8 ans d'emprisonnement pour avoir amputé une jambe...

Ken Birmingham, poursuivi pour violence avec arme ayant entrainée une mutilation ou une infirmité permanente a écopé de 8 années de prison.Il échappe à la réclusion criminelle de 10 ans requise par l'avocat général.Il s'est vu assortir, également, une interdiction de détenir, sans autorisation, une arme pendant 15 ans.

Ken Birmingham échappe à la réclusion mais pas à l'emprisonnement. De toute évidence le pardon que lui a accordé sa victime a plaidé en sa faveur.
C'est probablement des deux jours d'audience le moment le plus fort d'un procès d'une triste réalité.
Celle de la détention et de l'utilisation excessive des armes que l'on utilise avant de communiquer et des balles que l'on tire avant d'échanger.
Dans cette histoire, la victime a parlé, pour éviter que l'accusé ne passe à l'acte, mais ce dernier ne l'a pas écouté, encore moins entendu pour laisser parler une colère aveugle et injustifiée.

La force doit rester à la loi

En se trompant de cible, Ken Birmingham s'est aussi trompé de combat lui a signifié l'accusation qui a tenté de lui démontrer que le recours à la violence n'était jamais la solution.
Que force devait rester à la loi et qu'il eut été préférable pour lui cette nuit là de faire taire cet esprit de revanche et de vengeance en allant chercher une arme, en la chargeant d'au moins 4 balles et de faire feu à autant de reprises pour atteindre à 3 fois un malheureux innocent.
8 années d'emprisonnement, c'est, d'une part, le prix de cette innocence et d'autre part celui de ce pardon que Kenny Louemba, lui, a su trouver grâce aux précieux conseils de sa mère qui a été pour lui le meilleur des avocats.
Une mère que lui, le garçon de 19 ans au moment des faits, a su entendre et écouter pour a t-il dit retrouver son sourire qui savait consoler toutes ses souffrances.
Ken Biringham a promis de retenir la leçon. Il lui a été assorti une interdiction de détenir une arme sans autorisation pendant 15 ans.
Le délai pour lui, aussi, de s'éloigner de cette gangrène que peut représenter la violence.

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

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