Il était 1H, ce matin, lorsque le verdict est tombé dans le procès de Kévin Delorme.
Le jeune tatoueur de 32 ans poursuivi pour le meurtre de Jaël Judith, commis le 21 mars 2015 à Baillif, a été reconnu coupable et condamné à 15 années de réclusion criminelle.
Le jury, qui a pris 2H et 30 mn pour délibérer, a suivi intégralement les réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé la même peine.
A l'issue du verdict les avocats des parties civiles étaient pleinement satisfaits avec tout de même un regret : celui que ce procès ait été bouclé en seulement 2 jours. Il en aurait facilement fallu, au moins un de plus, pour éviter une seconde journée marathon de 17H de mobilisation.

Le verdict tombé au milieu de la nuit a été accueilli avec soulagement du côté des parties civiles qui sont malgré tout restées humbles et dignes. Avec une grosse pensée pour Jaël JUDITH, la victime.
Du côté des proches de Kévin Delorme, même retenue, mais cette fois avec des larmes et là encore beaucoup d'émotion.
Les deux familles se connaissent et ce matin, à 1H, c'est aussi une profonde tristesse qui se partageait autour d'une part, une vie envolée à 23 ans et d'autre part, une autre qui devra apprendre à se reconstruire, à 32 ans, loin de cette liberté chérie, temple d'évasion qu'il recommençait depuis peu à savourer.
Deux jeunes vies gâchées, dans un contexte violent, une ambiance troublée et un climat tendu, par la bêtise humaine et des relations dangereuses où les armes se sont invitées pour tout détruire.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

C'est aujourd'hui, probablement en fin de journée, que Kévin Delorme sera fixé sur sa sentance. L'homme qui comparaît depuis hier, devant les assises de Basse-Terre est accusé du meurtre de Jaël Judith.

Au 2e jour du procès de Kévin Delorme, on est vraiment entré dans le vif du sujet avec l'évocation des faits.L'accusé est emmené à s'expliquer sur les raisons qui l'ont motivé à faire feu à 4 reprises sur Jaël Judith.
Il revient sur sa vie, son enfance, son quotidien, ses problèmes de comportements qui l'ont conduit à être traduit plusieurs fois devant le tribunal correctionnel et à connaître la prison.
Une vie qu'il avait repris en mains après ses déboires judiciaires et qui se résumait à travailler dans une salle de sport, opérer dans son atelier de tatouage, se déplacer à vélo et promener ses chiens...Jusqu'à ce 21 mars 2015...

Une matinée éprouvante

Kévin Delorme s'exprime. Avec ses mots. Avec son ton. Et à son rythme. Un rythme régulier. Un ton calme. Des mots simples.
Au point de se demander comment ce garçon de 32 ans qui semble si apaisé et si reposé a fait pour arriver à tirer à 4 reprises sur un jeune homme de 23 ans !
Que cache cette sérénité ? Kévin Delorme a t-il deux visages ?
Jusque là, la majorité des témoignages lui ont été favorables. Mais son casier judiciaire et les faits ne plaident pas pour lui. Ils lui sont même très défavorables.
L'exemple du témoignage, ce midi, de son ex petite amie avec laquelle il a vécu 5 à 6 ans est en ce sens criant. Une petite amie qui a été ensuite celle de Jaël, la victime, pendant 2 ans et avec lequel il n'était plus lorsque celui ci a été tué par Kévin; ce qui ne l'a pas, pour autant, empêchée de se constituer partie civile, ce qui a choqué plus d'un dans une salle d'audience bien remplie qui suit ce procès avec beaucoup de maîtrise, à la dimension de la gravité et de la tristesse des faits.
Elle a décrit l'accusé comme étant violent, possessif et jaloux. Une violence, répété et régulière a t-elle précisée, qui l'a emmenée à le quitter. Ce que, apparemment Kévin Delorme aurait mal vécu.
Ce témoin est important puisqu' elle s'est retrouvée au milieu des deux garçons; et bien qu'elle ait cherchée, comme elle l'a dit, je cite" de "servir de tampon", les relations entre Kévin et Jaël se sont dégradées et leur contentieux a conduit à ce que l'un comme l'autre se détestent.
Cet après-midi, avant les réquisitions et plaidoiries, on entendra les parties civiles. Les parents de la victime. Leurs témoignages seront probablement tout aussi durs que ceux évoqués jusque là.
Puis après avoir entendu, ce matin, sur sa personnalité, on va entendre l'accusé sur les faits. Un moment qui sera douloureux Pour lui, mais pour, aussi, les parties civiles parce que le souvenir de la victime remontera à la surface.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Depuis hier, c'est un nouveau drame qui se joue devant la cour d'assises de Basse-Terre.La 1ère journée du procès pour meurtre de Kévin DELORME, survenu le 21 mars 2015 à Baillif, a donné un aperçu très précis d'une tragédie qui aurait pu être évitée.
Tout le monde savait. Tout le monde redoutait. Et personne n'a réussit à éviter le drame survenu dans cette cité du bourg de Baillif ce samedi 21 mars 2015. 
Jaël JUDITH a t-il provoqué sa mort ? Pouvait-il savoir qu'il allait la trouver lorsqu'il viendrait avec un de ses amis rencontrer Kévin DELORME ?
Ce dernier s'est-il senti menacé pour qu'il récupère son fusil et tire à 4 reprises sur sa victime ?
Les  deux garçons s'étaient déjà affronté au point de s'armer et de tenter, l'un de tuer l'autre. L'un avec un fusil; l'autre avec un couteau.
Au milieu de ce conflit, une histoire de relation amoureuse qui aurait pu les rassembler plutôt que de les opposer.
Non seulement, elle allait les diviser, mais en plus cette relation allait les emmener à se détester au point de se vouer une haine farouche.
Pourtant, tous deux issus de culture parentale rastafari, on aurait pu penser que la sagesse s'imposerait sur la violence.
Il n'en a rien été ; les 2 garçons n'ayant pas su s'entourer des bonnes relations pour suivre la trace pacifique de leurs proches qui se connaissent et se respectent et se sont même parler pour tenter de coller les morceaux.
Mais la fracture était trop grande et aujourd'hui, au 2e et dernier jour du procès qui s'achève ce soir, la déchirure risque d'être très profonde.
 
 
( Pierre EMMANUEL pour Guadeloupe Justice )

C'est une affaire de meurtre qui est prévue d'être jugée aujourd'hui et demain devant la cour d'assises de Basse-Terre. Dans le box, un jeune homme de 34 ans, Kévin Delorme, à qui il est reproché d'avoir tué de plusieurs coups de feu, Jaël JUDITH, qui venait d'avoir 23 ans. Les deux garçons s'étaient déjà affrontés et blessés mutuellement à propos, notamment d'un différent sentimental.
Les faits qui seront évoqués durant ces deux jours remontent au 21 mars 2015, dans une cité de Baillif.

Le 21 mars 2015, à l'heure du repas, vers 12H, dans une cité, à l'entrée du bourg de la commune de Baillif, plusieurs coups de feu (4 à 5 tirs), blessent mortellement un jeune de 23 ans qui allait décéder des suites de ses blessures à l'hôpital.Des balles qui l'ont atteint au thorax et aux jambes, notamment.
Plusieurs coups de feu dont certains ont été effectué alors que la victime, déjà blessée, prenait la fuite.
Kévin Delorme, l'auteur présumé, et Jaël Judith, la victime de 9 ans de moins que lui, se connaissaient.Ils s'étaient même déjà sérieusement affronté pour, notamment, un différent amoureux, au point de se blesser.
Des règlements de comptes entre les deux hommes qui avaient abouti à des coups de feu, des coups de couteau et une case brûlée.
Pourtant, il semblerait que le jour des faits ou quelques temps auparavant, les deux individus auraient consenti de fumer le calumet de la paix.
Que s'est-il donc passé pour que s'en suive ce déchainement de violence armée qui allait effrayer tout le quartier et créer un véritable émoi au sein de deux familles qui se connaissent ?
Pendant 2 jours, les souvenirs de ce drame affreux vont ressurgir et nul doute qu'ils vont entrainer, tant chez les proches de la victime que ceux de l'accusé, une véritable émotion et une très grande souffrance.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

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