Pour Soumbo, c'était un accident !

Dans le box des accusés depuis lundi, Willy Soumbo raconte les faits tels qu'il les traduit. Une nouvelle traduction qui contraste avec la toute première après les faits.Comme un tir accidentel et aucune intention d'homicide volontaire.Pas nécessairement comme ils se sont produits, puisque des témoins sont venus dire ce matin à la barre tout le contraire.
L'accusé aurait annoncé qu'il allait tuer Daniel Vilmen et qu'il a tiré une balle en pleine tête à moins d'un mètre.

Willy Soumbo a avoué cet après-midi avoir déjà menacé de mort Daniel Vilmen lors d'une précédente querelle. Mais il a voulu relativiser cette menace en précisant qu'il l'avait proféré sous l'état de la colère.
Comme il a nié avoir acheté, seulement 8 mois avant, l'arme utilisée contre celui ci pour le tuer.
Soumbo a également dit que le tir qu'il a exercé contre la victime était parti accidentellement.
Alors que d'autres l'ont vu pointer l'arme en direction de la victime comme lui-même l'avait reconnu dans une précédente audition.
L'accusé est acculé. Il le sait. Ses avocats aussi. Notamment depuis qu'un témoin est venu ce midi à la barre confirmer en pleurs que l'accusé, Willy Soumbo, lui avait bien dit qu'il allait tuer Daniel Vilmen.
Ce témoignage a lui seul accable un accusé désormais affaiblit et c'est probablement parce que ses deux avocats ont remarqué cette faiblesse qu'ils ont créé un incident, demandé une interruption de séance et tenté de déstabiliser l'avocat des parties civiles qui aurait été de permanence le jour des faits et aurait assisté l'accusé lors de sa garde à vue.
Or, il s'avère que l'on ne peut pas être en même temps des deux côtés de la barre. Un pur problème de déontologie selon certains, de droit, selon d'autres.
Une situation compliquée qui n'apportera pas la vérité dans ce dossier mais qui a créé une gêne qui devait être levée pour que les débats retrouvent leur sérénité et que l'on aille au terme de ce procès. Ce qui est prévu ce mercredi, en dépit des conclusions déposées par la défense qui souhaitaient que le procès soit ajourné.

 

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

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