2 frères dans le box

Le procès de Jean Nicolin, poursuivi pour tentative d'assassinat et de son frère, Josué Daufour , poursuivi, lui, pour violences aggravées, ouvert hier, se poursuit devant la cour d'assises.
Après l'audition du Directeur d'enquête et celle des témoins, les 2 accusés ont été interrogés sur leur personnalité.Parmi les témoins entendus hier après-midi, un des grands frères des 2 accusés.Ils appartiennent tous à la "Section Kriminel". Un affichage qu'ils revendiquent mais dont ils contestent l'exclusive réputation de personnages dangereux, eu égard aux séjours de plusieurs de leurs membres dans les geôles de Guadeloupe.

ON NE TOUCHE PAS A UN MEMBRE DE LA FAMILLE

Jean Nicolin et Josué Daufour sont frères. Et dans la famille, l'on ne touche pas à un frère sans réagir. C'est le code d'une famille qui a grandit dans la révolte et qui s'est réfugiée dans la musique pour exprimer son ressenti.
Des textes et des sons qui font état du climat de violence qui règne dans certaines sections dans lesquelles certains groupes se sont constitués.Des groupes qu'il arrive de voir se défier et s'affronter au risque de se retrouver en prison ou de perdre la vie.
Une prison où la violence se poursuit au point de définir des quartiers résidentiels séparés.
Une violence qui colle à la peau de certains y compris comme pour l'un des 2 accusés, d'oublier l'instant d'une colère aveugle qu'il prépare un concours de gardien de prison et qu'il a adhéré à une association qui défend le slogan de "laissons tomber les armes, toutes les armes".
C'est cette histoire qui est évoquée depuis hier devant la cour d'assises de Basse-Terre.
Le 10 mai 2015, lors d'un évènementiel dans un complexe hôtelier de Ste Anne, des successions de dérapages ont entrainé des bousculades qui ont causé des affrontements. Des armes blanches sont sortis et des coups ont été porté.
Et Jean Nicolin n'a pas accepté de voir un de ses grands frères, Josué Daufour, piqué à la gorge par un coup de couteau.
Alors il est parti pour revenir armé et faire feu sur une cible qu'il pensait être l'auteur des faits et a tiré à plusieurs reprises atteignant un visiteur de 4 balles qui ne faisait que rejoindre son véhicule pour s'éloigner du lieu de la rixe.
Un geste qui aurait pu être mortel et qui va être évoqué aujourd'hui pour qualifier ou requalifier demain ce qui, pour l'instant est considéré par l'accusation comme une tentative d'assassinat.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Laissez un commentaire

  1. Derniers articles
  2. Commentaires

Les agresseurs de sapeurs-pompiers conda…

La Justice s'est montrée ferme cet apr&egra...

Agression sapeurs-pompiers : comparution…

L'agression subit, dans la nuit de samedi &...

Un pompier agressé dans sa caserne

 Dans la nuit de samedi à dimanche, un...

La mamie violée obtient justice

Dans l'affaire du viol d'une femme de 74 ans, la j...