18 ans pour assassinat et seulement 5 ans pour une complicité d'assassinat ! C'est le verdict estimé surprenant par la défense de la cour d'assises ce soir envers Denis Cocks et Peter Xavier.

"Quant on sait que juridiquement la complicité est autant coupable que l'acte en lui-même, on ne peut qu'être surpris et s'interroger sur l'écart qui existe entre les deux peines prononcées.
On ne peut pas parler ici de logique mais plutôt d'incohérence "  disaient à la sortie de l'audience les avocats des deux accusés qui avaient tous les deux plaidé collégialement la légitime-défense.
Manifestement leurs 3 heures de plaidoiries n'ont pas suffit et n'ont pas convaincu mais parallèlement ont dû créer un doute chez les jurés pour se permettre un tel écart.
En tous les cas, ce soir, ils le disaient, je cite les avocats :
"Où les deux hommes sont liés dans le crime et ils écopent d'une forte peine à la dimension de l'acte commis : on le rappelle : un meurtre avec préméditation opéré par 5 coups de feu.
Ou ils ne sont pas du tout concernés et alors ils sont mis hors de cause.
Mais culpabiliser un et y associer l'autre en leur attribuant des peines diamétralement opposées, il y a une interrogation qui suscite débat", fin de citation.
De débat, il y en aura très certainement, au moins pour Cocks car s'il est vraiment innocent, on le voit mal accepter les 18 ans.
Pour Xavier, c'est différent : seulement 5 ans. Comme il a déjà purgé 2 années; il est libérable donc faire appel quand on va sortir de prison dans quelques semaines, cela ne vaut manifestement pas la peine.

 

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Le procès de Denis Cocks et Peter Xavier, 28 ans tous les deux, s'est ouvert hier, après-midi devant la cour d'assises de Basse-Terre.Les deux hommes sont poursuivis pour meurtre.Des faits commis dans la nuit du 7 au 8 juin 2013, quartier d'Orléans à St Martin. Fait surprenant Cocks se retrouve pour la deuxième fois de l'année devant les assises ! 


La victime, Odelmo Williams, originaire de St Kitts, a été abattu de 4 à 5 balles, dont plusieurs mortelles, tirées d'un pistolet.Un crime au parfum de règlement de comptes.
Denis Cocks et Peter Xavier reprochant à la victime des faits criminels précédents dans lesquels il aurait été impliqué, soit comme auteur, soit comme co-auteur.
Qui sont les deux hommes assis dans le boxe jusqu'à mercredi ?

Un des accusés, détenu dans une autre affaire

Xavier, qui n'avait jamais fait parlé de lui jusqu'alors, détient un casier judiciaire vierge. Il a vécu à la Dominique, auprès de sa grand-mère jusqu'à l'âge de 16 ans.
Le moment qu'il choisit pour rejoindre, de façon clandestine, sa mère installée à St Martin.
Célibataire, issu d'une famille de 6 enfants, il est père d'un petit garçon, aujourd'hui âgé de 3 ans ; il a été scolarisé jusqu'à l'âge de 17 ans sans obtenir le moindre diplôme. Il a occupé différents emplois dans le bâtiment, mais toujours sans être déclaré.

Denis Cocks n'est pas inconnu de la cour d'assises de Basse-Terre, puisqu'il a été condamné en première instance par le jury populaire, dans l'affaire du meurtre de son cousin le 10 mars dernier ( voir notre article) Il a été élevé dès sa naissance par sa mère; son père l'ayant abandonné. Il est, lui aussi, issu d'une famille de 6 enfants.
Scolarisé jusqu'au Bac pro sans l'obtenir, il a travaillé dans la maçonnerie puis comme plagiste.
Père de 2 enfants d'une précédente liaison, il était en couple lorsqu'il a été interpellé.
Deux accusés sur lesquels reposent de forts soupçons de responsabilité dans la mort d'Odelmo Williams ce soir de juin 2013 à St Martin.
Des faits qui auraient été anticipés, d'où l' aggravation de la préméditation.
Pour l'accusation, C'est Denis Cocks l'auteur des coups de feu. Peter Xavier l'ayant assisté.Ce qui conduit à ce que le 1er soit poursuivi pour assassinat et le second pour complicité d'assassinat.

Le verdict est attendu demain.

 

(Avec Pierre Emmanuel )

Le verdict est tombé, en fin d'après-midi, ce mardi, devant la cour d'assises de Basse-Terre. Diedus Metellus a été reconnu coupable du meurtre de Faustin Defrance commis le soir du 20 décembre 2014 et condamné à la peine de 14 années de réclusion criminelle.Tout juste un an de moins que les réquisitions de l'avocat général.

On aurait pu penser que les 60 ans de l'accusé auraient pu atténuer la peine.
Il n'en a rien été.
Le jury a suivi les réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé 15 ans en condamnant Diedus Metellus à la peine de 14 années de réclusion criminelle.
L'intention d'homicide volontaire a été privilégiée par rapport aux violences volontaires ayant entrainées la mort sans intention de la donner.
Deux thèses qui tout au long des débats sur 2 jours se sont affrontées en opposant : arguments contre arguments.
Celle des parties civiles a alimentée celle de l'accusation qui ont toute les deux mis l'accent sur les témoins des faits relatant un homme armé face à un autre désarmé.
Un homme agressif et violent face à un autre diminué et pacifique.
Des éléments défavorables à l'accusé, en dépit de son âge et de son casier judiciaire vierge.
C'est probablement grâce à ce dernier état de fait et cette virginité jusque là reconnue qui a dû jouer en faveur de Diedus Metellus pour qu'il ne soit pas réclamé une peine plus sévère et qu'il n'obtienne finalement que 14 ans.
L'accusé a déjà purgé plus de deux ans derrière les barreaux.
Rien ne justifie dès lors un appel d'autant qu'avec le jeu des remises de peine, s'il se tient bien en détention, il pourrait retrouver la liberté d'ici 5 à 6 ans.

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Deux jours. C'est le délai que vont s'accorder les jurés de la cour d'assises pour juger Diedus Metellus, poursuivi pour meurtre.Il est reproché à ce dernier d'avoir le 20 décembre 2014, à Sandy Ground St Martin, frappé d'un coup de couteau mortel, Faustin Defrance. Un acte commis alors que l'accusé était en état d'ébriété et avait consommé de la cocaïne.

La jalousie serait-elle à l'origine de la mort de Faustin Defrance ?
C'est une des pistes qui sera probablement abordée lors des débats qui s'ouvrent ce matin dans le procès de Diédus Metellus, 60 ans, poursuivi pour avoir tué d'un coup de couteau, Faustin Defrance.
Un homme sans danger, victime de plusieurs accidents qui l'avaient sérieusement diminué, y compris au niveau mental.Ce qui ne l'empêchait pas de jouer les "agents de sécurité", d'un commerce tenu par un chinois.
Un statut que ne semblait pas apprécier Diédus Metellus.
Le soir des faits, en présence de plusieurs témoins, sans raison apparente, il a frappé d'un coup de couteau la victime qui est décédé des suites de ses blessures.
Diedus Metellus était ivre et avait consommé de la cocaïne. Un état d'ébriété et une consommation qui ont probablement influé sur son comportement mais qui au lieu de l'excuser ne font qu'aggraver son cas.
Alcool, drogue, arme, jalousie, violence... des éléments qui ont conduit l'accusé à être incarcéré depuis 22 décembre 2014 et à s'y voir refusé une demande de remise en liberté un an plus tard.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )
Le verdict est tombé, hier, devant la cour d'assises de Basse-Terre, dans le procès pour viol, qui se tenait, depuis lundi, à huis clos. L'agent de sécurité de 36 ans qui était poursuivi pour des faits commis sur une jeune fille âgée de 15 ans à l'époque, a écopé de 8 ans d'emprisonnement.Le jury a suivi les réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé 8 à 10 années de prison.Le verdict a été assorti d'un suivi socio-judiciaire sur 2 ans et de l'inscription du condamné au fichier national des délinquants sexuels.Une condamnation et une inscription qui l'écartent de la fonction qu'il occupait.
Plus que le verdict, c'est l'inscription au fichier national des délinquants sexuels qui fait mal dans la décision prise hier par le jury de la cour d'assises.
Certes, la condamnation pour viol apparaît désormais dans le casier judiciaire de l'accusé, mais l'apparition, aussi, de son appartenance à un contingent d'individus particulièrement défavorables, lui confère une réputation qui va le suivre tout le reste de sa vie.
Il peut dorénavant dire "adieu" à la profession qu'il caressait d'agent de sécurité.
Faute justement d'une sécurité trop rapprochée et plutôt déplacée, il se retrouve aujourd'hui avec d'abord l'obligation de se faire soigner et de s'imposer, à sa sortie de prison, un suivi socio-judiciaire sur deux ans, mais également avec la contrainte de se trouver une voie de réinsertion qui limite son choix.
8 ans de prison, alors qu'il en a déjà purgé une partie, devrait le conduire à être libéré dans 3 à 4 ans, si bien sûr il présente des garanties.
Un délai relativement court qui s'explique par une qualification criminelle minimisée dans la mesure où on ne s'est pas retrouvé dans le cas d'un viol classique mais plutôt dans  
l'amorce d'un viol traditionnel.
Le délai, par ailleurs, de 6 ans, entre la commission des faits et la traduction de l'accusé devant la cour d'assises, est un élément qui a plaidé en faveur de ce dernier.
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 
C'est une affaire de viol qui est appelée à être jugée, aujourd'hui et demain, devant la cour d'assises de Basse-Terre. Dans le box, un agent de sécurité de 36 ans aujourd'hui, poursuivi pour avoir commis, par violence, contrainte, menace ou surprise, un acte de pénétration sexuelle sur une adolescente âgée de 15 ans au moment des faits, le 5 juin 2011, dans le secteur de la route des hôtels au Gosier.

 

Elle n'avait que 15 ans. Et lui déjà 30.Ce soir là, le 4 juin 2011, ils avaient décidé d'aller en discothèque à 5. 3 garçons et 2 filles.
A la sortie, le lendemain vers 4H, le groupe a souhaité finir la soirée dans une seconde "boîte de nuit". Sauf que là, 2 des garçons n'ayant pas d'argent se voyaient refuser l'entrée.
L'accusé décidait alors d'aller dans un distributeur pour récupérer de l'argent et demandait à la jeune victime de l'accompagner. Ils partaient cette fois à deux.
Les trois autres, les attendant devant l'entrée de la discothèque.
Le conducteur allait décider de profiter de cette escapade pour se montrer entreprenant et se détourner de son action initiale pour solliciter une relation sexuelle avec sa passagère.
Le début d'une aventure imprévue et inappropriée qui a mal tourné.
Et conduire aujourd'hui, 6 ans après les faits, à traduire l'homme désormais âgé de 36 ans à comparaître devant la cour d'assises pour s'expliquer face à une jeune femme aujourd'hui âgée de 21 ans.
Le procès est prévu sur 2 jours.

Les réquisitions sont tombées, ce midi, dans le procès pour assassinat qui se tient devant la cour d'assises de Basse-Terre, depuis lundi.
L'avocat général a requis 22 à 25 ans, par défaut, à l'encontre de Jordan MARTIN, en fuite à la Dominique et 18 à 20 ans contre Yannick JOSEPH, son complice, assis dans le boxe.Contre le 3e accusé, Mikarel BRUNCHE, le frère d'adoption de la victime, le Ministère Public n'a pas requis de peine estimant que celui ci devait être poursuivi pour les faits commis la veille et non le lendemain. Le verdict est attendu dans l'après-midi.
La logique des réquisitions sera t-elle respectée cet après-midi lorsqu'il faudra rendre le verdict ?
A savoir : disculper Mikarel Brunche, le frère d'adoption de la victime, libre sous contrôle judiciaire depuis le 16 octobre 2015, mis en examen pour violence avec arme sans incapacité.Des faits qui lui sont reprochés le 31 janvier 2015 alors qu'il les a commis la veille, soit le 30 janvier 2015, à l'encontre de ceux-là même qui le lendemain allait exécuter Christopher Nestor.
Une erreur de procédure qui a fait dire à l'avocat général, ce matin, lors de ses réquisitions que Brunche ne pouvait pas être poursuivi pour des faits qu'il n'avait pas commis le jour qu'on les lui reprochait.
Sans le prononcer, implicitement, il semble évident que l'accusé dès lors ne peut qu'être acquitté. 
Il en est tout autrement pour Jordan Martin, le tireur présumé tant avec l'arme de poing qu'avec le fusil à canon scié, qui est en fuite à la Dominique et pour lequel le Ministère Public a requis 22 à 25 années de réclusion criminelle.
Pour son complice, Yanick Joseph, l'avocat général a également requis une lourde peine : 18 à 20 ans de réclusion.
Albert Cantinol a beaucoup insisté dans ses réquisitions sur la gravité des faits, l'acharnement des deux co-accusés et estimé qu'en aucune façon on ne pouvait parler de légitime-défense vu les circonstances dramatiques et effroyables dans lesquelles la victime avait été abattue.
Même s'il n'aurait pas tiré, laissant cette responsabilité à Martin, le seul fait que Joseph se soit rendu complice de tels actes, doit le conduire à assumer et à être tout aussi concerné par le meurtre de Christopher Nestor. Un meurtre appuyé d'une préméditation selon l'avocat général qui a rappelé que l'on se trouvait bien là dans un cas d'assassinat où les deux auteurs encourent la peine maximale de la réclusion criminelle à perpétuité.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Le verdict est tombé, ce midi, dans le procès pour meurtre de la soirée « bouyon » du 6 juillet 2014 à Grand-Camp Abymes. Dimitry Aurela écope de 18 ans ferme. Il est reconnu coupable du meurtre de Willy Unimon. Tout comme Anthony Gelasse qui prend 15 ans. Par contre, Luidjy Mekel est acquitté. A l'issue du verdict les avis sont nuancés et partagés. Du côté des parties civiles, on se dit satisfait. 

Du côté de la défense, me Stéphane Chalus l'avocat de Dimitry Aurela est abattu. Il ne comprend pas que son client ait été reconnu coupable d'homicide volontaire alors qu'il a été démontré que la victime est décédée de plusieurs coups de couteau et que son client, lui, était armé d'un fusil de chasse que certes il a utilisé mais sans atteindre Willy Unimon. Il envisage sérieusement de faire appel. 

Toujours du côté de la défense, deux autres avis s'opposent. En effet, Me Marie-Catherine Djimy, l'avocate de Luidjy Mekel qui a été acquitté est bien sûre très satisfaite du verdict. 

Tandis que pour le batônnier Claude Christon qui défendait Anthony Gelasse, à qui il est reproché d'avoir porté les coups de couteau mortels, la légitime défense n'a pas été retenue. L'avocat se donne donc le temps avec son client, de savoir si oui non, il interjette appel du verdict. 

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

 
 
 
 




 
 
 
L'avocat général a requis des peines de 15 à 18 années de réclusion criminelle à l'encontre des 3 jeunes assis dans le box depuis hier, incriminés dans l'homicide volontaire de Willy Unimon survenu en juillet 2014 à Grand Camp aux Abymes lors d'une soirée bouyon.La défense est actuellement entrain de plaider.Quels ont été les arguments développés par le Ministère Public ?
 
 
Albert Cantinol n'a pas fait de différence. Il a associé les 3 accusés dans le meurtre de Willy Unimon.
Co-auteurs, co-responsables, co-accusés, co-coupables. C'est ainsi qu'il faut traduire des réquisitions de 15 à 18 ans pour chacun des 3 jeunes assis dans le box, depuis hier.
Dimitri Auréla, Anthony Gélasse et Luidgy Mékel. Le premier a déjà purgé plus de 30 mois de détention préventive. Les deux autres sont en prison depuis 15 mois.
Puisque personne ne veut avouer et assumer, alors, tout le monde est concerné et impliqué.  
L'avocat général a bien sûr insisté, lors de ses réquisitions, sur la pluralité des auteurs : 3 contre 1. Il a également rappelé que tous les 3 étaient armés. L'un d'un fusil de chasse de calibre 12 : Auréla. Un second d'une arme de poing : Mékel. Et le 3e d'un couteau : Gélasse.
3 armes qui ont été toutes les 3 utilisées en direction et à l'encontre de la victime qui bien que ce ne soit pas une excuse était en état d'ébriété avancée pour avoir 2,7 grammes d'alcool dans le sang et consommé du cannabis.
Un état second, diminué, probablement incontrôlable et en possession d'une bouteille à la main... mais en net état d'infériorité tant par le nombre que par la dangerosité de l'individu comme des moyens utilisés.
Une pluralité, une dangerosité, un état d'esprit, qui ne plaident pas en faveur des 3 accusés, qui en plus d'avoir agressé la victime ne lui ont pas porté ensuite secours lorsqu'elle s'est vidée de son sang et s'est écroulée sur place, agonisant de longues minutes avant de succomber.
Les 3 agresseurs se sont, en effet, enfuis.
Un acte qui là encore jouent en leur défaveur et que n'a pas manqué de rappeler l'accusation.
La défense depuis plusieurs heures et encore pour certaines a fort à faire donc pour déjouer ce lourd pronostic de condamnation requis et pour lequel nous serons définitivement fixés demain dans la journée.
 
( Pierre EMMANUEL pour Guadeloupe Justice ) 
 
 
Au terme de la première journée du procès des 3 jeunes poursuivis pour le meurtre de Willy Unimon, commis au petit matin du 6 juillet 2014, à Grand Camp Abymes, se dessine un peu mieux les circonstances qui ont conduit au drame.L'alcool pourrait être au cœur d'une dispute où la présence omniprésente des armes interpelle tout de même sur la dangerosité de leur port et de leur utilisation.
 
Pourquoi ne faudrait-il voir dans le port d'une arme qu'un hypothétique aspect protecteur et ne pas envisager la triste réalité de la dangerosité de sa présence ou de son port ?
Savoir que l'on dispose d'un fusil chargé dans sa voiture prêt à faire feu ou que l'on porte sur soi, en permanence, un couteau prêt à frapper doit-il accorder plus d'assurance et de confiance et rendre plus fort ?
N'est-ce pas après tout plus un aveu de faiblesse ?
Si les garçons qui sont aujourd'hui assis dans le box n'avaient pas à porté de main un fusil chargé ou ne portaient pas sur eux un couteau, le jour des faits, seraient-ils depuis 32 mois en prison pour Dinitry Auréla et 15 mois pour Anthony Gélasse et Luidjy Mékel ? Certainement pas.
Pourquoi n'ont-ils pas, alors, anticipé une telle éventualité pour préféré braver la loi ?
Aux questions de la Présidente et de l'avocat général de leur demander pourquoi ils se déplaçaient armés, ils ont répondu que "c'était pour se défendre au cas où ils seraient agressés"
D'où la question : toutes les personnes qui se sentent inquiètes pour leur sécurité vont-elles devoir se munir d'un fusil de chasse de calibre 12 ou d'un couteau ?
 
Une bagarre, de l'alcool et 5 blessures dont 2 mortelles 
 
Le jour des faits, Willy Unimon aurait été armé d'une bouteille. En état d'ébriété avancé (2,7 grammes d'alcool dans le sang) et sous l'emprise de consommation de produits stupéfiants, associé donc à une consommation de cannabis, il aurait eu le tort de vouloir utiliser cette bouteille.
Il se serait, alors, retrouvé face à un, puis plusieurs individus dont celui avec lequel il s'était affronté, d'abord en discothèque, puis dans cette fameuse soirée « bouyon » qui se déroulait à Grand Camp Abymes; adversaire qui est allé dans sa voiture récupérer un fusil chargé qu'il a ensuite utilisé contre la victime. Pour faire peur et blesser, mais pas pour  tuer, a précisé, Dinitry Auréla, le tireur.
Willy Unimon s'est retrouvé, également, face à Anthony Gélasse, qui alerté par la copine de Auréla serait venu au secours de ce dernier; pas pour lui prêter main forte, mais pour séparer les deux garçons qui s'affrontaient. 
Intervention que n'aurait pas, semble t-il, apprécié la victime qui se serait à ce moment là retourner face à Gélasse, qui se sentant menacé et en danger aurait d'abord éviter un coup de bouteille avant de sortir le couteau qu'il porte en permanence sur lui et esquisser un geste de défense.
Un geste de défense qui a aboutit à atteindre la victime.
L'auteur du coup de couteau affirme n'avoir donner qu'un coup. L'expert médecin légiste a décelé 5 blessures dont une ou deux mortelles !
Gélasse a t-il frappé une ou plusieurs fois ? A ce moment là, d'autres individus étaient entrés dans la bagarre, probablement eux-aussi armés, puisque d'autres coups de feu ont été entendu et il se pourrait que d'autres personnes porteuses, également, d'un couteau auraient, elles aussi, frappé la victime. C'est l'hypothèse que semblait hier après-midi vouloir développer le plus jeune des 3 accusés.
Cette hypothèse est-elle plausible ou n'est-elle qu'une simple imagination ?   
Luidjy Mékel, le 3e homme, lui, nie en bloc les faits d'accusation portées contre lui et notamment être l'auteur présumé de coups de feu tirés avec une arme de poing.  
Un bel imbroglio dans cette mélée où une certitude se dégage : Willy Unimon est mort et bien mort ce 6 juillet 2014. Il s'agit, maintenant, de déterminer, avec certitude, qui l'a tué ! 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice
 

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