Ce matin, Dinitry Auréla, 29 ans, Anthony Gélasse, 24 ans et Luidjy Mékel, 27 ans comparaissent tous les trois aux assises de Basse-Terre pour des faits qui remontent au 6 juillet 2014 aux Abymes.Ce matin là, Willy Unimon, 25 ans, a perdu la vie par arme blanche et par arme à feu.Un véritable bain de sang dans lequel plusieurs individus étaient impliqués.
 
Une première bagarre dans une discothèque. Puis une seconde dans une soirée  « bouyon ». Tout cela sous l'emprise de l'alcool. Une bouteille, des coups de couteau, suivis de coups de feu. 
Quatre personnes impliquées : une victime qui s'écroule, Willy Unimon, 25 ans. Et trois autres, soupçonnés d'en être les auteurs : Dinitry Auréla, à qui il est reproché d'avoir fait feu à l'aide d'un fusil. Anthony Gelasse, l'auteur présumé des coups de couteau. Et, Luidjy Mekel, également auteur de d'autres coups de feu à l'aide d'une arme de poing. 
Voilà les protagonistes de ce drame qui s'est joué au petit matin du 6 juillet 2014 à Grand-Camp aux Abymes. 
Des faits de violence où l'alcool et les armes se sont invités pour un triste bilan : 1 mort et 3 hommes en prison qui auront 3 jours pour s'expliquer sur les raisons de la présence de ces armes, leur utilisation et l'intention ou pas d'homicide. 
Quel rôle chacun a t-il joué dans cette double rixe? Le danger était-il réel au point de sortir trois armes dangereuses et de les utiliser pour tuer ? 
Une pluralité, une dangerosité et des actes de violences qui ne plaident pas en faveur des trois accusés et qui les mettent dans une situation très délicate.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 
 
Le verdict est tombé, ce mardi soir, dans le procès pour viol de l'étudiante en médecine, d'origine Marie-Galantaise, âgée de 18 ans au moment des faits, en octobre 2010, à Pointe-à-Pitre.
L'accusé qui n'avait que 21 ans lorsqu'il a commis ces actes a été reconnu coupable et condamné à la peine de 10 années de réclusion criminelle.
7 ans après, celui qui était peintre en 2010 et depuis devenu chauffeur de transport de passagers a pris ce mardi soir la direction de la prison.
Le jeune homme aujourd'hui âgé de 28 ans a été reconnu coupable des viols pour lesquels il était poursuivi et que sa victime, une étudiante, en 1ère année de médecine, lui reprochait d'avoir commis le soir du 11 octobre 2010 à Pointe-à-Pitre.
La parole de l'accusé n'a pas convaincue la cour d'assises qui a partiellement suivie les réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé 12 ans.
Les jurés ont préféré s'attacher aux détails précis de faits accablants rappelés par la victime qui n'avait toujours pas évacué de son esprit ni de son corps cette folle soirée qui l'avait traumatisée et marquée au point d'en souffrir encore 7 ans après les faits.
Son récit s'est avéré plus convaincant et ses propos ont pesé davantage dans la balance d'un verdict qui, a, par contre, terrassé l'accusé mais également ses proches, en colère et en pleurs, qui ne comprenaient pas la condamnation d'autant que l'auteur des faits avait nié les viols parlant de consentement mutuel et de rencontres habituelles entre lui et la victime. 
 
 
(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 
 C'est une affaire de viols qui est jugée aujourd'hui et demain devant la cour d'assises de Basse-Terre.Un dossier vieux de 7 ans.
Dans le boxe, un peintre âgé à l'époque des faits de 21 ans à qui il est reproché d'avoir violé, à plusieurs reprises, au domicile de la sœur de la victime, une jeune marie-galantaise de 18 ans, à l'époque étudiante en 1ère année de médecine.
Des faits qui se sont déroulés le soir du 11 octobre 2010 à Pointe-à-Pitre.
18 ans, seule chez sa sœur ce soir là, venue de Marie-Galante pour suivre ses études de Médecine à Fouillole, cette jeune fille ne s'imaginait pas, qu'elle allait vivre l'horreur ce soir du 11 octobre 2010.
Depuis ce matin, ce cauchemar est de retour, 7 ans après des faits qu'elle n'a pu ni oublier ni effacer.
Et elle doit faire face à son bourreau qui, de force et par violence, et ce à plusieurs reprises l'a martyrisé pendant de longues minutes.
Un temps infini qu'elle revoit et revit comme le pire des scénarios qui puisse arriver à une jeune femme qui a grandit dans un milieu sain et serein, jusque là à l'abri de tels bestialités.
Pendant 2 jours, c'est de cette effroyable soirée qu'il sera question pour tenter de comprendre les pulsions maladives d'un forcené du sexe qui n'avait pas hésité cette nuit là, à pénétrer par effraction et en brutalisant sérieusement sa victime, allant même jusqu'à la menacer avec une arme blanche de la tuer si elle continuait de crier.
Ce qu'elle avait commencé à faire par peur du pire.
Cette peur, va l'habiter durant plusieurs heures jusqu'à ce qu'au petit matin, elle annonce à sa sœur le drame qu'elle venait de vivre et qu'elle se décide à déposer plainte.
Contre un violeur qui allait se faire piéger en l'appelant 3 jours plus tard pour prendre de ses nouvelles tout en continuant à la menacer et la terroriser.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice

 

Devant la Cour d'Assises de Basse-Terre, le verdict vient de tomber dans le procès pour assassinat impliquant Denis COCKS et Cuthbert ROBERT. Le premier a été reconnu coupable et condamné à la peine de 18 années de réclusion criminelle.Le second a été innocenté et est, ce soir, acquitté !

 

18 ans pour Denis COCKS. L'acquittement pour Cuthbert ROBERT, c'est le verdict diamétralement opposé et très controversé, ce soir, devant la cour d'assises de Basse-Terre. 

Le doute a de toute évidence bénéficié à ROBERT qui n'avait pas hésité à accuser COCKS qui lui s'était contenté de nier. Un doute renforcé par les 6 à 8 ans d'emprisonnement requis par l'avocat général contre ROBERT au contraire des 20 années réclamés à l'encontre de COCKS.

Le jury a donc suivi cette tendance tout en la nuançant sérieusement puisque si les 18 ans et la culpabilité d'assassinat dont la retenue de la prémédiation sont proches des 20 années requises, on est tout de même assez éloigné de la culpabilité pour ROBERT puisque ce dernier a totalement été écarté avec un acquittement qui déçoit les parties civiles qui non seulement estiment que les deux hommes étaient coupables mais qu'en plus il y aurait un 3e individu d'impliqué. 
Un dossier qui pourrait revenir en appel puisque COCKS qui a clamé son innocence durant les 3 jours d'audience envisage sérieusement d'interjeter appel.
( Pierre Emanuel pour Guadeloupe Justice) 
Les réquisitions sont tombées ! L'avocat général a requis 20 années de réclusion criminelle à l'encontre de Denis Cocks et 6 à 8 ans d'emprisonnement pour Cuthbert Robert.La défense est actuellement en train de plaider. Le verdict est attendu en fin d'après-midi, début de soirée.
L'avocat général a fait le choix de la culpabilité d'assassinat pour Cocks et a requis contre lui 20 ans de réclusion criminelle. Et il s'est montré plus clément pour Robert pour lequel il s'est limité à une peine de 6 à 8 ans d'emprisonnement.
Au 3e jour d'audience on peut trouver cohérent ce choix qui s'est basé sur les rapports des enquêteurs, les auditions des experts, les témoins des faits et de moralité de même que sur l'audition des deux accusés.
Les pleurs et les supplices de ROBERT ont apparemment convaincu le Ministère Public de la bonne foi de celui ci qui avait demandé à son ami de prendre et d'assumer ses responsabilités. Ce que Cocks a toujours, apparemment, refusé puisqu'il a nié être l'auteur des 3 coups de feu dont un à la tête qui ont tué son cousin le soir du 16 février 2014 à Quartier d'Orléans St Martin.
La défense tente de renverser cette situation avec d'abord l'avocat de Robert qui estime que pour demander 6 à 8 ans pour un assassinat c'est qu'il y a un doute et que de ce fait, le doute doit bénéficier à l'accusé.
Quant à l'avocat de Cocks, il insiste sur le fait que son client a toujours nié et que la rumeur publique ne peut pas condamner un homme ni même un complice dont on ne sait pas s'il dit la vérité.
Un doute, c'est là encore la stratégie employée pour déstabiliser un jury qui aura fort à faire cet après-midi pour se prononcer.
 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

 
Les deux accusés, qui encourent la peine maximale de la réclusion criminelle à perpétuité, nient leur participation et leur responsabilité dans le meurtre de Rodrigue Cocks, cousin de l'un des deux hommes. Sauf que, hier, Robert a demandé à Cocks, celui qui restait son ami, au point même de le supplier en pleurant, d'assumer et d'avouer. Quel impact cette demande aura-t-elle sur le jury qui doit délibérer, aujourd'hui, au terme des réquisitions et plaidoiries, sur le sort des deux accusés ?
 
Sommes-nous face à 1 ou 2 menteurs ? C'est probablement l'une des questions importantes que les membres du jury doivent se poser depuis mercredi.
Hier, ils avaient certainement penser obtenir des aveux de l'un des deux accusés, voir des deux... Il n'en a rien été !
Les deux hommes se dédouanent et refusent de porter le chapeau.
Malgré les témoignages qui les culpabilisent; malgré, aussi, les écoutes téléphoniques qui les confondent. Malgré encore l'absence d'alibi, les contradictions et les changements de version qui les enfoncent. 
Robert s'est effondré en larmes hier, suppliant COCKS d'avouer être le tireur et donc le tueur. Reconnaître avoir prémédité son coup et l'avoir réussi de main de maître.
Mais Cocks ne veut rien entendre... Ce n'est pas lui.
L'homme sait qu'il encoure la réclusion criminelle à perpétuité et les 17 mois déjà passés en prison ne sont pas faits pour le rassurer. 
Au 3e jour de ce procès, il n'est pas sûr que le jury abonde dans cette direction et laisse planer dans son esprit un doute qui pourrait bénéficier à l'un des deux accusés, voir les deux.
La conviction qui démontre que le tueur est bien parmi ces deux hommes ne semble pas laisser de place au doute.
Mais lequel des deux ? Qui ment ? Qui dit la vérité ?
Ce matin, plaidoirie de la partie civile, réquisitions de l'avocat général et plaidoiries de la défense vont se succéder avant un verdict pour lequel la probabilité de l'importance de la peine est sérieuse. Il s'agit de ne pas se tromper.
 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice
Les amis d'hier ne sont plus les amis d'aujourd'hui. Et sous la menace d'une peine maximale de la réclusion criminelle à perpétuité, tous les coups sont permis.
Y compris celui du droit de mentir. Difficile dans ces conditions de trouver la vérité tant recherchée dans ce dossier.Cette seconde journée du procès de Denis Cocks et Cuthbert Robert, poursuivis pour assassinat, voit les deux accusés s'affronter avec deux thèses opposées où chacun veut tirer profit de sa version et sauver sa peau.
 
"Je t'aime, moi non plus". On connaît le refrain. Cette 2e journée du procès de Denis Cocks et Cuthbert Robert en est le parfait reflet.
Les deux hommes ne s'attendaient peut-être pas à se retrouver dans cette situation bien embarrassante qui risque de les priver de liberté pendant de nombreuses années.
Une liberté à laquelle ils ont toujours goûté, malgré un séjour de 15 mois de détention préventive pour Victor et un autre qui se prolonge depuis 17 mois pour Cocks.
Cette liberté à laquelle ils tiennent tant pour mener une vie débridée qui semble pourtant leur convenir et où vivre au jour le jour, pour eux, ne semble pas un problème. Même en prenant tous les risques, y compris celui de tuer.
 
Qui a tué le soir du 16 février 2014 à Quartier d'Orléans à St Martin Rodrigue Cocks ?
 
Qui avait intérêt à tuer ce colosse qui venait de sortir de prison de Sint Marteen, défavorablement connu, et semant la terreur notamment dans le quartier où il a été tué au point d'être surnommé "Bad Boy" ?
Denis Cocks, le cousin de la victime, dont il se dit qu'il aurait déjà tué un homme l'année précédant ce crime, quasiment au même endroit ? Denis Cocks qui nie les faits et qui affirme que c'est lui qui conduisait la moto sur laquelle étaient arrivés par surprise les deux accusés et qu'en aucune façon, étant droitier, il n'aurait pu à la fois tenir le guidon de la main droite et tirer de la main gauche pour faire un carton à 3 reprises.
Ou Cuthbert Robert, qui lui réitère n'avoir été que la passager de la moto et se retrouver sur les lieux sans savoir ce que son ami allait réaliser tout en précisant qu'il l'aurait déjà entendu ruminer un air de vengeance par rapport à une sérieuse altercation qu'il y aurait eu quelques jours avant les faits entre les deux cousins ?
Qui dit la vérité ? Qui ment ? C'est le nœud de cette affaire que le jury devra dénouer demain après les réquisitions et plaidoiries attendues seulement vendredi après que l'on ait poursuivi, aujourd'hui, l'évocation des faits qui reste, vu les circonstances, une journée déterminante.
 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 
Depuis ce matin, s'est ouvert devant la cour d'assises de Basse-Terre, le procès pour assassinat, de Denis Cocks et Cuthbert Robert.
Il est reproché, respectivement au St Martinois et au dominicais, d'avoir tué dans la soirée du 16 février 2014, quartier d'Orléans, Rodrigue Cocks surnommé « 2-Pac » , le cousin d'un des deux accusés.Qui sont les deux hommes assis dans le box jusqu'à vendredi ?
 
Ni Denis Cocks, ni Cuthbert Robert n'ont le profil d'un tueur. Le casier de Robert est vierge et celui de Denis Cocks fait état d'une simple condamnation pour défaut de permis. Autant dire que les deux hommes, jusqu'à ce soir du 16 février 2014 n'avaient jamais fait parler d'eux.
Qu'est-ce qui les a donc poussé à agir ainsi et à tendre un véritable traquenard à leur victime dont ils connaissaient la dangerosité pour l'abattre par surprise, sans qu'il ait le temps de réagir ?
Denis Cocks n'est autre que le cousin de celui qui a été tué. Il est âgé aujourd'hui de 28 ans. Scolarisé jusqu'à l'âge de 18 ans, il n'a obtenu aucun diplôme. Ayant une formation en menuiserie, il a exercé dans la charpenterie puis a effectué quelques "jobs" avant de devenir plagiste dans un hôtel de la Baie Orientale.
Après les faits, il s'est enfuit. Se sachant recherché, il a pris une année sabbatique. Ce n'est que le 7 mai 2015 qu'il a pu être incarcéré; soit 15 mois après le crime. Il est toujours détenu.
Cuthbert Robert, lui, est libre sous contrôle judiciaire depuis le 7 mars 2016 après un séjour de 15 mois en détention préventive.
Plus âgé de 3 ans que son complice, il est issu d'une famille de 7 enfants. Il était e situation irrégulière lorsqu'il a été interpellé. Il était, en effet, installé illégalement sur l'île depuis 2006. Lui aussi n'a obtenu aucun diplôme de sa scolarité et vivait de petits "jobs".
Il est père de 2 enfants et tient résidence aux Abymes depuis sa sortie de détention préventive.
Deux individus pour lesquels les experts n'ont relevé aucune anomalie.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Ce mercredi matin, s'ouvre un nouveau procès d'assassinat devant la cour d'assises de Basse-Terre. Dans le box : 2 accusés.Un St Martinois : Denis Cocks, 28 ans et Cuthbert Robert, dominicais de 31 ans. Il est reproché aux deux hommes d'avoir participé au meurtre par arme à feu, de Rodrigue Cocks (photo ci-contre), 33 ans, commis quartier d'Orléans à St Martin, le 16 février 2014. Une victime défavorablement connue des services de police et de justice et dont la mort a été célébrée en dansant et sans retenue. 
 
Rodrigue Cocks n'était pas bien vu. Ni à St Martin, ni à Sint Marteen. Encore moins quartier d'Orléans, là où il semait la terreur et où il a été abattu de 3 balles tirées à bout portant.
Une véritable exécution! 
Celui qui se surnommait "2-Pac" et qui avait tatoué ce nom sur son sein droit et son bras gauche était considéré comme un "bad boy". Un mauvais garçon qui avait déjà été condamné à deux reprises et incarcéré pour des faits commis sur les deux parties de l'île.
En partie française, de novembre 2003 à septembre 2005, pour vol avec violences. Et en partie hollandaise, d'août 2009 à octobre 2012 pour des faits de viol. 
Lorsqu'il a été abattu, le quartier dansait et chantait, comme soulagé d'un poids et délivré d'une menace. Une menace qui s'était opposée à son cousin au point de s'affronter entre eux.
Le 16 février 2014, Denis Cocks se décidait à agir et accompagné d'un complice, Cuthbert Robert, il allait tendre un piège à la victime qui allait être abattue.
Pendant 3 jours, il s'agira de dénouer le vrai du faux et de déterminer le rôle que chacun des deux accusés a joué dans cette affaire.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 
Le verdict est tombé ce soir dans le procès de Sébastien Jean-Baptiste. L'homme a été reconnu coupable des faits pour lesquels il était poursuivi et a écopé de 8 années d'emprisonnement. Le Ministère Public avait requis 10 ans de réclusion.C'est donc légèrement moins que les réquisitions de l'avocat général.
 
Déception d'un côté; satisfaction de l'autre. C'est souvent le lot traditionnel aux assises où il est rare qu'un verdict satisfasse les deux parties. Le procès de Sébastien Jean-Baptiste  n' y a pas échappé.
Mardi soir, à l'issue du prononcé du verdict, les frères de la victime ne comprenaient pas que le jury soit allé en dessous des réquisitions de l'avocat général qu'ils avaient déjà trouvées douces. 8 ans d'emprisonnement au lieu de 10 années de réclusion criminelle.
Ils étaient encore plus en colère lorsque leur avocat leur a expliqué qu'avec le jeu des remises de peine, celui qui avait tué leur frère pourrait se retrouver dehors d'ici 2 à 3 ans pour avoir déjà passé 2 ans derrière les barreaux.
Plus que les indemnités qu'ils vont recevoir, c'est surtout le quantum de la peine qui les intéressait.
L'argent pour eux était secondaire; ce qu'ils attendaient, c'était que la mort de leur frère soit beaucoup plus sévèrement punie.
Leur avocat avait beau leur démontrer que l'accusé avait reconnu les violences mais pas l'intention de tuer; tout comme d'ailleurs l'a également admis le jury, composé de 6 jurés populaires, 3 femmes et 3 hommes; cela ne leur convenait pas.
Difficile dans ces conditions d'entamer un deuil et d'être soulagé et c'est donc déçus, fâchés et énervés qu'ils sont partis, laissant leur avocat suspendu à l'espoir de voir cette colère disparaître pour accepter finalement la justice qui avait été rendue.
Du côté de la défense, on comprenait ce sentiment au goût d'inachevé tout en étant soulagé de savoir que la justice n'était pas allée trop loin dans la sanction d'un acte mal maîtrisé aux lourdes conséquences.

 ( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

 
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