On ne perd pas toujours son temps en prison... Parfois, on peut l'occuper intelligemment. Depuis deux ans, certains détenus l'ont très compris. Ils se forment à l'apprentissage et à la maîtrise des premiers gestes de secours et de survie.


Grâce un programme initié par le Procureur de la République de Basse-Terre et un partenariat entre le milieu judiciaire, celui de la détention et le Centre de Formation aux Métiers de l'Eau, du Sauvetage et du Secourisme, du Cercle des Nageurs de la Région de Basse-Terre, (CNRBT), à raison de 3 sessions par année, ils sont une quarantaine de détenus à avoir suivi une formation au PSC1 (Premiers Secours Civiques de Niveau 1).
7 heures durant lesquelles, sur 2 demies journées, le même jour, de 8H à 12H et de 14H à 17H, sous l'autorité de formateurs du CNRBT, les détenus, sélectionnés ou volontaires, présentant un minimum de garantie de séreux et de responsabilité, les appelés s'engagent dans un circuit multiple qui leur offre la possibilité de progresser et d'améliorer leurs connaissances, aussi bien dans le domaine du secourisme que du sauvetage aquatique.

Des détenus libérés par des gestes qui sauvent

En effet, le programme proposé par le CNRBT aux détenus de la maison d'arrêt de Basse-Terre ne se limite pas au PSC1.
Il s'étend aux PSE1 et 2 (Premiers Secours en Equipe de Niveau 1 et 2) de même qu'à la préparation à devenir formateur.
3 degrés de formation en secourisme, mais également 3 niveaux en sauvetage.
Le CNRBT donne la possibilité, en accord avec le service pénitentiaire et le Parquet de Basse-Terre, à ces détenus volontaires la possibilité d'étendre et d'étoffer leur rayon d'intervention également dans le domaine aquatique.
Les détenus peuvent de ce fait suivre des préparations au BSB (Brevet de Surveillant de Baignade), au BNSSA (Brevet National de Sécurité et de Sauvetage Aquatique) et au BPJEPSAAN, Brevet Professionnel des Activités de la Natation.
Des acquisitions gratifiantes qui intègrent le dossier judiciaire des détenus et qui peut leur permettre d'obtenir des facilités de libération conditionnelle et des réductions de peines.
Autant dire que le "jeu en vaut la chandelle".
Ce partenariat est appelé à se poursuivre s'étoffer puisque tous les acteurs : Ministère de la Justice, Parquet de Basse-Terre, Maison d'arrêt de Basse-Terre, Service de Prévention et de détention, CNRBT... tous sont d'accord pour reconnaître les bienfaits des acquisitions offertes par un programme cohérent et valorisant qui va dans l'esprit de faciliter l'insertion ou la réinsertion des délinquants qui à un moment de leur vie ont dévié.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Ulrich Favieres comparaît aujourd'hui et ce jusqu'à demain, devant la cour d'assises de Basse-Terre. L'ancien gendarme est accusé d'avoir poignardé à mort Charles Claudion en juillet 2015, à Rivières-Sens (Gourbeyre). 
 
C'est une affaire de meurtre qui est appelée à être jugée aujourd'hui et demain devant le jury populaire de la cour d'assises de Basse-Terre. Dans le box, Ulrich Favieres, un ancien gendarme-auxiliaire qui a mal tourné au point de se retrouver en prison, suite à des faits de vols aggravés. 
Une maison d'arrêt de Basse-Terre où Favieres, âgé de 23 ans va se retrouver dans la même cellule que sa future victime, Charles Claudion. Une cohabitation qui va mal se passer et aboutir à des affrontements. Une haine mutuelle que les deux hommes vont entretenir même après leur séjour en prison. 
 
3 COUPS DONT 1 MORTEL A PROXIMITE DU COEUR 
 
Le soir des faits, la nuit du 24 au 25 juillet 2015, les deux jeunes hommes vont se croiser lors d'une soirée organisée dans un restautant de Rivières-Sens ( Gourbeyre). Sous l'effet de l'alcool et de produits stupéfiants, ils en viennent aux mains et se frappent mutuellement. Favieres se sentant en infériorité sort alors un couteau qu'il portait sur lui et frappe Claudion. Ce dernier s'écroule mais réussit à se relever et s'enfuir. Favieres décide alors de lui courrir après et de le frapper, de nouveau, cette fois à deux reprises. 3 coups en tout dont un mortel à proximité du coeur. 
Claudion va cette fois s'écrouler définitivement pour ne plus se relever et mourir sur place. 
Aujourd'hui et demain, Favieres doit répondre de l'accusation d'homicide volontaire. Une volonté de tuer dont il s'est défendu mais dont les éléments et les témoignages ne plaident pas en sa faveur. 
 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 
 

5 mois ferme pour « détention et recel de biens provenant d'un délit » . C'est la condamnation d'un jeune Saint-Martinois de 26 ans par le tribunal correctionnel de Pointe-A-Pitre. Et pour cause, le détenu de la prison de Baie-Mahault cachait la modique somme de 1500 euros en espèce, dans son ventilateur! Il était également surpris avec un portable et une carte micro-SD. 

Le prévenu qui s'était pavané avec l'argent sur des photos, se justifiait en déclarant que le butin amassé était le résultat « de la vente de sa cantine »!Le jeune homme est retourné purger sa peine en prison et les produits y compris l'argent ont été réquisitionnés! 

Le ministère public avait requis une peine à la hauteur du crime commis : 30 ans de prison ferme pour avoir poignardé 46 fois sa compagne, Marie-Josée Erassin. Pour autant, après deux heures de délibérations, le jury populaire a condamné Joël Ruffe à une peine de 25 ans de réclusion criminelle avec 3 ans de suivi socio-judiciaire. 

« Popo ( surnom de Joël Ruffe) est méchant avec nous. Ce n’est plus l’amoureux de maman, il a tué maman! Maman criait, je me suis levée y’avait beaucoup de sang par terre et dehors aussi. Et même sur la barrière! j’ai vu maman, couchée ds le salon. Elle avait un couteau là (elle montre son thorax). Popo s’est échappé, il courrait vite. Y’avait un sabre par terre, c’est celui de Popo. Je ne l’ai pas vu tuer maman.» Voici la déclaration poignante de la fille de la victime! Âgée de 6 ans au moment des faits, elle avait retrouvé, le 9 mai 2014, le corps sans vie, de sa mère Marie-Josée Erassin, une jeune Haïtienne de 24 ans. 

De ce crime passionnel de Capesterre-Belle-Eau, il ne reste au final qu'un enchaînement de situations plus accablantes les unes que les autres! 2 enfants en bas âge marqués à vie, une famille meurtrie par l'absence de celle qu'on appelait affectueusement « Ti Jo », un homme comparé à un monstre sanguinaire « Un mamba noir » qui en réalité possède « Un mal être et un mal vivre profond envers les femmes», un multi-récidiviste qui « Aime trop » et qui a du mal à quitter l'élue de son coeur. Quel avenir pour Joël Ruffe? 

« UN ACCUSE QUI MERITE D'ÊTRE SOIGNE ET SUIVI PENDANT TRES LONGTEMPS » 

L'avocat général Eric Ravenet requérait une peine de 30 ans de prison assortie d'un suivi pour « un accusé qui mérité d'être soigné et suivi pendant très longtemps pour éviter qu'il ne récidive». Des réquisitions qui ont abondé dans le sens de la plaidoirie des parties civiles au cours de laquelle Me Jenny Morvan a beaucoup insisté sur le nombre important de 4 femmes tuées cette année là, en Guadeloupe, par leur conjoint. « A 24 ans, elle avait le droit de changer de cap, de vivre autrement. Plutôt que de rester avec un bourreau». 

Du côté de la défense, on a estimé, au cours de 2 plaidoiries, elles aussi remplies d'émotion, tant du côté de Me Sarah Aristide que du bâtonnier Roland Ezelin, " Ce n'était pas la longueur et la durée de la peine qui allaient réduire le nombre de violences faites aux femmes en Guadeloupe. Faire de Joël Ruffe un exemple n'est pas la solution. » 

En condamnant Joël Ruffe à une peine de 25 années de prison avec 3 ans de suivi socio-judiciaire, la cour a statué en insistant bien sur le suivi médical qui, s'il n'est pas respecté, sera augmenté de 5 années supplémentaires. 

 

( Guadeloupe Justice avec Pierre Emmanuel ) 

 

 

Qu'est-ce qui peut bien conduire un homme «Très amoureux» à poignarder 46 fois la mère de son enfant? C'est tout l'enjeu du procès de Joël Ruffe qui comparaît depuis ce matin, devant la cour d'assises de Basse-Terre, pour le meurtre de sa compagne Marie-Josée Erassin. Retour sur ce premier jour d'audience. 

Stoïque, les yeux figés sur le jury, on a du mal à cerner l'homme de 35 ans assis dans le box. Ses motivations quant à elles, sont encore troubles à la veille de l'issue de son jugement. Néanmoins, le médecin légiste est clair : la nature des blessures montrent la violence et la passion du crime. « Même si elle avait survécu, elle aurait été défigurée » Témoigne l'expert. 46 coups de couteaux et coutelas au niveau du visage, de la poitrine et un couteau resté planté en plein coeur! Une scène digne d'un film d'horreur, vécu par deux enfants âgés de 6 et 2 ans au moment des faits. Qui est cet homme? Qu'est-ce qui a bien pu traverser l'esprit de Ruffe ce 9 mai 2014 à Capesterre-Belle-Eau? 

« MERCI MON FRERE, JE ME SENS SEUL DANS MA SOUFFRANCE. JE SUIS CONTENT D'AVOIR PU TE PARLER » 

Des différentes auditions des témoins à la barre, il ressort que l'accusé était un homme «Très amoureux», calme, un introverti qui ne parlait pratiquement pas de sa vie de couple. Il fallait expertiser le portable de son meilleur ami, pour trouver des éléments aidant à comprendre le drame qui s'est produit dans cette petite maison de Capesterre-Belle-Eau. « Depuis hier soir, elle m'injurie» ou encore « Merci mon frere, je me sens seul dans ma souffrance » Se confiait Joël, par sms, quelques temps avant les faits. Il lui prêtait même une aventure extra-conjuguale avec un ami de la famille. Le jeune homme se sentait diminué par sa compagne qu'il disait être une femme autoritaire, pour qui il se sacrifiait financièrement au point de se priver de nourriture. Une femme, qu'il avait peur de perdre, au point de ne plus dormir la nuit et d'avoir des migraines! 

« IL N'ETAIT PAS NET ! » 

Pour autant, la meilleure amie de Marie-Josée dressait un tout autre portrait du concubin. « Il était très jaloux et a même voulu nous séparer une fois. Il la voulait pour lui tout seul. Il n'était pas net! Marie-Josée était ambitieuse et non autoritaire. Joël ne travaillait pas uniquement pour la surveiller. Il buvait et fumait. Cette vie ne lui convenait pas. Elle voulait avancer et lui, la faisait régresser!» C'était sans compter, le témoignage tout aussi accablant de l'ex-compagne de l'accusé. Cette dernière, encore mineure, avait été séquestrée pendant 5 jours dans les bois. En larmes, elle déclare « J'avais des rapports avec lui sous la contrainte. Il était très jaloux. Quand je lui ai dit que tout était fini, il a essayé de m'étrangler. Je l'aimais énormément. Il était méchant, mais il aimait toutes ses compagnes.» Le verdict de cette affaire est attendu demain. 

 

Hier, 4 détenus sont repartis bredouilles du tribunal correctionnel de Pointe-A-Pitre! Et pour cause, les comparses étaient à l'origine de l'agression d'un surveillant au centre pénitentiaire de Baie-Mahault en octobre dernier. Le gardien traumatisé, a subi un vrai passage à tabac, par des prisonniers mécontents suite à la confiscation d'armes ou encore de produits stupéfiants. Les accusés ont écopé de peines allant de 2 à 4 ans de prison ferme. 

 

(Source : Rci) 

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