lesquelles il faudra à la cour d'assises apporter de la lisibilité pour retracer le fil exact des évènements et se rapprocher de la vérité avant de juger le couple.
L'arme du crime a été saisie tout comme les munitions récupérées dont celle qui avait servi.
Retrouvés aussi sur place : un bâton et un coutelas. Mais si la compagne du chanteur, Patricia Ladrezeau , a reconnu s'en être servie pour frapper Terence, personne n'est en mesure de confirmer leur usage réel. A savoir si  le jeune homme avait disposé du bâton, ou encore du coutelas qui de doute évidence n'avait pas été utilisé. 
Autant d'éléments troublants qui ajoutent au doute pesant sur la véracité des récits des accusés et qui dédouaneraient une victime qui aurait pu, dans ces conditions, ne pas être armée et ne pas être, par conséquent, dangereuse, au point d'être frappée et abattue.
C'est donc un dossier délicat, mais également extrêmement douloureux qui vient aussi soulever les risques que peuvent entrainer une absence ou un déficit de communication et d'affection entre un père et son fils au point d'aboutir à un manque de confiance et d'entrainer une véritable défiance entre les deux.
 
Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice

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