Affaire Suppa : Samantha Lamare entendue ce matin

Dans le procès de Samantha Lamare, poursuivie pour homicide volontaire sur son concubin, Lincol Robin, un chanteur à succès de " bouyon ", connu sous le pseudonyme de Suppa, avec lequel elle vivait depuis 6 ans, on va entrer dans le vif du sujet, ce matin, avec l'évocation des faits.

L'accusée va devoir s'expliquer sur ce qui se serait réellement passé.
Mais une question se pose : quelle version va t-elle cette fois défendre, elle qui en a déjà donné plusieurs et qui selon les propres aveux de son avocat se serait très mal défendue lorsqu'elle a été entendue devant le juge de l'instruction ?

Il faut s'attendre, ce matin, à une opposition farouche entre les deux avocats qui se font face depuis hier, devant la cour d'assises de Basse-Terre, au procès de Samantha Lamare à qui il est reproché d'avoir tué son concubin d'un coup de couteau en plein cœur.
Un coup violent, a précisé hier, lors de son audition, par visio-conférence, le médecin légiste qui a effectué l'autopsie de la victime. Un coup porté avec force, a t-elle précisé, qui a perforé le cœur. La lame a pénétré de 10 centimètre dans la poitrine de Lincol Robin.
Daniel Démocrite pour les parties civiles et Jean-Marc Ferly pour la défense n'ont pas du tout la même vision des faits pour lesquels il n'y avait pas de témoin.
Pour le 1er nommé, l'accusé qui a déjà changer de version à plusieurs reprises, ne dit pas la vérité.

Du côté de la défense, si l'on reconnaît la responsabilité de Samantha Lamare dans la mort de Lincol Robin, on est loin de penser qu'il s'agit d'un acte volontaire et que l'intention y était.
On est même prêt à défendre une thèse qui serait loin de culpabiliser, seule, l'accusée.

Quelle version des faits va donner l'accusée ?

Quelle version va nous sortir, ce matin, Samantha Lamare ?
Celle devant le juge de l'instruction où implicitement elle reconnaissait l'acte volontaire ? Ou celle évoquée, lors d' une seconde audition, où elle parlait de réaction et donc de défense face à une attaque ?
Comment va t-elle s'y prendre ? Va t-elle maintenir la version de son enfant qu'elle tenait lorsqu'elle aurait été agressée par son concubin et contre lequel, malgré cet handicap, elle aurait réussit à réagir ?
Va t-elle également ne parler que d'un seul coup de couteau et préciser que celui ci aurait été porté de dos ?
Ou alors va t-elle rejoindre la théorie très explicite et tout aussi convaincante, en tous les cas sérieusement plausible du médecin légiste qui hier lors de son rapport a été claire : l'accusée ne pouvait pas se défendre avec un enfant dans ses bras, d'une part, et que, d'autre part, il n'y aurait pas eu 1 mais au moins 2 coups de couteau et que ces coups n'auraient pas été portés de dos, mais bien de face. Et qui plus est avec force et violence. Lincol Robin a été atteint en plein cœur par une lame qui lui a perforé le cœur de 10 centimètres !
Autant d'éléments qui vont permettre, à l'avocat général, ce matin et notamment dans ses réquisitions, d'évoquer la thèse de meurtre au détriment de celle de violences volontaires ayant entrainées la mort sans intention de la donner.
Sera t-elle suivie ? Par l'avocat des parties civiles : de toute évidence : oui.
Par celui de la défense : de toute évidence : non.
Ce dernier défendra, bec et ongle, la thèse accidentelle à défaut d'aller jusqu'à la légitime-défense.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

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