Les gardiens de prison bloquent la maison d'arrêt de Basse-Terre

Le mouvement des gardiens de prison atteint, aussi, la Maison d'Arrêt de Basse-Terre. Si hier, le mouvement, qui se veut solidaire et pacifique, est resté à l'intérieur de la prison; aujourd'hui, il s'est montré plus visible en bloquant les accès au bâtiment.
Le métier de gardien de prison est devenu, au fil des années, un sacerdoce.
A la maison d'arrêt de Basse-Terre, décrite comme "la prison de la honte", exercer une telle profession demande beaucoup de sacrifices.
Rodrigue Racon de Force Ouvrière évoque le quotidien difficile d'un gardien de prison à Basse-Terre. 
Le mouvement des gardiens de prison de la Maison d'arrêt de Basse-Terre débuté hier se poursuit aujourd'hui, dans le calme, le dialogue et le respect.Une attitude appréciée du Directeur de l'établissement.
Les conséquences de ce mouvement sont réelles et lourdes. Aucune audience ne peut se tenir au palais de justice. Aucun détenu n'a pu sortir de sa cellule.
Le procès devant la cour d'assises des mineurs, ouvert hier avec 4 accusés dans le box, a été suspendu. Les audiences de remise de peine également n'ont pas pu se tenir.
Les avis sont partagés et nuancés du côté des avocats qui sont sur le procès pour assassinat ouvert hier et qui implique 4 jeunes dont 2 étaient mineurs au moment des faits.
 CONSEQUENCES 
Sans faire de bruit, dans le calme et le silence, le mouvement de colère des gardiens de prison de la Maison d'arrêt de Basse-Terre fait preuve, depuis hier, d'une grande efficacité.
Sans excès, leur blocage aux accès de l'établissement n'a rencontré aucune opposition, ni aucune altercation.
Avec ce mouvement pacifique des gardiens de prison, à Basse-Terre, c'est donc toute la chaîne judiciaire qui est perturbée, voir paralysée.
Une situation compliquée qui ne peut pas durer dans le temps eu égard aux lourdes conséquences mais également aux importants préjudices que cela peut entrainer...
Mais cette stratégie des gardiens de prison est probablement l'une de leurs armes dissuasives qui peuvent faire entendre raison et sagesse surtout si, comme il l'est reconnu, partout et notamment à la Maison d'arrêt de Basse-Terre, exercer aujourd'hui est devenu depuis trop longtemps un "enfer" dont on sort meurtri.
 
( Pierre Emmanuel pour Guadeloupe Justice ) 

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