Le verdict est tombé, hier, dans le procès pour meurtre sur mineur de 15 ans pour lequel était poursuivie Agnès FRANCOIS.
La jeune mère de 26 ans a été condamnée à la peine de 13 années de réclusion criminelle par la cour d'assises de Basse-Terre.
Le jury a répondu "oui" aux questions portant sur l'homicide volontaire et la minorité et "non" à celle se rapportant à l'atteinte de troubles neurospychiques.
Par ailleurs un suivi socio judiciaire de 5 années a été assorti à la peine.


Agnès FRANCOIS échappe à la réclusion criminelle à perpétuité. C'est le maximum de la peine encourue pour le crime pour lequel elle était poursuivie et pour lequel elle a été reconnue, ce midi, coupable. Et ce n'est certainement pas grâce à celui qui assurait sa défense pour avoir été complètement éteint tout au long du procès de la jeune femme.
Elle écope de 13 années de réclusion criminelle. La cour d'assises a ainsi suivie les réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé une peine allant de 12 à 15 ans.
"Une peine modérée eu égard au maximum encouru mais raisonnable en rapport à la gravité des faits" avait évoqué le Ministère Public dans ses réquisitions.
Des réquisitions au cours desquelles le représentant de la société avait fait état de la lucidité avec laquelle l'accusée avait agit. Ce qui faisait d'elle quelqu'un de responsable et exclusivement responsable qui avait caché sa grossesse puis rejeté toutes les aides qui auraient pu lui permettre de trouver une solution qui sauve le bébé.
En réalité, Agnès FRANCOIS a agit comme elle avait vécu cet évènement : dans la solitude, de manière froide et détachée, ne mesurant absolument pas la lourdeur de l'acte qu'elle accomplissait et du comportement qu'elle avait choisi.
Une solitude qui s'est retrouvée tout au long des deux jours de son procès où elle a dû faire face toute seule à la cour, aux experts, aux témoins et à l'accusation.
Trop lourd et trop dur pour cette jeune femme qui a porté seule le poids de son geste et va continuer de le porter seule en prison durant un certain nombre d'années.
Agnès FRANCOIS a évité ce midi la perpétuité et une trop lourde peine mais elle le doit qu'à elle seule et à personne d'autre.
Une femme aujourd'hui plus que jamais sans défense.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Ce matin, c'est une affaire d'inceste qui sera évoquée, probablement à huis clos, aujourd'hui et demain. Dans le box : un père aujourd'hui âgé de 46 ans à qui il est reproché d'avoir violé son fils alors que celui ci n'était âgé que de 10 ans. Des faits qui se seraient déroulés à Saint Martin.

Les liens de parenté qui existent entre l'accusé et la victime nous imposent la discrétion dans la nomination des personnes concernées par ces faits présumés incestueux qui seront jugés aujourd'hui et demain devant la cour d'assises de Basse-Terre.
Des faits qui remonteraient entre janvier et juin 2007 et qui n'ont été dénoncé par la victime présumée que 8 ans après, le 29 mars 2015.
L'accusé qui n'est autre que le père de la victime est détenu depuis le 20 mai 2015.
Il est déjà connu de la justice pour des faits se rapprochant à ceux qui le conduisent devant la cour d'assises puisque le 20 février 1998, il avait été condamné par le tribunal correctionnel de Basse-Terre à 5 ans d'emprisonnement dont 1 an avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve pendant 3 ans pour des faits d'agression sexuelle sur mineure de 15 ans par ascendant commis du 4 novembre 1994 au 4 novembre 1997, soit pendant 3 ans, sur sa propre fille.
Il a également été condamné le 7 août 2007, toujours par le tribunal correctionnel de Basse-Terre, à la même peine, et pour des faits identiques, mais cette fois sur sa belle fille, elle aussi mineure de 15 ans.
Bien que la victime soit aujourd'hui âgée de 19 ans et par conséquent majeure, il y a une forte probabilité vu les liens qui unissent l'accusé et sa victime que ce procès se tienne à huis clos, à la demande de la partie civile.

 

 (Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Dans le box des accusés depuis lundi, Willy Soumbo raconte les faits tels qu'il les traduit. Une nouvelle traduction qui contraste avec la toute première après les faits.Comme un tir accidentel et aucune intention d'homicide volontaire.Pas nécessairement comme ils se sont produits, puisque des témoins sont venus dire ce matin à la barre tout le contraire.
L'accusé aurait annoncé qu'il allait tuer Daniel Vilmen et qu'il a tiré une balle en pleine tête à moins d'un mètre.

Willy Soumbo a avoué cet après-midi avoir déjà menacé de mort Daniel Vilmen lors d'une précédente querelle. Mais il a voulu relativiser cette menace en précisant qu'il l'avait proféré sous l'état de la colère.
Comme il a nié avoir acheté, seulement 8 mois avant, l'arme utilisée contre celui ci pour le tuer.
Soumbo a également dit que le tir qu'il a exercé contre la victime était parti accidentellement.
Alors que d'autres l'ont vu pointer l'arme en direction de la victime comme lui-même l'avait reconnu dans une précédente audition.
L'accusé est acculé. Il le sait. Ses avocats aussi. Notamment depuis qu'un témoin est venu ce midi à la barre confirmer en pleurs que l'accusé, Willy Soumbo, lui avait bien dit qu'il allait tuer Daniel Vilmen.
Ce témoignage a lui seul accable un accusé désormais affaiblit et c'est probablement parce que ses deux avocats ont remarqué cette faiblesse qu'ils ont créé un incident, demandé une interruption de séance et tenté de déstabiliser l'avocat des parties civiles qui aurait été de permanence le jour des faits et aurait assisté l'accusé lors de sa garde à vue.
Or, il s'avère que l'on ne peut pas être en même temps des deux côtés de la barre. Un pur problème de déontologie selon certains, de droit, selon d'autres.
Une situation compliquée qui n'apportera pas la vérité dans ce dossier mais qui a créé une gêne qui devait être levée pour que les débats retrouvent leur sérénité et que l'on aille au terme de ce procès. Ce qui est prévu ce mercredi, en dépit des conclusions déposées par la défense qui souhaitaient que le procès soit ajourné.

 

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

C'est un meurtre qui a ouvert les débats, hier après-midi, de cette 5e session d'assises de l'année.
Dans le box, Willy Soumbo, à qui il est reproché, le 7 octobre 2013, d'avoir abattu d'un coup de feu en plein front, Daniel Vilmen, âgé de 3 ans de plus que lui, pour un différent qui traînait depuis 3 ans à propos d'un litige de cabane de pêche.Retour sur ce drame, qui sera évoqué jusqu'à mercredi.

Le 7 octobre 2013, Willy Soumbo a commis l'irréparable. Il a fait feu, à courte distance, environ un mètre, sur Daniel Vilmen.
Les deux hommes, âgés respectivement de 36 et 38 ans, se disputaient depuis plusieurs années à propos d'un litige les opposant sur l'appartenance d'une cabane de pêcheur.
Ils auraient pu se la partager. Ils allaient se la disputer. Chacun se disait en être le propriétaire.Personne n'avait d'acte pouvant le justifier.
Le soir des faits, à Perrin, Abymes, alors que les deux hommes venaient, ensemble, de consommer plusieurs verres d'alcool, dans un lolo à proximité des faits, un nouvel accrochage allait les opposer.
Soumbo allait récupérer un fusil pour menacer à plusieurs reprises son adversaire. Après s'être d'abord rétracté, craignant de blesser des personnes se trouvant à proximité, provoqué semble t-il par Vilmen qui l'aurait inviter à faire feu s'il en avait le cran, il allait finalement appuyer sur la détente.
La victime était atteinte en plein front.Un seul coup. Fatal.
Incarcéré au terme de deux jours de garde à vue, l'accusé a été libéré le 26 septembre 2014, au terme de près d'une année de détention préventive pour être placé sous contrôle judiciaire.
Son procès est prévu pour s'achever mercredi.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Ce matin, Samantha Lamare s'est exprimée dans l'affaire qui l'amène devant le tribunal d'assises de Basse-Terre, depuis hier. Celle qui soutient la thèse de la légitime défense a été sérieusement mise à mal par le rapport du médecin légiste. Avant le verdict de ce soir, une question reste dans les esprits: Samantha a t'elle voulu tuer son compagnon ?

Au 2e jour du procès de Samantha Lamare devant la cour d'assises de Basse-Terre, celle qui a pris place dans le box de l'accusation depuis hier a dû répondre ce matin, aux nombreuses questions qui se posent sur le crime pour lequel elle est poursuivie : le meurtre d'un coup de couteau en plein cœur de son compagnon, Lincol Robin, survenu au domicile conjugal, Morne Lacrosse aux Abymes, le 31 mai 2013.
La jeune femme a affirmé ce matin qu'elle n'avait jamais voulu tuer son compagnon et que son geste était un geste de défense.Elle plaide donc la thèse accidentelle.
Tout le monde ne la suit pas sur ce terrain, notamment l'accusation représentée par l'avocat général qui défend les intérêts de la société et les parties civiles qui ne croient pas du tout en la version de l'accusée, au contraire de son avocat.

Thèses et anti-thèses... les versions varient...

Une balance a été choisie comme symbole pour la justice.
Elle n'a, probablement, jamais, aussi bien portée ce symbole. Entre les 2, mon cœur balance serait-on tenté de dire à l'issue d'une matinée d'un 2e jour qui verra ce soir le jury se prononcer.
En faveur d'une culpabilité ou d'une non culpabilité.
Samantha Lamare est au milieu de ce dilemme. Elle, seule, sait si elle a tué volontairement son compagnon. Elle seule sait si celui ci l'a d'abord agressé ou menacé. Elle seul sait si elle dit la vérité ou si elle ment.
Hier, elle semblait s'apitoyer sur son sort et s'attarder sur celui de ses deux jeunes enfants aujourd'hui âgés de 4 et 6 ans. Que vont-ils devenir si elle doit aller en prison ? Question importante. Mais la justice trouvera toujours une solution d'autant que l'accusée a de la famille.
Elle pensait à elle; très peu à la victime qui ne peut plus se poser cette question et qu'aujourd'hui elle voudrait rendre responsable de ce qui s'est passé.Néanmoins l'avocat général et les parties civiles contestent et dénoncent sa défense. 
S'il est vrai que l'accusation doit apporter la preuve de la culpabilité de Samantha Lamare, cette dernière doit aussi faire la démonstration de son innocence.
D'un côté comme de l'autre, chacun développe ses arguments.
Pour l'accusation, ils se rapportent, notamment au rapport du médecin légiste qui a été accablant pour l'accusée et au rapport du Directeur d'enquête qui a conclu à un homicide volontaire.
Pour la défense, il s'agit d'un accident. La volonté de tuer ne serait pas démontrée. Samantha Lamare serait responsable mais non coupable.
Verdict ce soir.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Dans le procès de Samantha Lamare, poursuivie pour homicide volontaire sur son concubin, Lincol Robin, un chanteur à succès de " bouyon ", connu sous le pseudonyme de Suppa, avec lequel elle vivait depuis 6 ans, on va entrer dans le vif du sujet, ce matin, avec l'évocation des faits.

L'accusée va devoir s'expliquer sur ce qui se serait réellement passé.
Mais une question se pose : quelle version va t-elle cette fois défendre, elle qui en a déjà donné plusieurs et qui selon les propres aveux de son avocat se serait très mal défendue lorsqu'elle a été entendue devant le juge de l'instruction ?

Il faut s'attendre, ce matin, à une opposition farouche entre les deux avocats qui se font face depuis hier, devant la cour d'assises de Basse-Terre, au procès de Samantha Lamare à qui il est reproché d'avoir tué son concubin d'un coup de couteau en plein cœur.
Un coup violent, a précisé hier, lors de son audition, par visio-conférence, le médecin légiste qui a effectué l'autopsie de la victime. Un coup porté avec force, a t-elle précisé, qui a perforé le cœur. La lame a pénétré de 10 centimètre dans la poitrine de Lincol Robin.
Daniel Démocrite pour les parties civiles et Jean-Marc Ferly pour la défense n'ont pas du tout la même vision des faits pour lesquels il n'y avait pas de témoin.
Pour le 1er nommé, l'accusé qui a déjà changer de version à plusieurs reprises, ne dit pas la vérité.

Du côté de la défense, si l'on reconnaît la responsabilité de Samantha Lamare dans la mort de Lincol Robin, on est loin de penser qu'il s'agit d'un acte volontaire et que l'intention y était.
On est même prêt à défendre une thèse qui serait loin de culpabiliser, seule, l'accusée.

Quelle version des faits va donner l'accusée ?

Quelle version va nous sortir, ce matin, Samantha Lamare ?
Celle devant le juge de l'instruction où implicitement elle reconnaissait l'acte volontaire ? Ou celle évoquée, lors d' une seconde audition, où elle parlait de réaction et donc de défense face à une attaque ?
Comment va t-elle s'y prendre ? Va t-elle maintenir la version de son enfant qu'elle tenait lorsqu'elle aurait été agressée par son concubin et contre lequel, malgré cet handicap, elle aurait réussit à réagir ?
Va t-elle également ne parler que d'un seul coup de couteau et préciser que celui ci aurait été porté de dos ?
Ou alors va t-elle rejoindre la théorie très explicite et tout aussi convaincante, en tous les cas sérieusement plausible du médecin légiste qui hier lors de son rapport a été claire : l'accusée ne pouvait pas se défendre avec un enfant dans ses bras, d'une part, et que, d'autre part, il n'y aurait pas eu 1 mais au moins 2 coups de couteau et que ces coups n'auraient pas été portés de dos, mais bien de face. Et qui plus est avec force et violence. Lincol Robin a été atteint en plein cœur par une lame qui lui a perforé le cœur de 10 centimètres !
Autant d'éléments qui vont permettre, à l'avocat général, ce matin et notamment dans ses réquisitions, d'évoquer la thèse de meurtre au détriment de celle de violences volontaires ayant entrainées la mort sans intention de la donner.
Sera t-elle suivie ? Par l'avocat des parties civiles : de toute évidence : oui.
Par celui de la défense : de toute évidence : non.
Ce dernier défendra, bec et ongle, la thèse accidentelle à défaut d'aller jusqu'à la légitime-défense.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

C'est une affaire de meurtre, aboutissement de violences conjugales réciproques, qui sera jugée aujourd'hui et demain devant la cour d'assises de Basse-Terre. Dans le box, une jeune femme, Samantha Lamare, âgée de 26 ans qui en avait 22 lorsque les faits se sont produits. C'était le 31 mai 2013 à Morne Lacrosse aux Abymes, au domicile conjugal d'un couple parents, de 2 jeunes enfants de 2 et 4 ans.
Une énième dispute avait opposé ce jour là les deux conjoints à coups de tournevis et coups de couteau. C'est l'homme, Lincol Robin, qui a été le plus sérieusement blessé et qui est décédé des suites des blessures: un ou plusieurs coups de couteaux reçus en plein cœur.

Samantha Lamare et Lincol Robin se vouaient-ils un amour trop possessif au point d'être, parfois, perturbés et jaloux, l'un de l'autre ?
La jeune femme n'avait que 16 ans lorsqu'elle allait rencontrer celui avec lequel elle allait vivre pendant 6 ans. Lui qui en avait 5 de plus qu'elle. 6 années au cours desquelles ils vont avoir 2 enfants mais également connaître plusieurs séparations, conséquences de leurs échanges mutuels musclés et parfois armés.
Le 31 mai 2013, peu après 11H, une énième dispute va les opposer et l'affrontement va devenir sanglant. Lui, se serait armé d'un tournevis. Elle, d'un couteau.Les coups pleuvent et c'est la femme qui prend le dessus. L'un des coups de couteau qu'elle porte à son concubin lui transperce le cœur. Lincol Robin allait décéder moins de deux heures après les faits.
Amour possessif, les deux êtres se vouait un amour qui dépassait leurs querelles et les avait conduit à se retrouver après chaque bagarre ou chaque séparation, même lorsqu'ils avaient, chacun de leur côté, fait une autre rencontre amoureuse.
Le garçon, chanteur de bouyon connu, au pseudo de Suppa, ayant un train de vie et des faiblesses pour la boisson, le cannabis et les filles qui ne plaisaient pas à celle qui partageait sa vie.
Une vie bruyante et bouillonnante qui sera passée au peigne fin durant deux jours tout comme la personnalité du couple.
L'accusée n'a effectuée que 2 jours de détention provisoire. Incarcérée le 2 juin 2013, elle a été remise en liberté et placée sous contrôle judiciaire dès le 5 juin 2013.
Disposant d'un casier judiciaire, jusque là vierge, elle comparaîtra donc libre à son procès.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

10 ans de réclusion criminelle, c'est le verdict, hier soir, de la cour d'assises de Basse-Terre. C'est 5 de moins que les réquisitions et 20 de moins que le maximum de la peine encourue.
Il reste que Jacqueline Wilson-Datil a été reconnue coupable d'avoir exercé des violences sur sa belle fille de 5 ans et demie et que ces blessures ont entrainées la mort de la petite fille.
Ce verdict a été accueilli dans la sérénité des deux côtés des familles concernées par ce drame.
Une tragédie partagée de façon nuancée mais partagée tout de même.
Le jury l'a bien compris en prenant la peine de mesurer la souffrance et la douleur de chacun en se prononçant au-delà de l'émotion en faisant jouer la raison et le fait que l'on ne doit pas porter atteinte à la vie humaine. Surtout pas celle d'un enfant, mineur, baigné d'innocence et sans défense.
Verdict donc mesuré. Verdict d'apaisement, aussi, à l'image de deux jours d'audience de grande qualité juridique et comportementale où au prétoire comme dans la salle, un grand calme a dominé des débats d'une grande gravité où de nombreuses leçons seront à tirer.
Hier soir, la justice est passée et l'équilibre a été respecté avec de part et d'autres des arguments développés avec beaucoup de pondération et d'humilité, imprégnés d'un grand respect et c'est tout à l'honneur des parties de ce procès qui fera date.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Emotion et gravité baignent depuis hier matin dans le procès de Jacqueline WILSON, épouse DATIL.La jeune femme de 33 ans est poursuivie pour avoir exercé des violences qui ont entrainé la mort, sans intention de la donner, de sa belle-fille le 9 mars 2015 à Morne-à-l'Eau.La 1ère des deux journées de son procès a été consacrée à évoquer sa personnalité, dresser son portrait, entendre les experts et les témoins mais également écouter l'accusée s'exprimer sur les faits.
Une tragédie qui a ému toute l'assistance, y compris le jury de la cour d'assises composée de 7 femmes et 2 hommes.
Pour les Parties Civiles, les faits sont graves mais il n'y a pas de raison pour autant d'accabler l'accusée.
Du côté de la défense, même finesse d'esprit même si l'on estime, et probablement avec justesse, que les torts sont partagés dans ce drame qui affecte profondément 2 familles meurtries.
Hier, lors de son audition, Jacqueline WILSON-DATIL a raconté son accouchement en prison, dans sa cellule, sans assistance.
Un moment qu'elle n'est pas prête d'oublier : la naissance de son fils qui a été placé dans une famille d'accueil, après sa naissance, avant de retrouver son père qui en a la garde aujourd'hui... en attendant que sa mère recouvre la liberté.
La parole libérée
Jacqueline WILSON-DATIL a décidé de parler. La jeune mère de 3 enfants, âgée seulement de 33 ans, qui a déjà purgé 25 mois en prison, là même où elle a accouché de son dernier né, qu'elle n'a jamais pu allaiter, sait qu'il faut qu'elle libère la parole si elle veut recouvrir la liberté. 
Elle doit des réponses aux nombreuses questions qui se posent sur les raisons qui ont motivé ses actes.
Elle doit éclairer l'accusation si elle veut éviter de trop lourdes réquisitions, comme elle doit aussi rassurer les 9 membres du jury sur sa capacité à redevenir une mère aimante si elle veut les atteindre dans leur sensibilité.
Un jury dans lequel on retrouve 7 femmes qui savent ce que c'est que d'être mères et dont certaines, probablement, n'ont pas toujours connu une vie sans épines. 
L'accusée reconnaît les faits, mesure leur gravité et assume sa responsabilité.
Mais elle traduit, aussi, dans ses propos, une souffrance terrible marquée par une solitude coupable, abandonnée par celui là même qui lui devait protection et confiance.
Hier soir, lors de son rapport, l'expert psychologue est venu expliquer , à la barre, la traduction du geste de colère de Jacqueline WILSON-DATIL. Un geste pour libérer toutes les souffrances qu'elle accumulait depuis des années, toutes les contraintes qui s'alourdissaient de jour en jour, et qu'elle a déchargé sur l'enfant, un enfant bien qu'il ne soit pas le sien, qui lui portait le plus d'affection et d'attention.
Ils étaient nombreux, hier soir, avant que l'audience ne soit levée et qu'elle regagne sa cellule dans le quartier des femmes du Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault, à penser qu'elle n'a pas su trouver l'équilibre dont elle avait besoin.
Elle le voulait... mais le pouvait-elle, seulement ?
 
( Pierre EMMANUEL pour Guadeloype Justice ) 
 


 
 
 


Depuis ce matin, la cour d'assises de Basse-Terre se penche sur un nouveau drame.Un drame de la misère humaine sur le dos d'enfants maltraités et abandonnés par leurs parents qui aujourd'hui se battent entre eux.
Une bien triste affaire qui bouleverse les esprits neutres de ce dossier présents dans la salle d'audience
Les parents et l'éducation sur le banc de l'accusation. Une évidence, au terme de cette première journée d'audience. Ce procès n'est peut-être pas seulement celui de
Jacqueline Datil, la belle-mère de Shakira morte à seulement 5 ans et demi.Il pourrait être, aussi, celui d'autres adultes qui ont abandonné la petite et qui n'ont rien fait pour éviter ce drame.
La défense, qui le pense sérieusement, trouve, je cite, "trop facile, aujourd'hui, d'enfoncer une femme, certes responsable, mais complètement perdue, seule à se démener avec 4 enfants dont 2 qui n'étaient pas les siens.
Et presque honteux de retrouver face à elle ceux-là même qui, selon elles, partagent cette responsabilité et dont l'absence est quelque part complice d'une non assistance à personne en danger", fin de citation.
Une accusée rongée par les remords
Dans la salle d'audience, certains éprouvent même le besoin de vomir tant cette affaire les révolte ou les dégoûte.
On peut être, en effet, partagé entre colère et tristesse lorsque l'on entend la vie qui était réservée, notamment aux deux plus jeunes enfants dont Shakira pour laquelle on ne s'est jamais véritablement demandé pourquoi elle exprimait sa désapprobation.
Il lui a tout simplement manqué de l'amour.  De l'amour maternel, de l'amour paternel.
Entendu sur les faits, l'accusée pétrie de remords, en sanglots réguliers, a affirmé ne rien avoir contre Shakira tout en regrettant terriblement les faits. Des faits douloureux. Rappelons qu'elle frappé l'enfant à coups de pieds et lui a sauté dessus, pieds joints, au point d'entrainer un traumatisme abdominal violent, à l'origine d'un syndrome hémorragique et d'une défaillance cardio vasculaire sur traumatisme abdominal digestif et rénal majeur au-delà de toute ressource thérapeutique. Des lésions qui venaient s'ajouter à d'autres tout le long du corps de l'enfant dont également à la tête.
Au milieu de ce drame, le père des 4 enfants a joué un rôle déterminant.
Des témoins et des autorités sont venus dire à la barre qu'il ne remplissait pas son rôle, qu'il était absent.
Tout comme sa première compagne qui l'a laissé partir avec leurs 2 enfants dont la petite Shakira pour les confier à cette femme détruite, assise dans un box depuis ce matin et qui dort en prison depuis plus de deux ans.
Jacqueline Datil était enceinte de son mari au moment des faits d'un 3e enfant qu'elle a porté de longs mois en prison. Comme elle porte depuis ce 9 mars 2015, ce souvenir affreux, ce lourd fardeau, cette croix, d'une innocence brisée.
 ( Pierre EMMANUEL pour Guadeloupe Justice ) 
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