Ce matin, Samantha Lamare s'est exprimée dans l'affaire qui l'amène devant le tribunal d'assises de Basse-Terre, depuis hier. Celle qui soutient la thèse de la légitime défense a été sérieusement mise à mal par le rapport du médecin légiste. Avant le verdict de ce soir, une question reste dans les esprits: Samantha a t'elle voulu tuer son compagnon ?

Au 2e jour du procès de Samantha Lamare devant la cour d'assises de Basse-Terre, celle qui a pris place dans le box de l'accusation depuis hier a dû répondre ce matin, aux nombreuses questions qui se posent sur le crime pour lequel elle est poursuivie : le meurtre d'un coup de couteau en plein cœur de son compagnon, Lincol Robin, survenu au domicile conjugal, Morne Lacrosse aux Abymes, le 31 mai 2013.
La jeune femme a affirmé ce matin qu'elle n'avait jamais voulu tuer son compagnon et que son geste était un geste de défense.Elle plaide donc la thèse accidentelle.
Tout le monde ne la suit pas sur ce terrain, notamment l'accusation représentée par l'avocat général qui défend les intérêts de la société et les parties civiles qui ne croient pas du tout en la version de l'accusée, au contraire de son avocat.

Thèses et anti-thèses... les versions varient...

Une balance a été choisie comme symbole pour la justice.
Elle n'a, probablement, jamais, aussi bien portée ce symbole. Entre les 2, mon cœur balance serait-on tenté de dire à l'issue d'une matinée d'un 2e jour qui verra ce soir le jury se prononcer.
En faveur d'une culpabilité ou d'une non culpabilité.
Samantha Lamare est au milieu de ce dilemme. Elle, seule, sait si elle a tué volontairement son compagnon. Elle seule sait si celui ci l'a d'abord agressé ou menacé. Elle seul sait si elle dit la vérité ou si elle ment.
Hier, elle semblait s'apitoyer sur son sort et s'attarder sur celui de ses deux jeunes enfants aujourd'hui âgés de 4 et 6 ans. Que vont-ils devenir si elle doit aller en prison ? Question importante. Mais la justice trouvera toujours une solution d'autant que l'accusée a de la famille.
Elle pensait à elle; très peu à la victime qui ne peut plus se poser cette question et qu'aujourd'hui elle voudrait rendre responsable de ce qui s'est passé.Néanmoins l'avocat général et les parties civiles contestent et dénoncent sa défense. 
S'il est vrai que l'accusation doit apporter la preuve de la culpabilité de Samantha Lamare, cette dernière doit aussi faire la démonstration de son innocence.
D'un côté comme de l'autre, chacun développe ses arguments.
Pour l'accusation, ils se rapportent, notamment au rapport du médecin légiste qui a été accablant pour l'accusée et au rapport du Directeur d'enquête qui a conclu à un homicide volontaire.
Pour la défense, il s'agit d'un accident. La volonté de tuer ne serait pas démontrée. Samantha Lamare serait responsable mais non coupable.
Verdict ce soir.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Dans le procès de Samantha Lamare, poursuivie pour homicide volontaire sur son concubin, Lincol Robin, un chanteur à succès de " bouyon ", connu sous le pseudonyme de Suppa, avec lequel elle vivait depuis 6 ans, on va entrer dans le vif du sujet, ce matin, avec l'évocation des faits.

L'accusée va devoir s'expliquer sur ce qui se serait réellement passé.
Mais une question se pose : quelle version va t-elle cette fois défendre, elle qui en a déjà donné plusieurs et qui selon les propres aveux de son avocat se serait très mal défendue lorsqu'elle a été entendue devant le juge de l'instruction ?

Il faut s'attendre, ce matin, à une opposition farouche entre les deux avocats qui se font face depuis hier, devant la cour d'assises de Basse-Terre, au procès de Samantha Lamare à qui il est reproché d'avoir tué son concubin d'un coup de couteau en plein cœur.
Un coup violent, a précisé hier, lors de son audition, par visio-conférence, le médecin légiste qui a effectué l'autopsie de la victime. Un coup porté avec force, a t-elle précisé, qui a perforé le cœur. La lame a pénétré de 10 centimètre dans la poitrine de Lincol Robin.
Daniel Démocrite pour les parties civiles et Jean-Marc Ferly pour la défense n'ont pas du tout la même vision des faits pour lesquels il n'y avait pas de témoin.
Pour le 1er nommé, l'accusé qui a déjà changer de version à plusieurs reprises, ne dit pas la vérité.

Du côté de la défense, si l'on reconnaît la responsabilité de Samantha Lamare dans la mort de Lincol Robin, on est loin de penser qu'il s'agit d'un acte volontaire et que l'intention y était.
On est même prêt à défendre une thèse qui serait loin de culpabiliser, seule, l'accusée.

Quelle version des faits va donner l'accusée ?

Quelle version va nous sortir, ce matin, Samantha Lamare ?
Celle devant le juge de l'instruction où implicitement elle reconnaissait l'acte volontaire ? Ou celle évoquée, lors d' une seconde audition, où elle parlait de réaction et donc de défense face à une attaque ?
Comment va t-elle s'y prendre ? Va t-elle maintenir la version de son enfant qu'elle tenait lorsqu'elle aurait été agressée par son concubin et contre lequel, malgré cet handicap, elle aurait réussit à réagir ?
Va t-elle également ne parler que d'un seul coup de couteau et préciser que celui ci aurait été porté de dos ?
Ou alors va t-elle rejoindre la théorie très explicite et tout aussi convaincante, en tous les cas sérieusement plausible du médecin légiste qui hier lors de son rapport a été claire : l'accusée ne pouvait pas se défendre avec un enfant dans ses bras, d'une part, et que, d'autre part, il n'y aurait pas eu 1 mais au moins 2 coups de couteau et que ces coups n'auraient pas été portés de dos, mais bien de face. Et qui plus est avec force et violence. Lincol Robin a été atteint en plein cœur par une lame qui lui a perforé le cœur de 10 centimètres !
Autant d'éléments qui vont permettre, à l'avocat général, ce matin et notamment dans ses réquisitions, d'évoquer la thèse de meurtre au détriment de celle de violences volontaires ayant entrainées la mort sans intention de la donner.
Sera t-elle suivie ? Par l'avocat des parties civiles : de toute évidence : oui.
Par celui de la défense : de toute évidence : non.
Ce dernier défendra, bec et ongle, la thèse accidentelle à défaut d'aller jusqu'à la légitime-défense.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

C'est une affaire de meurtre, aboutissement de violences conjugales réciproques, qui sera jugée aujourd'hui et demain devant la cour d'assises de Basse-Terre. Dans le box, une jeune femme, Samantha Lamare, âgée de 26 ans qui en avait 22 lorsque les faits se sont produits. C'était le 31 mai 2013 à Morne Lacrosse aux Abymes, au domicile conjugal d'un couple parents, de 2 jeunes enfants de 2 et 4 ans.
Une énième dispute avait opposé ce jour là les deux conjoints à coups de tournevis et coups de couteau. C'est l'homme, Lincol Robin, qui a été le plus sérieusement blessé et qui est décédé des suites des blessures: un ou plusieurs coups de couteaux reçus en plein cœur.

Samantha Lamare et Lincol Robin se vouaient-ils un amour trop possessif au point d'être, parfois, perturbés et jaloux, l'un de l'autre ?
La jeune femme n'avait que 16 ans lorsqu'elle allait rencontrer celui avec lequel elle allait vivre pendant 6 ans. Lui qui en avait 5 de plus qu'elle. 6 années au cours desquelles ils vont avoir 2 enfants mais également connaître plusieurs séparations, conséquences de leurs échanges mutuels musclés et parfois armés.
Le 31 mai 2013, peu après 11H, une énième dispute va les opposer et l'affrontement va devenir sanglant. Lui, se serait armé d'un tournevis. Elle, d'un couteau.Les coups pleuvent et c'est la femme qui prend le dessus. L'un des coups de couteau qu'elle porte à son concubin lui transperce le cœur. Lincol Robin allait décéder moins de deux heures après les faits.
Amour possessif, les deux êtres se vouait un amour qui dépassait leurs querelles et les avait conduit à se retrouver après chaque bagarre ou chaque séparation, même lorsqu'ils avaient, chacun de leur côté, fait une autre rencontre amoureuse.
Le garçon, chanteur de bouyon connu, au pseudo de Suppa, ayant un train de vie et des faiblesses pour la boisson, le cannabis et les filles qui ne plaisaient pas à celle qui partageait sa vie.
Une vie bruyante et bouillonnante qui sera passée au peigne fin durant deux jours tout comme la personnalité du couple.
L'accusée n'a effectuée que 2 jours de détention provisoire. Incarcérée le 2 juin 2013, elle a été remise en liberté et placée sous contrôle judiciaire dès le 5 juin 2013.
Disposant d'un casier judiciaire, jusque là vierge, elle comparaîtra donc libre à son procès.

 

( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Qu'est-ce qui peut bien conduire un homme «Très amoureux» à poignarder 46 fois la mère de son enfant? C'est tout l'enjeu du procès de Joël Ruffe qui comparaît depuis ce matin, devant la cour d'assises de Basse-Terre, pour le meurtre de sa compagne Marie-Josée Erassin. Retour sur ce premier jour d'audience. 

Stoïque, les yeux figés sur le jury, on a du mal à cerner l'homme de 35 ans assis dans le box. Ses motivations quant à elles, sont encore troubles à la veille de l'issue de son jugement. Néanmoins, le médecin légiste est clair : la nature des blessures montrent la violence et la passion du crime. « Même si elle avait survécu, elle aurait été défigurée » Témoigne l'expert. 46 coups de couteaux et coutelas au niveau du visage, de la poitrine et un couteau resté planté en plein coeur! Une scène digne d'un film d'horreur, vécu par deux enfants âgés de 6 et 2 ans au moment des faits. Qui est cet homme? Qu'est-ce qui a bien pu traverser l'esprit de Ruffe ce 9 mai 2014 à Capesterre-Belle-Eau? 

« MERCI MON FRERE, JE ME SENS SEUL DANS MA SOUFFRANCE. JE SUIS CONTENT D'AVOIR PU TE PARLER » 

Des différentes auditions des témoins à la barre, il ressort que l'accusé était un homme «Très amoureux», calme, un introverti qui ne parlait pratiquement pas de sa vie de couple. Il fallait expertiser le portable de son meilleur ami, pour trouver des éléments aidant à comprendre le drame qui s'est produit dans cette petite maison de Capesterre-Belle-Eau. « Depuis hier soir, elle m'injurie» ou encore « Merci mon frere, je me sens seul dans ma souffrance » Se confiait Joël, par sms, quelques temps avant les faits. Il lui prêtait même une aventure extra-conjuguale avec un ami de la famille. Le jeune homme se sentait diminué par sa compagne qu'il disait être une femme autoritaire, pour qui il se sacrifiait financièrement au point de se priver de nourriture. Une femme, qu'il avait peur de perdre, au point de ne plus dormir la nuit et d'avoir des migraines! 

« IL N'ETAIT PAS NET ! » 

Pour autant, la meilleure amie de Marie-Josée dressait un tout autre portrait du concubin. « Il était très jaloux et a même voulu nous séparer une fois. Il la voulait pour lui tout seul. Il n'était pas net! Marie-Josée était ambitieuse et non autoritaire. Joël ne travaillait pas uniquement pour la surveiller. Il buvait et fumait. Cette vie ne lui convenait pas. Elle voulait avancer et lui, la faisait régresser!» C'était sans compter, le témoignage tout aussi accablant de l'ex-compagne de l'accusé. Cette dernière, encore mineure, avait été séquestrée pendant 5 jours dans les bois. En larmes, elle déclare « J'avais des rapports avec lui sous la contrainte. Il était très jaloux. Quand je lui ai dit que tout était fini, il a essayé de m'étrangler. Je l'aimais énormément. Il était méchant, mais il aimait toutes ses compagnes.» Le verdict de cette affaire est attendu demain. 

 

Le 9 Mai 2014, Marie-Josée Erassin 25 ans, était sauvagement tuée à son domicile de Saint-Sauveur (Capesterre-Belle-Eau). Son corps lacéré de couteau et coutelas avait été découvert par sa fille de 6 ans. Après s'être livré à la police le lendemain, son conjoint avouait le méfait. Selon les premiers éléments de l'enquête, tout porte à croire qu'il s'agirait d'un crime passionnel. En effet, le couple connaissait des difficultés depuis déjà quelques semaines. Le soir du drame, le meurtrier présumé dormait avec leur fillette, qui aurait semble t'il fait pipi au lit. Après avoir réveillé sa compagne, s'en était suivie une violente dispute, qui aurait conduit au meurtre. 

Le concubin comparaîtra le lundi 21 novembre 2016 aux Assises de Basse-Terre. 

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