Mort de la petite Shakira : entre colère et tristesse

Depuis ce matin, la cour d'assises de Basse-Terre se penche sur un nouveau drame.Un drame de la misère humaine sur le dos d'enfants maltraités et abandonnés par leurs parents qui aujourd'hui se battent entre eux.
Une bien triste affaire qui bouleverse les esprits neutres de ce dossier présents dans la salle d'audience
Les parents et l'éducation sur le banc de l'accusation. Une évidence, au terme de cette première journée d'audience. Ce procès n'est peut-être pas seulement celui de
Jacqueline Datil, la belle-mère de Shakira morte à seulement 5 ans et demi.Il pourrait être, aussi, celui d'autres adultes qui ont abandonné la petite et qui n'ont rien fait pour éviter ce drame.
La défense, qui le pense sérieusement, trouve, je cite, "trop facile, aujourd'hui, d'enfoncer une femme, certes responsable, mais complètement perdue, seule à se démener avec 4 enfants dont 2 qui n'étaient pas les siens.
Et presque honteux de retrouver face à elle ceux-là même qui, selon elles, partagent cette responsabilité et dont l'absence est quelque part complice d'une non assistance à personne en danger", fin de citation.
Une accusée rongée par les remords
Dans la salle d'audience, certains éprouvent même le besoin de vomir tant cette affaire les révolte ou les dégoûte.
On peut être, en effet, partagé entre colère et tristesse lorsque l'on entend la vie qui était réservée, notamment aux deux plus jeunes enfants dont Shakira pour laquelle on ne s'est jamais véritablement demandé pourquoi elle exprimait sa désapprobation.
Il lui a tout simplement manqué de l'amour.  De l'amour maternel, de l'amour paternel.
Entendu sur les faits, l'accusée pétrie de remords, en sanglots réguliers, a affirmé ne rien avoir contre Shakira tout en regrettant terriblement les faits. Des faits douloureux. Rappelons qu'elle frappé l'enfant à coups de pieds et lui a sauté dessus, pieds joints, au point d'entrainer un traumatisme abdominal violent, à l'origine d'un syndrome hémorragique et d'une défaillance cardio vasculaire sur traumatisme abdominal digestif et rénal majeur au-delà de toute ressource thérapeutique. Des lésions qui venaient s'ajouter à d'autres tout le long du corps de l'enfant dont également à la tête.
Au milieu de ce drame, le père des 4 enfants a joué un rôle déterminant.
Des témoins et des autorités sont venus dire à la barre qu'il ne remplissait pas son rôle, qu'il était absent.
Tout comme sa première compagne qui l'a laissé partir avec leurs 2 enfants dont la petite Shakira pour les confier à cette femme détruite, assise dans un box depuis ce matin et qui dort en prison depuis plus de deux ans.
Jacqueline Datil était enceinte de son mari au moment des faits d'un 3e enfant qu'elle a porté de longs mois en prison. Comme elle porte depuis ce 9 mars 2015, ce souvenir affreux, ce lourd fardeau, cette croix, d'une innocence brisée.
 ( Pierre EMMANUEL pour Guadeloupe Justice ) 

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