2 frères dans le box : un verdict très attendu

Jean Nicolin et Josué Daufour seront fixés ce soir sur le sort que leur réserve la cour d'assises.
Ce matin, place d'abord à la plaidoirie de la partie civile puis aux réquisitions de l'avocat général avant les plaidoiries de la défense.Une journée décisive qui pourrait réserver certaines surprises. 

L' AMOUR DE DEUX FRERES

Le procès de Jean Nicolin et de Josué Daufour a connu, hier après-midi, son moment d'émotion.
Tout d'abord lorsque le frère cadet, celui qui est poursuivi pour tentative d'assassinat, s'est exprimé, puis lorsque son grand frère qui se trouve assis dans le box à ses côtés, pour des raisons de sécurité, bien que libre sous contrôle judiciaire, a parlé à son tour, et enfin lors du témoignage du père du principal accusé qui porte le même nom et le même prénom.
Des récits bouleversants où la mort et la violence avec arme ont flirté.
Un flirt dangereux dans lequel les deux accusés, un 3e frère, une sœur ainée, une mère et un père et beau-père qui suivent ce procès depuis lundi dans la salle d'audience, ont trempé. Certains sans l'avoir provoqué; d'autres sans n'avoir rien fait pour l'éviter.
Au milieu de cette ambiance qui frise avec la haine, le désir de revanche ou de vengeance, on découvre des êtres sensibles et une famille qui a su et sait encore aimer et s'aimer.
Hier en fin d'après-midi, ce paradoxe a éclaté, publiquement et pudiquement, et personne n'est resté insensible devant deux environnements, deux attitudes complètement différents.
Un contraste saisissant où le bien côtoie le mal, et où les armes blanches ou armes à feu semblent être les bienvenues.
Jean Nicolin a avoué avoir acheté 500e, dans les mains d'un dominiquais, le revolver avec lequel il a tiré à au moins 4 reprises. Il a ajouté qu'il s'était procuré cette arme pour se défendre et protéger les siens.
Le 10 mai 2015, en agissant de la sorte, il s'est non seulement trompé de cible mais il a encore montré sa nervosité, son manque de sang froid et son incapacité à se maîtriser.
Ce soir, lorsqu'il entendra le verdict, il comprendra, peut-être mieux, les lourdes conséquences que son geste a entrainé, surtout après la plaidoirie de la partie civile attendue ce matin qui évoquera la triste vie,  compliquée depuis les faits d'un innocent venu simplement s'amuser et qui a reçu 4 balles dans le corps.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

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