8 coups de couteau pour un join

Les procès pour meurtre se suivent mais ne se ressemblent pas devant la cour d'assises de Basse-Terre.Aujourd'hui et demain, c'est de la mort d'un déficient mental, en fuite, interné au Centre Hospitalier Spécialisé de Montéran, dont il sera question.

Depuis cet après-midi, on évoque les faits, dans le procès pour meurtre de Benoît William. La cour d'assises a interrogé les principaux témoins des faits.
Ceux qui ont vécu les évènements... et qui ont pris la fuite lorsqu'ils ont vu l'accusé frapper à mort Tony Issorat.
Dans ce dossier, 4 d'entre eux ont été poursuivi pour non assistance à personne en danger.
Depuis plus d'une heure maintenant, c'est l'accusé qui est interrogé sur ses actes.
Benoît William, par les réponses apportées et le comportement choisi, de toute évidence, ne semble pas avoir mesuré la gravité des poursuites qui pèsent contre lui et qui font de lui un meurtrier déterminé.

MORT DE 8 COUPS DE COUTEAU POUR 50 GRAMMES DE CANNABIS !

Mort pour 50 grammes d'herbe de cannabis. Une dette qui durerait, selon l'accusé, depuis 6 mois. C'est la raison pour laquelle Benoît William a frappé de 8 coups de couteau en 16 secondes, vidéo à l'appui, Tony Issorat.
"Quand je suis énervé, je suis énervé, je n'entends rien. J'avais besoin de mon argent pour payer les couches de mon enfant".
Ce sont les explications portées par un accusé qui montre qu'il était déterminé, au point d'effrayer ses amis, dont 4 sont poursuivis pour non assistance à personne en danger, des individus qui ont assisté au crime et qui au lieu de calmer ou de dissuader Benoît William ont préféré prendre la fuite.
Tony Issorat, deux fois plus âgé que son agresseur, personne vulnérable pour être déficient mental, ayant déjà séjourné à 8 reprises au Centre Hospitalier Spécialisé de Montéran, tremblait, a titubé puis s'est écroulé sous les coups répétés, rapides, appuyés, violents d'un accusé déchainé qui va passer sa rage sur lui.
Il va l'acculer, le coincer et le frapper jusqu'à ce que mort s'en suive. La victime va mourir sur place, dans l'indifférence la plus totale.
Une caméra de surveillance de la ville va filmer la scène. La mort en direct. Une vidéo prévue pour être diffusée plus tard à l'audience et qui pourrait accabler un accusé qui explique son attitude par le fait que la dette de la victime l'a énervé au point de "voir noir" et de ne plus savoir combien de coups de couteau il avait donné ni sur quelles parties du corps il avait frappé.
Ce sont ces expressions et ses explications. Très faibles par rapport au déferlement d'une violence dévastatrice.
Benoît William va ensuite prendre, à son tour, la fuite. "Je suis parti direct", a t-il précisé, après avoir vu la victime effectuer 5 pas mais sans la voir chuter ni la poubelle tomber avec elle.
Un récit qui contraste avec le témoignage de la seule de la dizaine de passants qui s'est approchée d'une victime qui rendait l'âme, dans une souffrance atroce.
Le procès se poursuit demain avec les réquisitions et plaidoiries.
Des réquisitions attendues très fortes.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

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