Ce matin s'est ouvert devant la cour d'assises de Basse-Terre le procès de Miguel Celestine. L'homme est poursuivi pour meurtre.Le 9 novembre 2014, aux Abymes, à la sortie d'une soirée " bouyon", très arrosée, il a eu une altercation avec Menelik Henry porteur d'un fusil, qu'il a frappé d'un coup de couteau mortel.Incarcéré depuis les faits, il doit répondre, aujourd'hui et demain, des accusations portées contre lui.

Un homme sans histoire apparente. Un casier judiciaire vierge. Une vie jusque là préservée de la violence et de la délinquance. Inconnu des services de police et de justice.Jusqu' à ce matin du 9 novembre 2014. Jusqu'à ce coup de couteau mortel.
Une arme qu' il portait en permanence sur lui et qu' il a sorti ce jour là pour frapper et pour tuer. Il nie cette volonté et la regrette profondément tout en reconnaissant le tort qu'il avait eu de se munir d' une arme dangereuse.
Il reconnaît son erreur et admet que le seul fait de porter sur soi une arme peut conduire à s' en servir.
Miguel Celestine, originaire et résidant aux Abymes, âgé de 33 ans, scolarisé jusqu' en classe de seconde, travaillant depuis 10 ans, avant les faits, dans une entreprise, père de 3 enfants, avait-il besoin de se retrouver dans une telle situation ? Certainement pas.
Le jour des faits, il n'était pas directement concerné par une bagarre qui avait éclaté entre la victime et une des connaissances de l' accusé.
Il a voulu s' interposer mais il s' est finalement retrouvé à devoir faire face à un homme armé d' un fusil avec peut-être l'intention de s' en servir.
Un affrontement s' en est suivi et celui qui est dépeint comme pacifique, serviable et protecteur a estimé devoir se défendre face à une menace et répliquer.
Une réplique estimée disproportionnée par l' accusation d' où son placement en détention depuis 29 mois et sa comparution, aujourd' hui et demain, devant la cour d' assises.

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice)

Le verdict est tombé, ce midi, dans le procès pour meurtre de la soirée « bouyon » du 6 juillet 2014 à Grand-Camp Abymes. Dimitry Aurela écope de 18 ans ferme. Il est reconnu coupable du meurtre de Willy Unimon. Tout comme Anthony Gelasse qui prend 15 ans. Par contre, Luidjy Mekel est acquitté. A l'issue du verdict les avis sont nuancés et partagés. Du côté des parties civiles, on se dit satisfait. 

Du côté de la défense, me Stéphane Chalus l'avocat de Dimitry Aurela est abattu. Il ne comprend pas que son client ait été reconnu coupable d'homicide volontaire alors qu'il a été démontré que la victime est décédée de plusieurs coups de couteau et que son client, lui, était armé d'un fusil de chasse que certes il a utilisé mais sans atteindre Willy Unimon. Il envisage sérieusement de faire appel. 

Toujours du côté de la défense, deux autres avis s'opposent. En effet, Me Marie-Catherine Djimy, l'avocate de Luidjy Mekel qui a été acquitté est bien sûre très satisfaite du verdict. 

Tandis que pour le batônnier Claude Christon qui défendait Anthony Gelasse, à qui il est reproché d'avoir porté les coups de couteau mortels, la légitime défense n'a pas été retenue. L'avocat se donne donc le temps avec son client, de savoir si oui non, il interjette appel du verdict. 

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

 
 
 
 




 
 
 
L'avocat général a requis des peines de 15 à 18 années de réclusion criminelle à l'encontre des 3 jeunes assis dans le box depuis hier, incriminés dans l'homicide volontaire de Willy Unimon survenu en juillet 2014 à Grand Camp aux Abymes lors d'une soirée bouyon.La défense est actuellement entrain de plaider.Quels ont été les arguments développés par le Ministère Public ?
 
 
Albert Cantinol n'a pas fait de différence. Il a associé les 3 accusés dans le meurtre de Willy Unimon.
Co-auteurs, co-responsables, co-accusés, co-coupables. C'est ainsi qu'il faut traduire des réquisitions de 15 à 18 ans pour chacun des 3 jeunes assis dans le box, depuis hier.
Dimitri Auréla, Anthony Gélasse et Luidgy Mékel. Le premier a déjà purgé plus de 30 mois de détention préventive. Les deux autres sont en prison depuis 15 mois.
Puisque personne ne veut avouer et assumer, alors, tout le monde est concerné et impliqué.  
L'avocat général a bien sûr insisté, lors de ses réquisitions, sur la pluralité des auteurs : 3 contre 1. Il a également rappelé que tous les 3 étaient armés. L'un d'un fusil de chasse de calibre 12 : Auréla. Un second d'une arme de poing : Mékel. Et le 3e d'un couteau : Gélasse.
3 armes qui ont été toutes les 3 utilisées en direction et à l'encontre de la victime qui bien que ce ne soit pas une excuse était en état d'ébriété avancée pour avoir 2,7 grammes d'alcool dans le sang et consommé du cannabis.
Un état second, diminué, probablement incontrôlable et en possession d'une bouteille à la main... mais en net état d'infériorité tant par le nombre que par la dangerosité de l'individu comme des moyens utilisés.
Une pluralité, une dangerosité, un état d'esprit, qui ne plaident pas en faveur des 3 accusés, qui en plus d'avoir agressé la victime ne lui ont pas porté ensuite secours lorsqu'elle s'est vidée de son sang et s'est écroulée sur place, agonisant de longues minutes avant de succomber.
Les 3 agresseurs se sont, en effet, enfuis.
Un acte qui là encore jouent en leur défaveur et que n'a pas manqué de rappeler l'accusation.
La défense depuis plusieurs heures et encore pour certaines a fort à faire donc pour déjouer ce lourd pronostic de condamnation requis et pour lequel nous serons définitivement fixés demain dans la journée.
 
( Pierre EMMANUEL pour Guadeloupe Justice ) 
 
 
Au terme de la première journée du procès des 3 jeunes poursuivis pour le meurtre de Willy Unimon, commis au petit matin du 6 juillet 2014, à Grand Camp Abymes, se dessine un peu mieux les circonstances qui ont conduit au drame.L'alcool pourrait être au cœur d'une dispute où la présence omniprésente des armes interpelle tout de même sur la dangerosité de leur port et de leur utilisation.
 
Pourquoi ne faudrait-il voir dans le port d'une arme qu'un hypothétique aspect protecteur et ne pas envisager la triste réalité de la dangerosité de sa présence ou de son port ?
Savoir que l'on dispose d'un fusil chargé dans sa voiture prêt à faire feu ou que l'on porte sur soi, en permanence, un couteau prêt à frapper doit-il accorder plus d'assurance et de confiance et rendre plus fort ?
N'est-ce pas après tout plus un aveu de faiblesse ?
Si les garçons qui sont aujourd'hui assis dans le box n'avaient pas à porté de main un fusil chargé ou ne portaient pas sur eux un couteau, le jour des faits, seraient-ils depuis 32 mois en prison pour Dinitry Auréla et 15 mois pour Anthony Gélasse et Luidjy Mékel ? Certainement pas.
Pourquoi n'ont-ils pas, alors, anticipé une telle éventualité pour préféré braver la loi ?
Aux questions de la Présidente et de l'avocat général de leur demander pourquoi ils se déplaçaient armés, ils ont répondu que "c'était pour se défendre au cas où ils seraient agressés"
D'où la question : toutes les personnes qui se sentent inquiètes pour leur sécurité vont-elles devoir se munir d'un fusil de chasse de calibre 12 ou d'un couteau ?
 
Une bagarre, de l'alcool et 5 blessures dont 2 mortelles 
 
Le jour des faits, Willy Unimon aurait été armé d'une bouteille. En état d'ébriété avancé (2,7 grammes d'alcool dans le sang) et sous l'emprise de consommation de produits stupéfiants, associé donc à une consommation de cannabis, il aurait eu le tort de vouloir utiliser cette bouteille.
Il se serait, alors, retrouvé face à un, puis plusieurs individus dont celui avec lequel il s'était affronté, d'abord en discothèque, puis dans cette fameuse soirée « bouyon » qui se déroulait à Grand Camp Abymes; adversaire qui est allé dans sa voiture récupérer un fusil chargé qu'il a ensuite utilisé contre la victime. Pour faire peur et blesser, mais pas pour  tuer, a précisé, Dinitry Auréla, le tireur.
Willy Unimon s'est retrouvé, également, face à Anthony Gélasse, qui alerté par la copine de Auréla serait venu au secours de ce dernier; pas pour lui prêter main forte, mais pour séparer les deux garçons qui s'affrontaient. 
Intervention que n'aurait pas, semble t-il, apprécié la victime qui se serait à ce moment là retourner face à Gélasse, qui se sentant menacé et en danger aurait d'abord éviter un coup de bouteille avant de sortir le couteau qu'il porte en permanence sur lui et esquisser un geste de défense.
Un geste de défense qui a aboutit à atteindre la victime.
L'auteur du coup de couteau affirme n'avoir donner qu'un coup. L'expert médecin légiste a décelé 5 blessures dont une ou deux mortelles !
Gélasse a t-il frappé une ou plusieurs fois ? A ce moment là, d'autres individus étaient entrés dans la bagarre, probablement eux-aussi armés, puisque d'autres coups de feu ont été entendu et il se pourrait que d'autres personnes porteuses, également, d'un couteau auraient, elles aussi, frappé la victime. C'est l'hypothèse que semblait hier après-midi vouloir développer le plus jeune des 3 accusés.
Cette hypothèse est-elle plausible ou n'est-elle qu'une simple imagination ?   
Luidjy Mékel, le 3e homme, lui, nie en bloc les faits d'accusation portées contre lui et notamment être l'auteur présumé de coups de feu tirés avec une arme de poing.  
Un bel imbroglio dans cette mélée où une certitude se dégage : Willy Unimon est mort et bien mort ce 6 juillet 2014. Il s'agit, maintenant, de déterminer, avec certitude, qui l'a tué ! 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice
 

Ce matin, Dinitry Auréla, 29 ans, Anthony Gélasse, 24 ans et Luidjy Mékel, 27 ans comparaissent tous les trois aux assises de Basse-Terre pour des faits qui remontent au 6 juillet 2014 aux Abymes.Ce matin là, Willy Unimon, 25 ans, a perdu la vie par arme blanche et par arme à feu.Un véritable bain de sang dans lequel plusieurs individus étaient impliqués.
 
Une première bagarre dans une discothèque. Puis une seconde dans une soirée  « bouyon ». Tout cela sous l'emprise de l'alcool. Une bouteille, des coups de couteau, suivis de coups de feu. 
Quatre personnes impliquées : une victime qui s'écroule, Willy Unimon, 25 ans. Et trois autres, soupçonnés d'en être les auteurs : Dinitry Auréla, à qui il est reproché d'avoir fait feu à l'aide d'un fusil. Anthony Gelasse, l'auteur présumé des coups de couteau. Et, Luidjy Mekel, également auteur de d'autres coups de feu à l'aide d'une arme de poing. 
Voilà les protagonistes de ce drame qui s'est joué au petit matin du 6 juillet 2014 à Grand-Camp aux Abymes. 
Des faits de violence où l'alcool et les armes se sont invités pour un triste bilan : 1 mort et 3 hommes en prison qui auront 3 jours pour s'expliquer sur les raisons de la présence de ces armes, leur utilisation et l'intention ou pas d'homicide. 
Quel rôle chacun a t-il joué dans cette double rixe? Le danger était-il réel au point de sortir trois armes dangereuses et de les utiliser pour tuer ? 
Une pluralité, une dangerosité et des actes de violences qui ne plaident pas en faveur des trois accusés et qui les mettent dans une situation très délicate.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 
 
  1. Derniers articles
  2. Commentaires

Cour d'assises des mineurs : viol au lyc…

Hier, s'est ouvert, à Basse-Terre, de...

Les agresseurs de sapeurs-pompiers conda…

La Justice s'est montrée ferme cet apr&egra...

Agression sapeurs-pompiers : comparution…

L'agression subit, dans la nuit de samedi &...

Un pompier agressé dans sa caserne

 Dans la nuit de samedi à dimanche, un...