Le verdict est tombé, en fin d'après-midi, ce mardi, devant la cour d'assises de Basse-Terre. Diedus Metellus a été reconnu coupable du meurtre de Faustin Defrance commis le soir du 20 décembre 2014 et condamné à la peine de 14 années de réclusion criminelle.Tout juste un an de moins que les réquisitions de l'avocat général.

On aurait pu penser que les 60 ans de l'accusé auraient pu atténuer la peine.
Il n'en a rien été.
Le jury a suivi les réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé 15 ans en condamnant Diedus Metellus à la peine de 14 années de réclusion criminelle.
L'intention d'homicide volontaire a été privilégiée par rapport aux violences volontaires ayant entrainées la mort sans intention de la donner.
Deux thèses qui tout au long des débats sur 2 jours se sont affrontées en opposant : arguments contre arguments.
Celle des parties civiles a alimentée celle de l'accusation qui ont toute les deux mis l'accent sur les témoins des faits relatant un homme armé face à un autre désarmé.
Un homme agressif et violent face à un autre diminué et pacifique.
Des éléments défavorables à l'accusé, en dépit de son âge et de son casier judiciaire vierge.
C'est probablement grâce à ce dernier état de fait et cette virginité jusque là reconnue qui a dû jouer en faveur de Diedus Metellus pour qu'il ne soit pas réclamé une peine plus sévère et qu'il n'obtienne finalement que 14 ans.
L'accusé a déjà purgé plus de deux ans derrière les barreaux.
Rien ne justifie dès lors un appel d'autant qu'avec le jeu des remises de peine, s'il se tient bien en détention, il pourrait retrouver la liberté d'ici 5 à 6 ans.

 

(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )

Deux jours. C'est le délai que vont s'accorder les jurés de la cour d'assises pour juger Diedus Metellus, poursuivi pour meurtre.Il est reproché à ce dernier d'avoir le 20 décembre 2014, à Sandy Ground St Martin, frappé d'un coup de couteau mortel, Faustin Defrance. Un acte commis alors que l'accusé était en état d'ébriété et avait consommé de la cocaïne.

La jalousie serait-elle à l'origine de la mort de Faustin Defrance ?
C'est une des pistes qui sera probablement abordée lors des débats qui s'ouvrent ce matin dans le procès de Diédus Metellus, 60 ans, poursuivi pour avoir tué d'un coup de couteau, Faustin Defrance.
Un homme sans danger, victime de plusieurs accidents qui l'avaient sérieusement diminué, y compris au niveau mental.Ce qui ne l'empêchait pas de jouer les "agents de sécurité", d'un commerce tenu par un chinois.
Un statut que ne semblait pas apprécier Diédus Metellus.
Le soir des faits, en présence de plusieurs témoins, sans raison apparente, il a frappé d'un coup de couteau la victime qui est décédé des suites de ses blessures.
Diedus Metellus était ivre et avait consommé de la cocaïne. Un état d'ébriété et une consommation qui ont probablement influé sur son comportement mais qui au lieu de l'excuser ne font qu'aggraver son cas.
Alcool, drogue, arme, jalousie, violence... des éléments qui ont conduit l'accusé à être incarcéré depuis 22 décembre 2014 et à s'y voir refusé une demande de remise en liberté un an plus tard.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice )
Les réquisitions sont tombées ! L'avocat général a requis 20 années de réclusion criminelle à l'encontre de Denis Cocks et 6 à 8 ans d'emprisonnement pour Cuthbert Robert.La défense est actuellement en train de plaider. Le verdict est attendu en fin d'après-midi, début de soirée.
L'avocat général a fait le choix de la culpabilité d'assassinat pour Cocks et a requis contre lui 20 ans de réclusion criminelle. Et il s'est montré plus clément pour Robert pour lequel il s'est limité à une peine de 6 à 8 ans d'emprisonnement.
Au 3e jour d'audience on peut trouver cohérent ce choix qui s'est basé sur les rapports des enquêteurs, les auditions des experts, les témoins des faits et de moralité de même que sur l'audition des deux accusés.
Les pleurs et les supplices de ROBERT ont apparemment convaincu le Ministère Public de la bonne foi de celui ci qui avait demandé à son ami de prendre et d'assumer ses responsabilités. Ce que Cocks a toujours, apparemment, refusé puisqu'il a nié être l'auteur des 3 coups de feu dont un à la tête qui ont tué son cousin le soir du 16 février 2014 à Quartier d'Orléans St Martin.
La défense tente de renverser cette situation avec d'abord l'avocat de Robert qui estime que pour demander 6 à 8 ans pour un assassinat c'est qu'il y a un doute et que de ce fait, le doute doit bénéficier à l'accusé.
Quant à l'avocat de Cocks, il insiste sur le fait que son client a toujours nié et que la rumeur publique ne peut pas condamner un homme ni même un complice dont on ne sait pas s'il dit la vérité.
Un doute, c'est là encore la stratégie employée pour déstabiliser un jury qui aura fort à faire cet après-midi pour se prononcer.
 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

 
Les deux accusés, qui encourent la peine maximale de la réclusion criminelle à perpétuité, nient leur participation et leur responsabilité dans le meurtre de Rodrigue Cocks, cousin de l'un des deux hommes. Sauf que, hier, Robert a demandé à Cocks, celui qui restait son ami, au point même de le supplier en pleurant, d'assumer et d'avouer. Quel impact cette demande aura-t-elle sur le jury qui doit délibérer, aujourd'hui, au terme des réquisitions et plaidoiries, sur le sort des deux accusés ?
 
Sommes-nous face à 1 ou 2 menteurs ? C'est probablement l'une des questions importantes que les membres du jury doivent se poser depuis mercredi.
Hier, ils avaient certainement penser obtenir des aveux de l'un des deux accusés, voir des deux... Il n'en a rien été !
Les deux hommes se dédouanent et refusent de porter le chapeau.
Malgré les témoignages qui les culpabilisent; malgré, aussi, les écoutes téléphoniques qui les confondent. Malgré encore l'absence d'alibi, les contradictions et les changements de version qui les enfoncent. 
Robert s'est effondré en larmes hier, suppliant COCKS d'avouer être le tireur et donc le tueur. Reconnaître avoir prémédité son coup et l'avoir réussi de main de maître.
Mais Cocks ne veut rien entendre... Ce n'est pas lui.
L'homme sait qu'il encoure la réclusion criminelle à perpétuité et les 17 mois déjà passés en prison ne sont pas faits pour le rassurer. 
Au 3e jour de ce procès, il n'est pas sûr que le jury abonde dans cette direction et laisse planer dans son esprit un doute qui pourrait bénéficier à l'un des deux accusés, voir les deux.
La conviction qui démontre que le tueur est bien parmi ces deux hommes ne semble pas laisser de place au doute.
Mais lequel des deux ? Qui ment ? Qui dit la vérité ?
Ce matin, plaidoirie de la partie civile, réquisitions de l'avocat général et plaidoiries de la défense vont se succéder avant un verdict pour lequel la probabilité de l'importance de la peine est sérieuse. Il s'agit de ne pas se tromper.
 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice
Les amis d'hier ne sont plus les amis d'aujourd'hui. Et sous la menace d'une peine maximale de la réclusion criminelle à perpétuité, tous les coups sont permis.
Y compris celui du droit de mentir. Difficile dans ces conditions de trouver la vérité tant recherchée dans ce dossier.Cette seconde journée du procès de Denis Cocks et Cuthbert Robert, poursuivis pour assassinat, voit les deux accusés s'affronter avec deux thèses opposées où chacun veut tirer profit de sa version et sauver sa peau.
 
"Je t'aime, moi non plus". On connaît le refrain. Cette 2e journée du procès de Denis Cocks et Cuthbert Robert en est le parfait reflet.
Les deux hommes ne s'attendaient peut-être pas à se retrouver dans cette situation bien embarrassante qui risque de les priver de liberté pendant de nombreuses années.
Une liberté à laquelle ils ont toujours goûté, malgré un séjour de 15 mois de détention préventive pour Victor et un autre qui se prolonge depuis 17 mois pour Cocks.
Cette liberté à laquelle ils tiennent tant pour mener une vie débridée qui semble pourtant leur convenir et où vivre au jour le jour, pour eux, ne semble pas un problème. Même en prenant tous les risques, y compris celui de tuer.
 
Qui a tué le soir du 16 février 2014 à Quartier d'Orléans à St Martin Rodrigue Cocks ?
 
Qui avait intérêt à tuer ce colosse qui venait de sortir de prison de Sint Marteen, défavorablement connu, et semant la terreur notamment dans le quartier où il a été tué au point d'être surnommé "Bad Boy" ?
Denis Cocks, le cousin de la victime, dont il se dit qu'il aurait déjà tué un homme l'année précédant ce crime, quasiment au même endroit ? Denis Cocks qui nie les faits et qui affirme que c'est lui qui conduisait la moto sur laquelle étaient arrivés par surprise les deux accusés et qu'en aucune façon, étant droitier, il n'aurait pu à la fois tenir le guidon de la main droite et tirer de la main gauche pour faire un carton à 3 reprises.
Ou Cuthbert Robert, qui lui réitère n'avoir été que la passager de la moto et se retrouver sur les lieux sans savoir ce que son ami allait réaliser tout en précisant qu'il l'aurait déjà entendu ruminer un air de vengeance par rapport à une sérieuse altercation qu'il y aurait eu quelques jours avant les faits entre les deux cousins ?
Qui dit la vérité ? Qui ment ? C'est le nœud de cette affaire que le jury devra dénouer demain après les réquisitions et plaidoiries attendues seulement vendredi après que l'on ait poursuivi, aujourd'hui, l'évocation des faits qui reste, vu les circonstances, une journée déterminante.
 
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 
Depuis ce matin, s'est ouvert devant la cour d'assises de Basse-Terre, le procès pour assassinat, de Denis Cocks et Cuthbert Robert.
Il est reproché, respectivement au St Martinois et au dominicais, d'avoir tué dans la soirée du 16 février 2014, quartier d'Orléans, Rodrigue Cocks surnommé « 2-Pac » , le cousin d'un des deux accusés.Qui sont les deux hommes assis dans le box jusqu'à vendredi ?
 
Ni Denis Cocks, ni Cuthbert Robert n'ont le profil d'un tueur. Le casier de Robert est vierge et celui de Denis Cocks fait état d'une simple condamnation pour défaut de permis. Autant dire que les deux hommes, jusqu'à ce soir du 16 février 2014 n'avaient jamais fait parler d'eux.
Qu'est-ce qui les a donc poussé à agir ainsi et à tendre un véritable traquenard à leur victime dont ils connaissaient la dangerosité pour l'abattre par surprise, sans qu'il ait le temps de réagir ?
Denis Cocks n'est autre que le cousin de celui qui a été tué. Il est âgé aujourd'hui de 28 ans. Scolarisé jusqu'à l'âge de 18 ans, il n'a obtenu aucun diplôme. Ayant une formation en menuiserie, il a exercé dans la charpenterie puis a effectué quelques "jobs" avant de devenir plagiste dans un hôtel de la Baie Orientale.
Après les faits, il s'est enfuit. Se sachant recherché, il a pris une année sabbatique. Ce n'est que le 7 mai 2015 qu'il a pu être incarcéré; soit 15 mois après le crime. Il est toujours détenu.
Cuthbert Robert, lui, est libre sous contrôle judiciaire depuis le 7 mars 2016 après un séjour de 15 mois en détention préventive.
Plus âgé de 3 ans que son complice, il est issu d'une famille de 7 enfants. Il était e situation irrégulière lorsqu'il a été interpellé. Il était, en effet, installé illégalement sur l'île depuis 2006. Lui aussi n'a obtenu aucun diplôme de sa scolarité et vivait de petits "jobs".
Il est père de 2 enfants et tient résidence aux Abymes depuis sa sortie de détention préventive.
Deux individus pour lesquels les experts n'ont relevé aucune anomalie.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

Ce mercredi matin, s'ouvre un nouveau procès d'assassinat devant la cour d'assises de Basse-Terre. Dans le box : 2 accusés.Un St Martinois : Denis Cocks, 28 ans et Cuthbert Robert, dominicais de 31 ans. Il est reproché aux deux hommes d'avoir participé au meurtre par arme à feu, de Rodrigue Cocks (photo ci-contre), 33 ans, commis quartier d'Orléans à St Martin, le 16 février 2014. Une victime défavorablement connue des services de police et de justice et dont la mort a été célébrée en dansant et sans retenue. 
 
Rodrigue Cocks n'était pas bien vu. Ni à St Martin, ni à Sint Marteen. Encore moins quartier d'Orléans, là où il semait la terreur et où il a été abattu de 3 balles tirées à bout portant.
Une véritable exécution! 
Celui qui se surnommait "2-Pac" et qui avait tatoué ce nom sur son sein droit et son bras gauche était considéré comme un "bad boy". Un mauvais garçon qui avait déjà été condamné à deux reprises et incarcéré pour des faits commis sur les deux parties de l'île.
En partie française, de novembre 2003 à septembre 2005, pour vol avec violences. Et en partie hollandaise, d'août 2009 à octobre 2012 pour des faits de viol. 
Lorsqu'il a été abattu, le quartier dansait et chantait, comme soulagé d'un poids et délivré d'une menace. Une menace qui s'était opposée à son cousin au point de s'affronter entre eux.
Le 16 février 2014, Denis Cocks se décidait à agir et accompagné d'un complice, Cuthbert Robert, il allait tendre un piège à la victime qui allait être abattue.
Pendant 3 jours, il s'agira de dénouer le vrai du faux et de déterminer le rôle que chacun des deux accusés a joué dans cette affaire.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 
 
Mardi après-midi, selon la procédure de comparution immédiate, deux frère de l'île de Saint-Martin et un antiguais ont écopé de peines fermes de prison au TGI de Basse-Terre. Les premiers pour trafic de stupéfiants, le dernier pour port d'arme et rébellion. 
 
Saint-Martin confirme son statut de zone de forte délinquance! Dulorme Didier et Xavier sont frères. Ils ont 26 et 23 ans. Entre le 1er et le 16 octobre dernier, ils ont été pris la main dans le sac! En effet, les jeunes hommes procuraient de la drogue à des gens huppés contre une forte rémunération. Cela faisait un an qu'ils étaient pistés par les gendarmes.
Ils se sont vus signifier, hier, leur maintien en détention. Le premier a écopé d'un an ferme d'emprisonnement, le secon de 2 ans, en raison de son casier judiciaire.
 
 
Toujours hier, un Antiguais, Jason Hodge, 31 ans, a écopé de quatre mois d'emprisonnement dont deux ferme. Porteur d'une arme dangereuse, un Glock pistolet 22, il avait osé menacer le commandant de la gendarmerie de Saint-Martin, lorsque les militaires étaient venus l'interpeller pour s'être retrouvé porteur d'une arme. Il devra s'acquitter d'un euro symbolique à sa vitcime. 
(Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice) 
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