Le beau-père violeur condamné

10 ans ferme! Direction la prison pour le beau-père sexagénaire, reconnu coupable de la vingtaine de viols perpétrés pendant plus de 3 ans sur une adolescente âgée entre 10 et 13 ans au moment des faits. C'est le verdict prononcé, hier, devant la cour d' assises. L'avocat général avait requis 13 années de réclusion.
 
 Morale respectée dans un procès où le verdict était délicat à prononcer.
La proximité des liens entre la victime et l'accusé, la durée et les conditions dans lesquelles les faits avérés et reconnus s'étaient produits, conduisaient à ce que la prudence et la discrétion soient de rigueur.
La vie d'une adolescente, celle de deux autres, petits frère et sœur, nécessitaient que de part et d'autre ont prenne bien la mesure, à la fois de la gravité et de la complexité des évènements.
Ne pas se laisser emporter par les sentiments pour garder une lucidité qui pèse bien le poids de la responsabilité et de la culpabilité.
Le rôle des deux avocats des deux parties engagés dans cet affrontement devenait, dès lors, essentiel.
 
Une affaire vieille de 6 à 9 ans
En ce sens, il fallait que toutes les parties concernées par ce dossier prennent le temps d'étudier une affaire vieille de 6 à 9 ans, qui a duré donc 3 ans et qui a nécessité plusieurs autres années d'instruction avant qu'elle n'arrive devant une cour d'assises populaire qui fasse une analyse objective d'un contexte particulier et compliqué.
Leurs propos modérés mais réalistes ont pu donner à cette affaire un ton qui ne s'écarte pas de la vérité sans pour autant s'approprier la paternité d'un verdict de 10 années de réclusion qui pouvait soulager les deux principaux acteurs.
Le huis clos s'imposait; il a été respecté. Il n'est pas sûr que des débats publiques auraient mieux éclairés un dossier relativement sombre qui ne nécessitait peut-être pas d'être mis en relief au point d'alimenter des conversations pas toujours maîtrisées.
Certains qui souhaitaient assister au procès l'ont, peut-être, mal digéré, mais la partie civile comme la défense ont très bien compris qu'une certaine dignité devait être préservée afin de laisser à la justice le soin de se prononcer en toute équité.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

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