Comment un fils de 18 ans peut-il arriver à immoler son père, vivant ? Et entrainer dans cette spirale infernale 3 de ses camarades dont 2 mineurs, lycéens ?C'est ce crime effroyable auquel seront confrontés à compter de ce matin les jurés de la cour d'assises des mineurs.

Ils auront face à eux 4 jeunes âgés de 17ans pour deux d'entre eux et 18 ans pour les deux autres, au moment des faits.

Le soir du 27 avril 2015, dans un appartement de Pointe-à-Pitre, ils ont pénétré, sans effraction, chez le père de l'un des 4 accusés, l'ont immobilisé avant de l'arroser d'essence puis ont craqué une allumette avant d'assister à son agonie.
Une atrocité commise parce que le père s'était opposé à ce que son fils avec ses complices ne s'abrogent le droit de planter de l'herbe de cannabis sur le terrain de la victime, installé à Marie-Galante.
Les 4 garçons, qui ont tous les 4 un casier judiciaire vierge, sont détenus depuis le 30 avril 2015 pour deux d'entre eux et depuis le 21 mai 2015 pour les deux autres.
Ils vont se retrouver côte à côte durant 5 jours pour évoquer cette soirée dramatique.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

2ème jour du procès d'Edwin Dalrymple devant la cour d'assises de Basse-Terre. L'homme comparaît depuis hier après-midi pour le meurtre de Gary Ponin survenu le 13 septembre 2015, devant une discotèque de Saint-François. 

Il sera difficile, aujourd'hui, à Edwin Dalrymple, lorsque l'on évoquera les faits, de dire qu'il n'a pas tiré pour tuer.
Surtout après l'audition des deux experts en balistique et du médecin légiste dont les auditions seront capitales.
Notamment pour l'accusation.
Elles suivront le rapport de cet après-midi du directeur d'enquête qui a précisé que l'accusé aurait tiré à 3 reprises et que c'est la 3e balle qui aurait atteint la victime, Gary Ponin, en pleine tête. Un tir exécuté à très courte distance.
Des précisions qui font "mouche"; mais cette fois à l'encontre du tireur.
La distance du tir, la partie du corps visée et atteinte, la dangerosité de l'arme utilisée sont autant d'éléments qui enfoncent l'accusé.
Tout comme le fait de s'être renseigné sur la présence sur le site de la victime, la venue du tireur avec son arme chargée, l'attente puis le passage à l'acte.
Une détermination qui a duré de très longues minutes, peut-être même des heures que n'a pas exploité l'accusé pour changer de procédé et abandonner ce parcours qui allait le conduire à commettre un acte criminel.
C'est de tout cela qu'il sera question demain et que suivra un public fourni des deux côtés de la barre avec ceux qui soutiennent les proches de la victime et ceux qui accompagnent Edwin Dalrymple dans le cheminement qu'il s'est choisi d'assumer en toute connaissance de cause.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Miguel Célestine a été reconnu coupable, cet après-midi, par la cour d'assises de Basse-Terre, du meurtre de Ménélik Henry commis à l'aide d'un couteau à cran d'arrêt, le 9 novembre 2014 à Grand Camp Abymes lors d'une soirée "bouyon".
Il a écopé de 10 années de réclusion criminelle.
C'est moins que les réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé une peine pouvant aller de 13 à 15 ans et encore moins que les 30 ans maximum qu'il encourait.
A l'issue du verdict, le bâtonnier Gérard Dérussy, l'avocat des proches de la victime, constitués parties civiles, trouve cette peine équilibrée. Du côté de la défense, Miguel Célestine semblait accuser le coup. Il ne s'y était manifestement pas préparé au point d'envisager d'intercéder appel; ce qui pourrait être risqué.
Ayant déjà purgé 3 ans, condamné à 10, il pourrait, avec le jeu des remises de peine, sortir de prison d'ici 3 années.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Une nouvelle session d' assises s' est ouverte cette semaine à Basse-Terre.Jusqu' au 24 octobre prochain, 5 affaires sont prévues d'être jugées ou re-jugées. 5 dossiers criminels au rang desquels 4 d'assassinat et un de meurtre.

Le sang et la mort devant la cour d'assises 

Douze jours pour juger 5 affaires, c'est le rythme que vont s'imposer les jurés populaires et les magistrats de la cour d'assises jusqu'au 24 octobre prochain.
5 affaires criminelles qui se sont achevées par la mort de 5 personnes.
Dans 4 de ces 5 dossiers, l'accusation a retenu la préméditation pour poursuivre les auteurs présumés des faits d'assassinat.
5 dossiers dont 2 reviennent pour être jugés en appel.
3 des ces crimes ont été commis aux Abymes, un à St Louis de Marie-Galante et le dernier à Trois-Rivières.
Des homicides à l'arme blanche pour deux d'entre eux et par arme à feu pour les trois autres.
6 accusés seront assis dans le box. Au-delà des 2 qui seront jugés devant la cour d'assises d'appel, les 4 autres seront confrontés pour la première fois à une cour d'assises.

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Joyni Colin est reparti ce soir en prison. Il a été reconnu coupable du meurtre de Ludovic Dagonia, commis dans la nuit du 25 au 26 avril 2008 au Lamentin et d'avoir participé aux braquages ayant précédés ce crime.
Le jeune homme de 29 ans qui n'en avait que 20 lors des faits repart donc, dans ce dossier, pour la 3e fois derrière les barreaux.
Condamné en première instance, en novembre 2015 à 18 années de réclusion; aujourd'hui, en appel, il en a pris 2 de plus comme l'avait requis l'avocat général.

Côté réaction, les parties civiles ne sont pas surprises du verdict d'autant qu'elles étaient convaincues de la culpabilité de l'accusé. Elles avaient même prédit que celui ci écoperait d'une peine supérieure à celle prononcée en première instance.

Du côté de la défense, on n'entend pas s'arrêter là; on envisage de poursuivre, je cite, "le combat jusqu'à ce que la vérité éclate et que l'innocence de Joyni COLIN soit reconnue", fin de citation.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) e

Devant la Cour d'Assises d'Appel, si l'heure était aux plaidoiries des Parties Civiles, hier après-midi, ce matin, place aux réquisitions de l'avocat général puis à la plaidoirie de la défense avant le délibéré que suivra le verdict.
Hier matin, le co-accusé, à 15 années de réclusion criminelle, en première instance, Christophe Lutin, qui n'a pas fait appel du verdict, est venu témoigner. Dans l' après-midi, on a, aussi, entendu, Joyni Colin,  celui qui est dans le box depuis mercredi.

Quitte ou double ?

Joyni Colin joue aujourd'hui son va tout; çà passe ou çà casse ! C'est tout ou rien.
Il est reconnu coupable et il écope d'une lourde peine. Il ne l'est pas et il est acquitté.
Il n'y a pas de demi mesure dans ce dossier. Un dossier que l'accusation trouve chargé. Au contraire de la défense qui le trouve vide.Deux thèses s'opposent.
Celle du Ministère Public qui se base sur la confirmation des aveux des deux autres co-accusés qui affirment que c'est bien Joyni Colin qui aurait tué Ludovic Dagonia le 26 avril 2008 au Lamentin et qui  aurait été un des auteurs des trois braquages de véhicules opérés les 6, 12 et 16 avril de la même année.
Et celle de la Défense qui conteste cette version en insistant sur le fait qu'il n'y aurait aucune preuve matérielle, ni physique pour étayer ces accusations basées sur des rumeurs et des soupçons.
Quelle sera la lecture de ce dossier par un jury composé de 9 jurés populaires et 3 magistrats professionnels ?
Qui vont-ils croire ? Ils sont face à un dilemme : ils doivent, en effet, trancher entre renvoyer un innocent en prison ou conserver un coupable en liberté.
La vérité est à ce prix aujourd'hui.
Ce matin, les réquisitions de l'avocat général, Albert Cantinol ne pourront qu'être fortes. Ne serait-ce que pour rester logique avec lui-même et la condamnation prononcée en première instance puisque c'est déjà lui qui avait requis lors du premier procès en novembre 2015 pour emmener le jury à condamner Joyni Colin à la peine de 18 années de réclusion criminelle.
La défense, représentée par maître Gladys Democrite, qui aura le dernier mot, plaidera, elle, l'acquittement. Comme précédemment, avec l'espoir, cette fois, d'être entendue et suivie.
Puis ce sera à l'intime conviction de se prononcer. Un véritable cas de conscience.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Devant la cour d'assises de Basse-Terre, on est au 2e jour du procès de Joyni Colin poursuivi pour le meurtre de Ludovic Dagonia commis le 26 avril 2008 au Lamentin et pour les vols à mains armées de plusieurs véhicules réalisés durant ce même mois à Pointe-à-Pitre, Jarry et Baie-Mahault.L'accusé nie toujours les faits qui lui sont reprochés.
En dépit des éléments qui pèsent sur lui et de la condamnation prononcée en première instance en novembre 2015 à 18 années de réclusion criminelle

L'accusé nie les faits de meurtre et de braquage

"Je n'y suis pour rien. Je n'étais pas là. Il s'agit de mensonges". Joyni Rolph Colin continue de clamer son innocence.
Pour l'encourager, son avocate, Gladys Democrite, renchérit, "mon client a été accusé sur des rumeurs et ce qui pèse sur lui, ce sont des soupçons qui n'en font pas des preuves; il n'y a rien de concret, de matériel, de confirmé et de consolidé dans les accusations à l'encontre de Joyni Colin".
Et pourtant, l'accusation représenté pour le Ministère Public en la personne de l'avocat général, Albert Cantinol est ferme et déterminée.
Les charges qui pèsent sur Joyni Colin, et notamment les écoutes téléphoniques et les aveux de deux des complices des faits incriminés dont un est décédé et l'autre en prison, pour avoir été condamné à 15 années de réclusion et ne pas avoir fait appel, comme Colin, sont suffisantes pour accuser ce dernier du meurtre de Ludovic Dagonia et des vols à mains armées perpétrés en avril 2008.
Des accusations dont sont également convaincues les deux avocats des parties civiles, maîtres Nerome et Erosie.
Rappelons que les faits remontent à il y a maintenant 9 ans, que Joyni Colin a d'abord effectué 11 mois de détention préventive, du 2 avril au 16 octobre 2012.
Que le procès devant la cour d'assises s'est ensuite tenu en novembre 2015 et que l'accusé d'aujourd'hui s'était vu attribuer 18 années de réclusion mais avait été remis en liberté 4 mois plus tard, sous contrôle judiciaire, après avoir interjeté appel.
Un statut eu égard à la garantie de représentation qu'il offrait.
Que depuis, il a refait sa vie et travaille... mais que tout cela n'enlève rien aux accusations portées contre lui et qui doivent être démontrées, cette fois devant plus 6 mais 9 jurés populaires et toujours 3 magistrats professionnels.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Le procès pour meurtre et braquages de Joyni Colin se poursuit devant la cour d'assises d'appel.
Condamné en 1ère instance, en novembre 2015, à 18 années de réclusion criminelle, il avait interjeté appel et libéré au terme de seulement 4 mois de détention préventive, en mars 2016.
La première des trois journées d'audience a été consacrée, hier, à évoquer la personnalité de l'accusé et entendre les témoins de même que le médecin légiste qui a effectué l'autopsie du corps de Ludovic Dagonia, abattu par arme à feu pour un vol de scooter.Des faits qui remontent à avril 2008.


Colin risque sa carrière militaire 

Il encourt une peine maximale de 30 années de réclusion criminelle s'il est reconnu coupable. Une culpabilité qui si elle est confirmée l'éloignerait, cette fois, définitivement de l'armée.
Dernier d'une famille plurielle de 4 enfants, il est célibataire, sans enfant.
Il a suivi une scolarité, en Guadeloupe, jusqu'en classe de seconde puis a passé son CAP de peinture en bâtiment en métropole avant de rejoindre la compagnie de soutien pétrolier dans l'armée où il a réussit à différents certificats de formation.
Placé sous mandat de dépôt le 2 avril 2012, il a retrouvé la liberté, sous contrôle judiciaire, le 16 octobre de la même année.
En septembre 2013, il a rejoint son corps d'affectation de l'armée dans l' hexagone.

Joyni Rolph Colin risque gros. Il joue, tout simplement, sa carrière militaire.Une carrière qu'il a embrassé en novembre 2010, mais de laquelle il a été ensuite écarté par les faits de meurtre, assorti de plusieurs braquages, commis en avril 2008 et pour lesquels il est aujourd'hui poursuivi et accusé.

Pour son avocate, Maître Gladys Démocrite, Joyni Colin, qui a toujours crié son innocence n'est en rien impliqué dans le meurtre de Dagonia. Tandis que Pascal Nérome, l' un des deux avocats des parties civviles se dit convaincu que le coupable est bien dans le box. Nous en saurons plus aujourd'hui... Le verdict de cette affaire est prévu demain.

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )



Dans le verdict pour tentatives (au pluriel) de meurtre qui se tenait, en publicité restreinte la semaine dernière devant la cour d'assises de Basse-Terre, le verdict est tombé vendredi soir.
3 des 4 accusés qui étaient poursuivis pour des faits déroulés fin août-début septembre 2014 aux Abymes, Gosier et Baie-Mahault, ont été reconnus coupables.
Le plus impliqué, Kawomey Jeanne écope de 12 années de réclusion criminelle, assorties d'un suivi socio judicaire avec obligation de soins sur 5 ans; Boris Baltyde prend 10 ans et celui qui était mineur au moment des faits écope de 8 ans d'emprisonnement.
Quant au 4e accusé, Dimitri Viellot... il a été acquitté.Pour rappel, les 4 hommes, aujourd'hui âgés de 19 à 28 ans comparaissaient pour plusieurs tentatives de meurtre sur plusieurs autres individus.
Des différents auraient opposé les agresseurs par arme à feu et les victimes; ce qui avait abouti à un règlement de compte lors de plusieurs virées nocturnes, au Gosier, aux Abymes et à Baie-Mahault, de fin août au 3 septembre 2014.
Des fusillades qui avaient occasionné de nombreuses victimes blessés par des tirs nourris. Des victimes directement visées mais également des victimes colatérales.
Les investigations des enquêteurs allaient aboutir à l'interpellation de 4 tireurs ou complices présumés.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Ils sont 4 assis dans le box de l'accusation, depuis ce lundi après-midi, devant la cour d'assises des mineurs.
4 hommes, aujourd'hui âgés de 19 à 28 ans à qui il est reproché plusieurs tentatives de meurtre sur plusieurs autres individus.
Des différents auraient opposé les agresseurs par arme à feu et les victimes; ce qui avait abouti à un règlement de compte lors de plusieurs virées nocturnes, au Gosier, aux Abymes et à Baie-Mahault, de fin août au 3 septembre 2014.
Des fusillades qui avaient occasionné de nombreuses victimes blessés par des tirs nourris. Des victimes directement visées mais également des victimes colatérales.
Les investigations des enquêteurs allaient aboutir à l'interpellation de 4 tireurs ou complices présumés.
Ce sont ces 4 là, dont deux sont détenus dans cette affaire depuis le 17 août 2015 et les 2 autres sous contrôle judiciaire qui comparaissent depuis hier en ouverture d'audience.
Parmi les 2 placés sous contrôle judiciaire, un a été assigné à résidence avec surveillance électronique.Un des 4 accusés, était âgé de moins de 17 ans au moment des faits.

Ce procès est appelé à être jugé devant la cour d'assises des mineurs, d'où cette publicité restreinte, sans la présence des médias.
Une cour qui se montre généralement plus clémente que la cour d'assises traditionnelle, mais qui tient compte, tout de même de la gravité des faits surtout lorsqu'ils ont été commis à plusieurs, que des armes à feu ont été utilisées et que parmi les auteurs présumés l'on retrouve des majeurs.
Bien que connus de la justice, le casier judiciaire des 4 accusés reste cependant minime. Une minorité qui risque cependant d'être effacé par cette qualification criminelle de tentatives, au pluriel, de meurtre.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

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