les braqueurs de Mortenol lourdement condamnés

Le procès du braquage mortel du 28 mars 2015 à la Cité Mortenol à Pointe-à-Pitre a pris fin hier, aux d'assises de Basse-Terre.
Initialement prévu de s'achever vendredi soir, il a joué les prolongations. Les 3 accusés, poursuivis pour vol à main armée ayant entrainé la mort pour 2 d'entre eux et complicité pour le 3e sont retournés en prison. 

Tous coupables ! C'est le verdict, prononcé hier soir, de la cour d'assises des mineurs, au terme de 3H de délibéré.
Les 6 femmes jurées populaires et les 3 magistrats dont là encore 2 femmes, ont suivi partiellement les réquisitions de l'avocat général en condamnant les 3 accusés à respectivement 10, 12 et 14 années de réclusion criminelle.
Soit quelques années de moins que les 18 à 20 ans requis par le Ministère Public
Il leur était reproché de s'être introduits chez une mamie de 86 ans, de l'avoir bousculée, baillonnée et ligotée pour la dépouiller de ses bijoux. Circonstances violentes qui avaient entrainé une émotivité certaine chez la victime au point qu'elle entraine une crise cardiaque qui lui a été fatale.

Au rang des réactions, les parties civiles s'estiment satisfaites et soulagées.
Du côté de la défense, on se tâte pour savoir si l'on ne va pas faire appel du verdict de 14 ans prononcé à l'encontre du principal accusé, mineur au moment des faits.

Maître Jean-Claude Bozor, un des avocats de la défense dont le client pour lequel il avait plaidé l'acquittement, a écopé de 10 années de réclusion et pour lequel il envisage d'interjeter appel du verdict. 

Toujours du côté de la défense, maître Olivier Chipan, lui aussi était déçu de la peine de son client qui a écopé de 12 ans. Il compte faire appel.

TOUS COUPABLES

Tous coupables. Même si les peines sont en deçà des réquisitions, le jury a, tout de même, partiellement, suivi le principe de la responsabilité collective et par conséquent de la culpabilité collective. Associés dans la conception comme dans la réalisation. Avec 2 auteurs, acteurs principaux dont un meneur, le plus jeune mais également le plus dangereux. Et un 3e, considéré comme celui qui a donné les informations qui ont facilité le passage à l'acte faisant de lui un complice.
Un verdict qui l'a sonné, voir assommé puisque libre jusque là, placé sous contrôle judiciaire depuis près de 2 ans, avec un avocat qui avait plaidé son acquittement, il ne s'attendait pas à repartir en prison.
Hier soir, ils se sont retrouvés bien seuls, isolés dans leur condamnation, à prendre le chemin de la maison d'arrêt de Basse-Terre ou celui du centre pénitentiaire de Baie-Mahault. Désormais leur univers pour un certain temps avec un délai de 10 jours qu'ils vont mettre à profit pour évaluer le risque d'un appel.
Côté partie civile, c'est le soulagement qui dominait. Avec un deuil qui allait pouvoir, enfin, commencer et se prolonger... sauf si l'un des 3 accusés condamnés hier soir, au terme de 4 jours d'audience et 3 heures de délibéré, décide de remettre cela dans un an.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 

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